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Critique de « Pays »: un film en surface qui nous laisse incrédules

Crédit photo : courtoisie
Critique de « Pays »: un film en surface qui nous laisse incrédules
C’est un brin mélangée que j’ai quitté la salle du Théâtre Outremont hier soir après avoir assisté à la première montréalaise du 2e long métrage de Chloé Robichaud, Pays. Est-ce que j’ai aimé, ou non ? Je suis encore à me poser la question en écrivant ces lignes ce matin.

Pays, c’est la rencontre de trois femmes qui œuvrent dans le domaine de la politique. Félixe (Nathalie Doummar) est une jeune politicienne de 25 ans représentant le Canada, Danielle (Macha Grenon) est la Présidente du pays fictif où prend place l’histoire, Besco, et finalement Emily (Emily VanCamp) agit à titre de médiatrice lors des discussions d’exploitation minière entre le Canada et Besco.

C’est ici que je m’arrête pour souligner le jeu remarquable des trois actrices principales. Elles percent l’écran dans leur rôle respectif. En fait, la totalité du casting est de qualité. De plus, la direction photo mérite une mention, car les images sont magnifiques tout au long du film.

Toutefois, si l’on fait fi de l’excellence des acteurs et des magnifiques images, le film déçoit à quelques niveaux. On a l’impression que l’histoire ne décolle jamais. On reste en surface, et ça devient un peu frustrant par moment. Chloé Robichaud a imaginé trois femmes de pouvoir qui font chacune face à des difficultés, mais on dirait que la richesse de ces trois femmes n’a pas été exploitée à son maximum. Félixe, Danielle et Emily évoluent à travers l’histoire sans vraiment se rencontrer. C’est comme si Chloé avait voulu garder un vent de mystère tout au long de l’histoire en ne révélant pas trop les sentiments des personnages. Or, personnellement, j’aurais aimé les connaitre encore plus !

J’aurais voulu sortir de la salle du Théâtre Outremont sans la petite frustration de ne pas être allée au bout de l’histoire. Le film traite de la place des femmes en politique et de la difficulté qu’elles ont à se faire entendre parmi tous ces hommes parfois misogynes, souvent fendants. Un super sujet qui ne peut pas être plus d’actualité suite à la défaite d’Hillary Clinton à la présidentielle américaine.

L’entrée en matière de Chloé Robichaud avec Pays est réussie, c’est davantage le développement de l’histoire et le manque de profondeur qui me laissent incrédule. 


Pays
En salles dès le 18 novembre 2017



Pour voir les vedettes défiler sur le Tapis Rouge de Pays hier soir, rendez-vous sur Hollywood PQ