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ASADO: le nouveau resto aux influences latines de Griffintown qui joue avec le feu

Crédit photo : Sophie Ginoux
ASADO: le nouveau resto aux influences latines de Griffintown qui joue avec le feu
Lorsqu’il a ouvert ses portes en 2016, le HVOR a beaucoup fait parler de lui. Tout d’abord pour son décor impressionnant, ensuite pour son potager bien garni, et enfin pour son approche gastronomique recherchée qui l’a tout de suite étiqueté comme un resto d’occasion plus que comme une bonne adresse de quartier, ce qui l’a desservi.

L’arrivée de nouveaux investisseurs d’origine colombienne (Andres et Gustavo Diaz) et le désir d’inverser la machine du chef Phil Tees a mené à une réflexion qui s’est traduite par un changement complet du concept : « C’est comme passer du froid au chaud », explique en souriant le maître des fourneaux (et du nouveau projet) qui a tout de même été suivi par toute l’équipe qui était déjà en place.
 
Crédit photo: Sophie Ginoux
Crédit photo: Sophie Ginoux
Crédit photo: Sophie Ginoux
 
Si vous connaissiez déjà le HVOR, attendez-vous donc à une transformation majeure! Des rénovations expresses d’une semaine ont réchauffé le décor préexistant avec des couleurs terre aux murs, sombres au plafond et avec un autre mobilier. Le bar et la cuisine sont demeurés à la même place, mais la structure des tables a changé pour obtenir un côté plus convivial.

Enfin, si le potager et l’approche « de la ferme à la table » seront encore d’actualité, l’expérience sera, elle, très différente. En effet, c’est avec le feu et les influences latines que le ASADO compte bien marquer les esprits dorénavant.
 
Crédit photo: Sophie Ginoux
Crédit photo: Sophie Ginoux
 
Jouer avec feu, c’est justement quelque chose que le chef Phil Tees adore. Amoureux de plein air, de camping, de chasse et de cuisine au feu de bois, il a testé au fil des années beaucoup d’ingrédients et de techniques qui lui ont permis de créer un menu où l’art de fumer, griller et brûler prend tout son sens. Si on greffe à ce concept une inflexion latine, où les grillades et une ambiance festive sont reines, le ASADO a vraiment tout pour plaire.
 
Crédit photo: Sophie Ginoux
 
C’est donc avec beaucoup de curiosité que mon collègue Tom Dion et moi-même nous retrouvons pour découvrir ce nouveau resto ouvert depuis moins de deux semaines. Premier conseil : si vous venez en voiture dans ce coin de Griffintown, profitez du stationnement du resto, cela vous évitera de tourner pendant une demi-heure.

Et second conseil : si vous venez seul ou à deux au Asado, n’hésitez pas à vous installer au comptoir, car le mixologue Matthew Shefler est ultrasympathique et, surtout, ultrapassionné par son art. Il le décline au ASADO avec une belle sélection de tequilas, de mezcals et de rhums que l’on peut déguster tels quels ou dans des cocktails aux saveurs latines.

C’est d’ailleurs avec un retentissant Xibalba, composé de téquila, d’orange sanguine, de paprika fumé et de tamarin que je débute mon expérience sur une excellente note, car ce cocktail est à la fois coloré, bien balancé, généreux et discrètement épicé.
 
Crédit photo: Sophie Ginoux
 
La carte du ASADO n’est pas encore totalement arrêtée, aussi choisissons-nous plusieurs entrées. Un ceviche de cœur de palmier un peu neutre est heureusement voisin d’une association intéressante de poire confite au vin rouge grillée et de prosciutto, de parmesan et d’un petit mélange de légumes rafraichissants.

Mais notre coup de cœur va à la trempette Humitasi, une polenta de maïs crémeuse dans laquelle on a plongé du porc fumé., des champignons, du fromage et de la crème sûre au citron. Un plat réconfortant et original dans lequel on a vraiment du plaisir à laisser aller des morceaux de tortillas maison.
 
Crédit photo: Sophie Ginoux
 
Suit une brisket de bœuf saumuré, croûté, puis fumé pendant 14 heures avant de repasser sur le grill. La viande est un brin sèche, mais son goût est divin et ses accompagnements de pommes de terre aux herbes, de salsa et de crumble de riz sauvage sont délicieux.

Néanmoins, mon cœur fond littéralement pour la belle pièce de saumon fumé sur une planche d’érable (ou plutôt une bûche), puis passé succinctement au grill avant d’être servi avec du riz vert, du maïs grillé et une touche de beurre blanc. Quelle belle réussite dont je vous invite à découvrir la préparation, étape par étape.

Saumon, étape 1.
Crédit photo: Sophie Ginoux
Étape 2: le saumon fumé sur planche (bûche) d'érable
Crédit photo: Sophie Ginoux
Dernière étape: on mange!
Crédit photo: Sophie Ginoux

Troisième conseil du jour : gardez-vous une place pour le dessert. Le chef pâtissier qui officie au ASADO, Érik Champagne, y réalise en effet de petites merveilles comme cette demi noix de coco garnie de carrés de mousse au chocolat et lime, de brownies au jalapeno (très discret, je vous rassure) et d’un sorbet à la noix de coco et à la goyave. Miam, j’aurais regretté de ne pas goûter à ce superbe dessert magnifiquement présenté!

Crédit photo: Sophie Ginoux

Ma première visite au ASADO a donc été très concluante, et je me promets d’y revenir très bientôt pour goûter d’autres plats de la carte ou même y mordre dans un scarabée, puisqu’il semble qu’on va en trouver très bientôt derrière le bar. À découvrir!

ASADO
1414, rue Notre-Dame Ouest, Montréal
www.asadomontreal.com