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William Gray : un nouveau joueur majeur dans le Vieux-Port de Montréal

Crédit photo : Sophie Ginoux
William Gray : un nouveau joueur majeur dans le Vieux-Port de Montréal
Les projets hôteliers majeurs qui voient le jour à Montréal ne sont pas très nombreux. Ils ne sont pas tous des plus réussis non plus. C’est loin d’être le cas du William Gray, une impressionnante structure en verre s’intégrant à deux bâtiments historiques, la Maison Edward-William-Gray et la Maison Cherrier, qui datent du 18e siècle et donnent directement sur la Place Jacques-Cartier. Le groupe Antonopoulos, derrière ce projet pharaonique, n’en est pas à ses premières armes en matière d’hôtel et de restauration. Depuis leur arrivée il y a 30 ans sur le sol montréalais, on doit aux deux frères Antonopoulos notamment l’Auberge du Vieux-Port, l’Hôtel Nelligan, Le Place d’Armes Hôtel & Suites, Terrasse Place d’Armes, Suite 701, Rainspa, le BEVO Bar + Pizzeria et le Vieux-Port Steakhouse.

 
 Crédit photo: William Gray

Trois ans de travail et quelque 50 millions de dollars ont été investis dans ce qui représente sans doute une des plus belles réalisations de l’année 2016. Le caractère historique des deux bâtisses originelles a été respecté, tout en transformant totalement l’intérieur des murs. On y retrouve à présent un hôtel de luxe (sans les prix associés à un tel luxe, tant mieux) de 127 chambres et suites, 10 000 pieds carrés d’espaces événementiels (une manne dans le Vieux-Port), dont une terrasse sur le toit privée qui ravira les groupes (allô, futurs mariés!), un grand espace de restauration au rez-de-chaussée proposant une spécialité de grill de viandes vieillies sur place, de plats végétariens et de bar à cru (le Maggie Oakes), un lobby totalement ouvert permettant de prendre un Café Olimpico (avis aux amateurs) tout en magasinant à la boutique OTH, ainsi qu’un spa à circuit thermal à ouvrir cet automne. Un vrai tour de force en terme d’installations, avec un résultat à la hauteur des attentes, puisque le William Gray est à la fois moderne, racé, chic et d’une belle sobriété. Il dispose aussi de quelques originalités en plus de sa tour de verre et de son espace à aire ouverte au rez-de-chaussée, comme une belle chambre de vieillissement des viandes vitrée et un surprenant mur végétal dans lequel les cuisiniers viennent puiser leurs fines herbes à même la salle à manger du restaurant.
 
Le Maggie Oakes - Crédit photo: Sophie Ginoux
 
Lobby à aire ouverte - Crédit photo Sophie Ginoux
 
Crédit photo William Gray
 
Comme il faisait particulièrement beau et chaud lors de ma visite des lieux, j’ai délaissé l’option resto du bas pour une formule plus simple sur la magnifique terrasse à 180 degrés du haut, qui offre une vue imprenable sur le Vieux-Port et sur Montréal. Aménagée avec autant de soin que le reste de la bâtisse, c’est l’endroit parfait pour prendre verre de vin ou un cocktail maison concocté par le mixologue Jason Griffin, et manger un morceau sans chichi. Le petit menu sur place se concentre sur les fruits de mer (calmars, morue, crabe, crevettes) en formule simple, ainsi que sur quelques classiques comme des pâtes, des burgers et du canard confit.
Crédit photo Sophie Ginoux
 
Crédit photo Sophie Ginoux

Je commande avec mon accompagnatrice du jour une guédille de homard et crevettes. Généreuse, bien assaisonnée et flanquée d’un petit panier de frites, elle est très convaincante. Puis, je goûte à la poutine à l’agneau effiloché. De bonne dimension et goûteuse, elle est honnête même si ce n’est pas la meilleure que j’aie mangée de ma vie. Enfin, les becs sucrés que nous sommes optons en dessert pour un sandwich glacé praliné, tout à fait à propos avec le soleil et la belle vue qui nous entourent, ainsi que pour une tartelette citron yuzu, de présentation élégante mais dont on devrait spécifier dans l’intitulé qu’elle contient une large couche de chocolat, ce qui ne donne pas du tout le même résultat en bouche que celui attendu.
 
Crédit photo Sophie Ginoux
 
Crédit photo Sophie Ginoux
 
Malgré cette petite fausse note en fin de repas, l’ensemble de ma première expérience au William Gray a été on ne peut plus réussie. C’est vraiment un spot central dans lequel j’aurai autant de plaisir à faire un 5 à 7 sur la terrasse qu’une rencontre de travail dans le lobby et, en disposant de plus d’argent, à prendre un repas bien garni au resto du rez-de-chaussée et à passer une nuit dans une des belles chambres de l’endroit. À surveiller: l’ouverture de son spa thermal à l’automne, qui devrait être à la hauteur du reste. Bravo au groupe Antonopoulos pour cette superbe réalisation!


Hôtel William Gray
421 Rue St-Vincent