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Le Festif! : retour sur un week-end de bonne musique, d'alcool et de bleus

Crédit photo : Roxane Trudel
Le Festif! : retour sur un week-end de bonne musique, d'alcool et de bleus

C’est un peu amochés, pas mal cernés et avec plus d'alcool que de sang dans le corps que nous sommes revenus du Festif! de Baie-St-Paul, en se sauvant du bouchon de trafic historique. On ne peut donc pas dire que ce n’était pas une réussite. (Lire ici : on s’est arraché la face avec des gens so famous du Québec en écoutant de la musique swell dans un décor bucolique sans trop de piqures de maringouins. Win.)

Crédit photo : Roxane Trudel
 
Avec la température juste parfaite qui nous attendait une fois là-bas, on aimait déjà d'amour le Festif!, avant même d'avoir vu un seul concert. Il faisait même chaud (surprise!) dans la petite ville où tous les habitants participent gaiement à la frénésie de l'événement sans chialer contre le volume du son (see what we did there St-Lambert?) Les établissements et commerces de la région ont d’ailleurs battu des records d’achalandage, mais, un peu victimes de leurs succès, on n'a pu s'empêcher de dire woupelaye une couple de fois, surtout à 2h du mat quand un restaurant n’avait plus de sauce à poutine, et son voisin, plus de frites… Mais bon.

Les gros noms
Pour être bien honnête, on ne les a pas tous regardés parce que 1) HOLY, y'en avait beaucoup, et 2) les plus petits players gagnent plus à être vu! On a rien contre Arianne Moffatt, mais HELLO Beat Market!
Crédit photo : Francis Gagnon
 
Il y avait le hype et l’énergie de Cat Empire, les beats fous et le groove des performances de Dead Obies, les tounes tantôt folk, tantôt blues sexu des Barr Brothers, (qu'on aurait préféré voir sur une scène extérieure comme il se doit plutôt qu’écrasé sous une humidité à faire friser le poil de bras d’un chapiteau), Half Moon Run, qu'on n'a jamais vu donner une prestation rien qu'ordinaire, le toujours ben aimé Dumas, les lovely Soeurs Boulay, le retour de DJ Champion, etc.

On veut aussi faire un gros praise à Duchess SaysGrimskunk et I.D.A.L.G, parce qu'ils ont réveillé tout le evil du sous-sol de l'église et parce qu'on s'est fait plein de bleus, et ça, c'est un signe de vécu. On aime ça.
Crédit photo : Francis Gagnon

Bref, si tu y trouvais pas ton compte, c'est probablement juste parce que t'es mort en dedans. 

Nos coups de cœur
Koriass, LE dude de l’heure, a transformé le chapiteau de La Fabrique Culturelle en sauna électrique, mais seulement après qu'il ait été réchauffé par Brown, une histoire de famille qui fonctionne vraiment bien. Ok, oui, c'est une p'tite coche weird de voir deux fils et leur père collaborer sur la chanson « Ton bébé va être brown », mais on l'a « rappé » pareil, All. Weekend. Long. Watch out le vers d’oreille.
Crédit photo : Francis Gagnon 

Safia Nolin, douce, humble, et une toute petite affaire awkard (ce qui la rend si attachante et REAL d’ailleurs),  a charmé tout le monde rassemblé au quai de Baie-St-Paul sur l’heure du lunch. Après avoir joué la presque totalité de son exceptionnel catalogue, la lady y est allée de sa version (bilingue en plus) de « My Heart Will Go On » et c’était littéralement la meilleure chose de notre midi. On veut juste être son amie.
Crédit photo : Roxane Trudel

Basia Bulat s’est donnée en mini concert surprise (Thanks for that Le Festif!), quelques heures avant sa performance prévue sous le chapiteau Radio-Canada. Seule au piano, installée tout au bout du quai, la belle, finaliste au prix Polaris 2016, a offert une prestation sincère, authentique. La Canadienne, qui habite maintenant Montréal, n’a d’ailleurs pas manqué d’adresser la foule en français à plusieurs reprises (ce qui rend toujours les québécois ben contents) acceptant les demandes spéciales qui fusaient de tous bords, tous côtés.
Crédit photo : Roxane Trudel
 
Anatole. Oh boy. On ne peut pas tout à fait dire c’est parmi notre top au niveau découverte musicale, mais le showmanship d’Anatole, AKA Alexandre Martel, en vaut VRAIMENT le déplacement. C'est un mélange théâtral et genre... érotique. Toute qu’une fascination que de le voir aller. Aussi, beware ceux qui vivent mal le weirdness, Anatole interagit énormément avec son public, ce qui cause des situations... uniques. Ça ne sert à rien non plus d'essayer de se cacher à l’arrière de la salle ; le micro se rend! 
Crédit photo : Roxane Trudel

Beat Market. Déjà, on vibait en TA durant le set assez sauvage du duo EDM (ouais, on a aimé du EDM), mais de voir Yann Perreau se l'a jouer acrobate en grimpant le mat du chapiteau durant le show, ça c'était assez A1. Il est où l'appareil photo quand t'en as de besoin!?!
 
Crédit photo : Francis Gagnon
 
L’année record a vu passer plus de 28 000 festivaliers, et l'annonce de la 8e édition du festival nous fait déjà maudire les 4 saisons qu’on devra se taper avant de revivre l’expérience.
 
See you soon Le Festif!

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