+ Toutes les playlists

Kampai Garden : le nouveau resto du chef Antonio Park

Crédit photo : Sophie Ginoux
Kampai Garden : le nouveau resto du chef Antonio Park
Le chef Antonio Park n’est plus à présenter. Propriétaire des superbes Park et Lavanderia qui ont malheureusement passé au feu récemment (et qu’on espère voir rouvrir bientôt), chef conseil pour le Jatoba, vedette du petit écran anglais culinaire, Tony Park, comme on le surnomme, est devenu grâce à son talent, sa créativité et une bonne dose de travail une référence dans le domaine de la cuisine asiatique fusion et même sud-américaine. Alors quoiqu’il prépare, on se tient toujours aux aguets. C’est donc avec beaucoup d’impatience que j’ai attendu l’ouverture de son nouveau projet, le Kampai Garden, dans le Faubourg Sainte-Catherine.
Crédit  photo courtoisie
 
Mitonné avec Alexandre Besnard et PJ Goupil du groupe A5 Hospitality, auquel on doit une quinzaine de concepts à travers l’île (Jatoba, Flyjin, Fitzroy, Mayfair, etc.), Kampai se présente sur papier comme un beer garden. Traditionnellement, ce genre de lieux correspond à une terrasse sur laquelle on sert des bières et de la nourriture locale sous forme conviviale et à petits prix. À la sauce Park, le Kampai – qui signifie littéralement « vider son verre », ce qu’on peut comprendre comme notre « cheers » national -, c’est plutôt un établissement ou l’on doit retrouver des plats santés de type fusion, sa marque de commerce, et de quoi rincer ses papilles à prix abordable.

Et il faut admettre que les propriétaires n’ont pas fait les choses à moitié pour donner vie à ce concept! Après avoir investi un ancien vidéoclub de près de 10 000 pieds carrés, ils ont littéralement transformé l’espace en un immense et magnifique établissement pouvant recevoir plus de 650 clients sur trois demi-étages, avec une décoration à la fois grandiose, fantaisiste et bien plantée (il y a plus de 400 plantes dans l’établissement !) signée Amlyne Phillips, à qui l’on doit déjà la touche originale de plusieurs concepts du groupe A5. Il est même difficile de choisir à quelle place on va s’asseoir tant chaque espace est tentant.
Crédit  photo courtoisie
Crédit  photo courtoisie
Crédit  photo courtoisie

Finalement, je décide de m’installer au bar pour mieux observer le travail en arrière et les réactions en avant. Petit coup d’œil au menu et aux assiettes servies autour de moi : Aïe! Les prix ne seront peut-être pas à la portée de toutes les bourses, dont les nombreux étudiants du quartier. Je suis également surprise qu’il y ait peu de bières au menu pour un beer garden, et que la bière « maison » soit brassée par la maison Budweiser, qui n’aurait pas été mon premier choix. Qu’importe, goûtons, puisque c’est pour cela que nous sommes là!

Le service est encore un peu hésitant, mais comme nous sommes en soft opening, je ne m’en offusque pas. Je me concentre plutôt sur mon premier plat, un hot dog qui marie saucisse de Gaspor, bun (pain asiatique), sauce Michigan, oignons verts et patates douces. La saucisse est comme on s’y attend délicieuse. Le pain, lui aussi, a une belle texture, mais manque un peu d’arômes. Les autres ingrédients utilisés dans ce plat sont quant à eux intéressants, mais le gras en bouche pourrait être un peu moins présent en ajoutant un peu d’acidité au tout.
Crédit photo Sophie Ginoux

Autour de moi, beaucoup de tables commandent au verre et au pichet des cocktails, beaucoup plus représentés sur la carte des alcools que les bières – il faut dire qu’ils sont signés Lawrence Picard – et des plats de takoyaki et de tataki de bœuf, sans doute populaires sur place.

Arrive dans l’entrefaite mon second plat, intitulé poisson poché et tofu. Minuscule, tiens-je tout d’abord à préciser pour les gros appétits ou ceux qui se fieraient à la section « à partager » du menu. Fort heureusement, la petite assiette est délicieuse. Le poisson “poché” est un peu trop cuit, mais le tofu est superbement apprêté, d’une bonne tenue dans sa croûte panée-frite et crémeux. La sauce aux arachides au fond est pour sa part très salée, mais enlevante. Bref un petit plat réussi.

Crédit photo Sophie Ginoux

Dernier petit tour aux toilettes – qui n’ont pas été refaites comme le reste de l’établissement et mériteraient une bonne rénovation – et départ, car mon budget de 40$ est déjà atteint. Oui, j’ai encore un peu faim, je l’avoue. Toutefois, je n’hésiterai pas à revenir ici avec un porte-monnaie plus plein, surtout pour les poissons, les cocktails et les soirées festives entre amis.
 
Kampai Garden
1616, rue Sainte-Catherine Ouest
Tel. : 514-379-6161