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SXSW: 5 questions à Xavier Peich, le co-fondateur de SmartHalo

Ce que j’aime le plus avec le volet technologie de South by Southwest, c’est de pouvoir rencontrer des gens qui y vivent leur genre de consécration. C’est toujours un peu flou le travail derrière les start up technologiques du Québec, alors quand j’ai croisé Xavier Peich de SmartHalo, j’ai eu envie de lui poser quelques questions.
 
Surtout que la livraison des premiers modèles est en train de se faire!
 


Est-ce que tu peux nous expliquer ton projet un peu, qu'est-ce que ça mange en hiver (lol) Smart Halo?
 
Les employés de SmartHalo mangent beaucoup de banh mi et de nourriture tex mex.
 
Je sais que je dis ça dans une semaine de tempête de neige au Québec, mais notre but chez SmartHalo c’est de transformer les villes pour les rendre plus cyclistes, plus propres et plus humaines. Ce qu’on a conçu, c’est un petit objet design qui s’installe sur le guidon de ton vélo et se connecte sans fil à ton téléphone. Il permet de faciliter la navigation en ville, avec une interface circulaire très simplifiée, et mettre un frein aux vols de vélos, quelque chose qui arrive trop souvent dans les grandes villes.
 
Aller à South by Southwest la même semaine que la première livraison de votre produit, c'est pas un peu risqué?
 
Ouais, c’est pas mal la pire chose que je pouvais faire! SXSW c’est plus gros que je pensais et j’ai l’impression qu’il faudrait toujours que je sois à plusieurs endroits en même temps. Et comme si c’était pas assez compliqué de même, mon associé vient d’avoir un bébé… cette semaine. Pour lui, je suppose que c’est comme avoir des jumeaux!
 
Sinon, faut comprendre que c’est un lancement très virtuel – les unités commencent à sortir de l’usine sur la Rive-Sud et sont livrées par la poste à ceux qui ont précommandé. On ne fait pas de party à notre bureau (pas cette semaine du moins) et la priorité c’est de s’assurer que les gens reçoivent leurs unités le plus rapidement possible. Personnellement mon bureau c’est mon iPhone : c’est Slack, email, téléphone, Drive... Je peux être pas mal n’importe où et faire le même travail.
 
Qu'est-ce que ça vous donne d'aller à SXSW? Le plus grand avantage?
 
Ça fait longtemps qu’on travaille sur SmartHalo et là on arrive à un premier gros milestone. SXSW c’est la crowd parfaite : des gens qui sont exactement dans les démographiques qu’on cherche, des 18-35 intéressés par la technologie et le design, et tout ça dans la capitale américaine du vélo (mais on a beaucoup de respect pour Portland aussi).
 
Le plus grand avantage c’est d’entrer en contact avec les gens, de parler à des clients potentiels, d’être identifié comme un produit québécois innovant et de rencontrer des entrepreneurs qui font face aux mêmes challenges que nous.
 
Ton meilleur moment à date au festival?
 
Ça fait un bout que je le dis et personne ne me croit : je veux prendre ma retraite sur Mars. Et là à SXSW il y avait une conférence fascinante de la NASA sur ce qu’ils font en ce moment pour envoyer des humains là-bas. Il y a tellement de défis, simplement pour envoyer un robot et prendre des échantillons martiens. Mais moi ce qui m’intéresse vraiment, c’est de voir comment on pourrait éventuellement créer une colonie permanente sur Mars. Ça veut dire qu’il faut trouver des façons de se protéger de la radiation, produire sur place du carburant, de l’oxygène et de l’eau potable. Et je me rends compte en répondant à cette question que j’ai l’air de plus en plus nerd donc je vais m’arrêter ici.
 
C'est quoi le plus grand défi pour une start up qui se présente à SXSW?
 
C’est certain que ça coûte cher – je regardais les hôtels et les prix n’avaient aucun sens. Mais on a eu de l’aide d’Export Québec, de LOJIQ et de Tak Design, sans qui ont aurait jamais pu venir. Mais c’est important que les startups québécoises puissent se faire voir à l’international et exportent notre créativité. 

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