+ Toutes les playlists

Prolonger les heures d’ouverture des magasins la fin de semaine : la solution miracle pour Montréal ?

Après un projet pilote bien mené sur le Plateau, la Ville de Montréal demande maintenant à Québec de pouvoir choisir elle-même les heures d’ouverture de ses commerces, dans l’optique de voir ses artères commerciales se revitaliser.

Initié en décembre dernier, le projet pilote visant à laisser les magasins de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal ouvrir jusqu’à 20 heures durant la fin de semaine a été bien reçu par quelques commerces.

Six magasins situés sur le boulevard Saint-Laurent «ont affirmé à l’arrondissement que leur projet pilote leur a permis de générer des ventes substantielles lors des fêtes», pouvait-on lire ce matin dans La Presse.

Heureux de cet engouement, la Ville de Montréal insiste maintenant pour que les heures d’ouverture de ses commerces ne soient pas du ressort de Québec. Elle demande ainsi au ministère de l’Économie de poursuivre la dérogation de décembre dernier jusqu’en 2020.

Difficile, toutefois, de mesurer les réels impacts que ces heures prolongées ont sur l’économie montréalaise. Amorcé en 2008, un projet pilote du même genre au centre-ville n’a curieusement pas donné lieu à des études tangibles sur sa viabilité présupposée, comme le soulève également La Presse dans le même dossier, en page couverture.

Une solution au dépérissement 

Quoi qu’il en soit, face au dépérissement de plusieurs artères montréalaises, notamment le boulevard Saint-Laurent, on se doit d’accueillir avec enthousiasme toute forme de nouvelle mesure visant à faire fleurir l’économie de la ville, pourvu qu’elle soit, évidemment, viable et développée judicieusement.

Dans cette optique, cette dérogation visant à prolonger les heures d’ouverture commerciales semble être, à bien des égards, une bonne idée, considérant que l’été approche à grands pas et que l’engouement sera d’autant plus palpable.

Face à l’inaction de Québec, accueillons à bras ouverts un Montréal plus autonome et libre de ses choix économiques.