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Le Virunga: l'un des trop rares restaurants africains à Montréal

Nous sommes très choyés à Montréal d’avoir accès à beaucoup de bons restaurants. Il est assez facile d’essayer des plats de partout dans le monde sans quitter l’île. C’est exactement ce qui a attiré mon attention par rapport au restaurant le Virunga. Le concept du restaurant est de faire non seulement un croisement de plusieurs plats africains de différentes régions, mais aussi d’apprêter le tout avec une touche québécoise. Tout petit restaurant d’environ 20 places avec une décoration qui diffère du style “chic industriel” qu’on voit partout à Montréal. Et ça, c’est assez rafraichissant!



Comme premier plat, nous avons opté pour la salade de crevettes épicées. Les crevettes étaient très bien cuites et juste assez relevées. La salade de papaye, mangue et avocat présentait trois textures crémeuses différentes. Le côté assez riche de l’avocat s’harmonisait très bien avec la papaye et la mangue. La vinaigrette était relevée avec un accent plutôt sur le poivre.



Le plat de malangwa. Habituellement du poisson pengasius servi en croquette, bien frite, juste assez salée. Accompagné d’une salade kachumbari faite de carotte, mangue, poivron vert, oignon rouge. Cette salade, comme beaucoup de plats africains, a un petit kick. L’Aïoli au piment fort était riche tout en étant légèrement liquide et apportait passablement de piquant.



Le plat de ragout de chèvre. La viande était super tendre et sans être très piquant comme plat, c’était très bien relevé. Le chikwangue est un pain de casava (féculent similaire au manioc) qui est cuit dans une feuille de bananier. La texture était moelleuse tout en étant plutôt dense. Le goût était assez neutre ce qui aidait à balancer le côté épicé de la viande. Le sukuma wiki était fait à base d’amarante. Le nom du plat d’origine kenyenne signifie “étirer la semaine”. Une belle façon d’accompagner un plat de viande. Ceci apportait une belle amertume qui aidait à trancher le côté très riche du plat.



Le plat de queue de boeuf. Comme pour le plat de chèvre, la viande était tendre et se détachait facilement avec une fourchette. C’était assez épicé comme plat. Si vous êtes amateur de plats indiens très relevés et que vous aimez que votre nez coule, vous serez servi à souhait ici! La sauce, à base de tomate, était très épaisse et nappait superbement bien la viande. La purée de plantain était ferme et friable et elle aussi, servait à diminuer l’intensité du plat. En absence du pondu qui était en rupture de stock, ce plat était accompagné lui aussi d’un sukuma wiki bien amer.

Je ne suis pas expert de la cuisine africaine, c’est donc difficile pour moi de juger de l’authenticité des plats, mais les saveurs étaient très bien développées et les plats étaient bien exécutés. Il n’y a pas beaucoup de restaurants africains et c’est dommage pour deux choses. Premièrement, tout ce que j’ai mangé était absolument succulent. Deuxièmement, la difficulté d’approvisionnement de produits frais typiquement africains. Les quelques substitutions au menu découlent justement de ce deuxième point. Si vous aimez découvrir de nouveaux plats et que vous êtes curieux côté bouffe, vous serez très bien servi chez Virunga!
 
Crédit photo: Stéphane Lajeunesse

Le Virunga
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