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La fois où je me suis couché à 7h du matin à cause d'un rave montréalais 100% réussi!

Crédit photo : Nicolas Leopold Jandry
La fois où je me suis couché à 7h du matin à cause d'un rave montréalais 100% réussi!
Vendredi dernier, on était à la grande première de la soirée Abandoned Factory, organisée par un regroupement de divers collectif (Husa Sounds, The Ants, 8day, OCTOV, Frontrite, NBNF, Studio On The Rocks, Whono's Music...). En d’autres termes, une grande partie de la scène techno underground montréalaise qui a su travailler en équipe et ne faire qu’un pour proposer à son public un party techno digne de ce nom. 

Pour la petite histoire et pour ceux qui seraient étrangers au collectif Husa Sounds, c’est Adam Husa et Jimmy Be qui, au départ, transforment la remise à bateaux au fond de leur jardin en nightclub le temps d’un soir. Les deux compères ont construit leur rêve d’eux-mêmes (ils ont en effet abattu des cloisons, construit un dancefloor ainsi qu’un DJ Booth de leurs propres mains), et l’aventure Abandoned Boathouse est lancée! En effet, les soirées durent depuis plus de 3 ans maintenant, tandis que la popularité du collectif et la fréquentation des événements ne font qu'augmenter. 

Cette année, l’équipe a décidé d’importer le concept à Montréal. Adam Husa s'est associé avec deux nouveaux partenaires, Ali Sweidan (le demi du duo Head Nodders) et Anthony D'urbano (chef de Front Rite) pour créer le nouveau concept de Abandoned Factory. Les anciennes soirées dans la boathouse prenaient place à Senneville, village dans l'ouest de l'île. S’en sont suivies la recherche et la découverte d’un lieu propice (et quel lieu!) et l’organisation de la soirée, pour donner naissance à leur dernier-né, Abandoned Factory.


Abandoned Factory 

Arrivée sur place, 2h30 du matin. Quelques âmes traînent sur la rue Huchington, à la recherche du lieu de la soirée, annoncé tard dans la journée. Au fond de la rue, des lignes de chemin de fer, ainsi qu’un vigile pour orienter les fêtards. En longeant les rails, je croise du monde déjà agglutiné pour fumer une cigarette. On suit la foule et on descend au sous-sol, en commençant déjà à sentir les vibrations des basses de la main room

Après une courte file d'attente et une estampe sur la main, nous voici à l’intérieur de la Factory. WOW! Deux grandes salles au sous-sol : la principale avec une décoration bien pensée et agréable signée VJ Bun Bun et Shanie Jalbert-Bossé, des caissons dans tous les sens pour un système de son plus qu’à la hauteur. En voilà un vrai stage pour écouter de la techno ! 


Source : Soleil Launière 
 
La deuxième, plus petite et plus sombre, comporte un DJ Booth des plus underground (une sorte de cage dans laquelle le DJ se produit) et reste tout aussi agréable en matière de son. 

Si la soirée se remplit petit à petit jusqu’aux alentours de 3h-4h du matin, elle ne sera jamais trop pleine et les danseurs savent apprécier l’espace, qui peut être une denrée rare dans une soirée underground. Aux platines se succèdent entre autres Jimmy BeOr RoomDeep FriedHead Nodders ou encore Johnny Messina sur la scène 1, tandis que sur l'autre scène Adam HusaShades of Blk, MEHDI, Van Did  ou encore Hicky & Kalo se produisent pour une techno à peine moins dark. 

Concernant les autres aspects de la soirée : une sécurité polie et agréable (est-ce possible?), un bar aux prix pas trop élevés, une file d'attente raisonnable pour les toilettes (quand on voit ce que l’équipe de la Bacchanale nous avait réservé pour l’Ancient Future Festival, ce n’est que 10 fois mieux). 

Crédit : Nicolas Leopold Jandry 

Pour ma part, je suis parti au milieu du très gros set du duo montréalais Or Room aux alentours de 7h du matin, les jambes lourdes et le sourire aux lèvres. Une réussite, une sorte de géniale parenthèse dans la scène techno montréalaise que l’on pourrait croire monotone de par les line-up vus et revus du Stereo Nightclub et des afterhours en ville. Pour les organisateurs de ce party, ce n’est que le début, on l’espère ! 
 
Crédit : Nicolas Leopold Jandry