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La fois où j’ai décidé de donner une 2e chance à Montréal

Crédit photo : Shutterstock
La fois où j’ai décidé de donner une 2e chance à Montréal

Montréal. La. Grande. Ville. La Grande qui fait beaucoup de bruit et où sont entassés des milliers de personnes sur une île. Jamais je n’aurais pensé un jour dire que mon chez-moi, c’est Montréal.

Je suis originaire d’un petit arrondissement de la ville de Sherbrooke : Lennoxville. Une place où il fait bon vivre avec plusieurs espaces verts, un seul coin de rue avec des lumières, un café assez cute, puis un McDo. J’aurais facilement pu y passer ma vie, me trouver un emploi en communications, m’acheter une voiture pis un chien. Or, mon choix d’études supérieures m’a poussée à quitter mon nid douillet.

Du jour au lendemain, je magasinais mon premier appartement montréalais avec ma sœur, j’emménageais sur la rue Sherbrooke Est, je prenais ma première (et très laide) photo pour ma carte OPUS et je fréquentais les murs bruns de l’UQAM. Ça y est, j’étais une Montréalaise, mais pas tout à fait.

Le bruit des automobiles me dérangeait énormément la nuit, le nombre de personnes qui empruntaient la ligne 24 de la STM me décourageait chaque jour, le prix du pain à l’épicerie du coin me donnait envie de brailler. Les points négatifs de la Grande Ville me donnaient vraiment du fil à retordre.

C’est lorsque j’ai quitté Montréal pour une pause estivale dans mon patelin que j’ai réalisé à quel point j’aimais cette ville ! Les centaines de cafés trop cutes qui pop à chaque coin de rue, la diversité culturelle, les dizaines de festivals me manquaient.

Tout n’est pas acquis du premier coup

J’ai donné une deuxième chance à Montréal tout comme j’avais donné une deuxième chance au whisky back in the days. Ben oui, la première fois que j’ai goûté à du whisky, le goût m’avait vraiment déplu. Trop fort et trop intense, comme ma première année à Montréal. C’est seulement après quelques tentatives (et le quiz de la SAQ pour découvrir mon profil de goût pour les spiritueux fins) que j’ai commencé à y prendre goût. Je savais maintenant que les whiskys qui avaient plus de chance de me plaire étaient ceux avec la pastille « mi-corsé et boisé ». Depuis, mon cocktail de prédilection est le C.C Ginger Ale (2 oz de Canadien Club Classic 12 ans mélangé avec du bon soda au gingembre). Si jamais, même après avoir fait le quiz, t’es pas 100 % convaincu, pourquoi ne pas goûter aux différents spiritueux grâce au coffret-dégustation en vente pour une durée limitée à la SAQ du coin ? Ça va te donner une bonne idée sur ce que tu aimes et ce que tu n’aimes vraiment pas.

En gros, n’hésite pas à donner une deuxième chance dans la vie. Tu pourrais être bien surpris des résultats. Personnellement, je n’aurais jamais pensé boire un bon C.C Ginger Ale un vendredi soir dans mon appartement montréalais pas si bruyant que ça finalement !
 
Cheers!
 
Texte par : Kelly-Ann Neeley