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Le meilleur et le pire de l'avenue Papineau

Crédit photo : Marie-Élaine Grant
Le meilleur et le pire de l'avenue Papineau
Si l'axe géographique de l'avenue Papineau en fait une artère incontournable à Montréal, on ne peut pas en dire autant de la vie commerciale et culturelle qui l'anime. Entre la fin de l'autoroute 19 et le viaduc Rosemont, en passant par l'immense Maxi et l'éternel PFK, quelques commerces tirent néanmoins leur épingle du jeu. Aperçu mitigé du meilleur et du pire de ce tronçon nord de l'avenue.

Le meilleur

Bela Vista
6409, avenue Papineau
Reconnue à travers toute la ville, cette pâtisserie portugaise se spécialise dans les pastel de nata (petites tartelettes portugaises qui s'apparentent à des flans). Autrement, on y va pour sa tarte aux amandes, sa crème caramel et ses cannolis sicilian.
Crédit : Page Facebook de Bela Vista

Das Bier
5889, avenue Papineau
À l'emplacement exact où gisait autrefois la pas toujours recommandable Boîte à Marius se situe maintenant le Das Bier, un tout nouveau bar à l'ambiance Oktoberfest assez fougueuse. Le choix de bières est impressionnant, tout comme les différents spécimens qui ornent les photos Facebook du bar. 
Crédit : Page Facebook de Das Bier

Pizza Villa
6672, avenue Papineau
Ouverte depuis 1978, cette pizzeria est l'une des plus reconnues et appréciées en ville. Sa clientèle fidèle y retourne pour la qualité de ses nombreuses pizzas, abordables et surtout assez généreuses dans leur garniture. Même Corneille semble avoir été satisfait de son expérience.
















Crédit : Site internet de Pizza Villa

Magasins de meubles usagés
Si vous cherchez à meubler votre nouvel appart pour pas trop cher, un détour sur Papineau s'impose. Entre Bellechasse et Jean-Talon, les magasins de meubles usagés abondent. Grand king de toute cette bande de compétiteurs, Ateliers Nelson offre, en plus, un service de réparation d'électroménagers. La place est ouverte depuis 1958.
Crédit : Marie-Élaine Grant

À part ça, les autres magasins s'équivalent et tentent de se démarquer avec des looks aguichants. Cette chaise format géant est d'ailleurs l'un des emblèmes de l'avenue. Bravo Ameublement Beaubien!
Crédit : Marie-Élaine Grant

Malgré ses airs un peu décalissés, le Mattress Liquidation Center s'en tire assez bien grâce à ses rabais «fou fou». 
Crédit : Marie-Élaine Grant

Évidemment, avec des rabais aussi modiques sur des électros usagés, faut parfois frotter deux bonnes journées de temps pour arriver à avoir un poêle qui a un semblant d'allure. Un magasin de l'avenue dont on a malencontreusement oublié le nom a bien compris cet adage.
Crédit : Marie-Élaine Grant

En fait, Papineau est tellement submergée de magasins de la sorte que les résidents de l'avenue n'hésitent plus à se débarrasser de leurs meubles directement sur leur terrain. 

N'importe qui de sensé aurait le goût de s'asseoir là-dessus.
Crédit : Marie-Élaine Grant

Autres arrêts incontournables
Brouhaha (10295, avenue Papineau) : deuxième succursale de ce pub de qualité, parfait pour une bonne bière et/ou une écoute sportive au choix.
Le TAZ (8931, avenue Papineau) : repaire de skate/BMX par excellence, où se déroulent parfois des matchs enlevants de roller derby.
Zagrum (1825, rue Fleury Est) : bistro matinal avoisinant Papineau, très populaire chez les Ahuntsicois.
Aux Gougères (9878, avenue Papineau) : maison de desserts un peu obscure/énigmatique qui se spécialise en pâtisseries et chocolats belges.
Deli Plus (7690, avenue Papineau) : même si ça ne vaut absolument pas la peine de se déplacer dans l'est de Villeray pour y aller, ce resto fait la job pour tout ce qui concerne hot-dogs, frites et burgers.
Jojo (6507, avenue Papineau) : resto classique de l'avenue qui surprend grâce à ses 34 choix de poutines, mais qui peut rebuter par son allure légèrement insalubre.

Le pire

Traverser le boulevard Crémazie à pied
Votre vie manque de mordant et d'aventures? La solution est simple : vous n'avez qu'à essayer de passer le boulevard Crémazie à partir de Papineau et tenter d'y survivre en essayant de ne pas vous faire fesser.

Premièrement, faut tenter de comprendre la logique/symétrie du croisement des rues, ce qui représente un défi en soi.Crédit : Marie-Élaine Grant

Une fois la première étape réussie, vous devez longer un muret, ce qui peut s'avérer difficile si vous avez des pieds de plus de quatre millimètres. 
Crédit : Marie-Élaine Grant

Heureusement après 15 minutes de lutte pour survivre, la récompense vaut la peine :  le Maxi emblématique est à portée de main.
Crédit : Marie-Élaine Grant

Le graphisme plus que douteux
Par-dessus tout, ce qui décourage (et/ou amuse) le plus sur Papineau, c'est son côté délabré totalement assumé. Ainsi, au lieu de se forcer pour attirer de nouveaux clients, la grande majorité des commerçants mise sur un apparat relativement répulsif, à commencer par ce «maître de la couleur» qui, paradoxalement, ne semble pas avoir une grande variété de nuances.
Crédit : Marie-Élaine Grant

Côté «élite», on a rarement vu mieux que cette affiche tout droit sortie de la tête de quelqu'un qui pensait être le king de Netscape Navigator en 1994.
Crédit : Marie-Élaine Grant

Inspirée par son comparse de rue ci-haut, cette église chrétienne a décidé d'y aller all in pour un montage FUTURISTE afin d'attirer les jeunes qui vont sur internet.
Crédit : Marie-Élaine Grant

De son côté, ce resto de type samuraï princier (qui semble peu ouvert) n'hésite pas à afficher ses couleurs : pour manger quelque chose de «bon, pas cher et très varié», vous allez devoir vous joindre à une fédération MONDIALE de combat extrême. En gros, ça se peut qu'entre deux bouchées de spare ribs, vous ayez à sortir vos moves de taekwondo face à un combattant serbo-finlandais.
Crédit : Marie-Élaine Grant

Que veut-on dire EXACTEMENT par «le jeu»?
Crédit : Marie-Élaine Grant

D'autres magasins ont préféré miser sur un graphisme plus sobre pour attirer une clientèle. Que dire de celui-ci qui a décidé de s'en tenir strictement à l'essentiel?
Crédit : Marie-Élaine Grant

Le paradoxe ultime : afficher le contraire de ce que son nom présuppose.
Crédit : Marie-Élaine Grant

Reste que le pire du pire de tout le graphisme de Papineau (et même au-delà de ça), c'est sans contredit le Chair de poule qui, pour illustrer une peau qui se hérisse de FROID, a décidé d'y aller avec des FLAMMES.

Fou connaissances corporelles going down. 
Crédit : Marie-Élaine Grant

Quelque chose de pas pire laid aussi : ça.
Crédit : Marie-Élaine Grant 

Bref, pour toutes ces raisons, le côté nord Papineau est une artère «haute gamme», qui mérite d'être redécouverte en fonction des temps libres qui sont à votre disposition. 
Crédit : Marie-Élaine Grant

N.B. : Partie 2 pour le secteur sud de l'avenue à venir prochainement, en fonction du courage qu'il nous reste.