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Jiao: un bar à dim sum pas comme les autres!

Crédit photo : Courtoisie
Jiao: un bar à dim sum pas comme les autres!
Voici un restaurant qui a beaucoup fait jaser lors de son ouverture officielle en août dernier, en proposant un dumpling à un prix astronomique de 100$. Non, on n’y retrouve pas de truffe, ni de caviar d’esturgeon, ni du bœuf Kobe… mais plutôt du cognac ! Plus précisément, au Rémy Martin Louis XIII Grande Champagne, à pas moins de 3300$ la bouteille à la SAQ. Ce restaurant est Jiao, un bar à dim sum relativement abordable situé dans le Vieux-Montréal.
 
Crédit : Tommy @LeCuisinomane

Non, ce bar à dim sum n’est pas comme ceux que l’on retrouve dans le quartier chinois. Jiao propose des versions plus raffinées et travaillées de ces ravioles, toujours avec une touche d’excentrisme. Prenons par exemple le Yeung Hai Kim, ce dim sum servi dans une pince de crabe ou encore le HarGow au matcha, dont le beignet est farci de crabe, de crevettes et infusé au thé matcha.
 
Crédit : Tommy @LeCuisinomane

Outre les dim sum, on retrouve sur le menu quelques soupes, sautés aux légumes et un Général « Jiao ». La carte est brève, mais démontre tout le talent et le travail méticuleux de celui qui l’a mise au point, soit Phong Thach, chef au Red Tiger.
 
La carte des cocktails, développée par Hugo Dallaire (Chez Dallaire, Rockwood), est tout aussi attrayante et met en valeur plusieurs bons sakés importés du Japon, sans oublier leur version du « Saké Bomb! »
 
Crédit : Tommy @LeCuisinomane
Crédit : Tommy @LeCuisinomane

Quelques jours précédents l’ouverture, nous avions également publié un album photo du Jiao présentant un restaurant tout en longueur, où l’essence de l’endroit est alimentée par le long bar très invitant qui mène à la cuisine. Le dessin manga au mur et les lanternes tombant du haut plafond donnent également une personnalité unique qu’on aime et qui aide à nous incruster dans l’univers animé et décontracté Jiao. 
 
Si nous vous en reparlons, c’est parce que j’ai pris place autour du bar — prenant bien soin de m’installer près de la cuisine afin de voir la brigade à l’œuvre —, à savoir si le menu est aussi invitant que la bouteille Rémy Martin Louis XIII Grande Champagne.
Crédit @Tastet

Première déception: impossible d’avoir un menu cocktails en français. Et celui présenté est loin de faire honneur à ma bonne première impression de l’endroit, ce dernier étant recouvert de taches et tout froissé. Néanmoins, j’ai fait rapidement fi de ce faux-pas dès la première gorgée de mon Silk Road à base de saké et de vodka Grey Goose, avec de petites notes d’arachides et de sésame. Superbe !

Le Jiao ne fait pas exception à la culture du dim sum, où le partage est fortement encouragé. Ici, on suggère deux à trois plats par personne. C’est donc en faisant plusieurs compromis que mon convive et moi optons pour 6 plats d’un menu dont on a envie de tout commander. Généralement, c’est bon signe.
 
Alors nous aurons, sous un rythme des plus effrénés, (et peut-être trop) quatre plats de dim sum et 2 sautés : l’un aux germes de pois, l’autre aux nouilles de riz et poitrine de bœuf.
 
En ordre de préférence, nous avons eu un gros coup de cœur pour le dim sum de crevettes farcies au crabe royal, servi dans une pince de crabe frite. Accompagné d’une sauce aux prunes maison, ce plat appelé Yeung Hai Kim (14$) a été le plus bel exemple d’innovation, de créativité et d’exécution que nous a offert Jiao. 

Nous avons également beaucoup apprécié le Pho Luhng Bao (12$) grâce à l’aromatique et complexe bouillon Pho, dans lequel baignent trois corpulents raviolis vapeur à la poitrine de bœuf. 

Crédit : Tommy @LeCuisinomane

Les deux plats suivants n’étaient malheureusement pas à la hauteur des précédents. D’abord le HawGow au matcha (13$), dont la pâte des raviolis vapeur était beaucoup trop épaisse, camouflant la délicatesse du crabe et des crevettes ainsi que de la saveur presqu’inexistante de mon thé favori, le matcha. Il faudrait également m’expliquer ce que faisait cette pince de crabe sur l’assiette, mis à part un autre signe d’excentricité de l’endroit. 
 
Crédit : Tommy @LeCuisinomane
 
Enfin, ma déception de la soirée et pourtant la création dont j’avais le plus hâte de déguster, le Choung fun au homard (16$). Je n’ai rien contre les rouleaux de riz frit — idée plutôt originale je devrais dire —, mais du homard au goût et à la texture farineuse rendant ce plat pas très plaisant à manger. 
 
Crédit : Tommy @LeCuisinomane

Passons rapidement, puisque le gâteau au fromage au jasmin (8$) était tout ce qu’il y a de plus riche et décadent. Dommage que seul le sirop était au jasmin ! En inclure dans la préparation n’aurait certainement pas été une mauvaise idée, allégeant du coup le gâteau et en y ajoutant une petite touche florale. J’aurais également bien terminé mon repas avec un thé vert ou toute autre infusion chinoise... malheureusement indisponibles encore. 
 
Crédit : Tommy @LeCuisinomane

Avis aux amateurs de grand cognac: sachez qu’à ma visite, la bouteille de Rémy Martin Louis XIII n’était pas vide et donc, le dumpling à 100$ est toujours disponible!

À noter que très bientôt, Jiao ouvrira son comptoir à emporter où un menu réduit sera offert jusqu'aux petites heures du matin. Parfait pour les oiseaux de nuit voulant se régaler de dim sum pas comme les autres!

JIAO
399 Notre-Dame Ouest

Montréal