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Record d'animaux abandonnés à Montréal : une honte pour tous!

Crédit photo : Pixabay
Record d'animaux abandonnés à Montréal : une honte pour tous!
Cette année, la SPCA a recensé un nombre record d’animaux abandonnés durant la période de déménagement à Montréal. Même si ce nombre semblait avoir diminué dans les dernières années, cette hausse est alarmante et attristante.

1 915 animaux abandonnés depuis le 1er juin, c’est le nombre en question. Selon le journal Métro, le mois de juin aurait commencé en force avec 751 animaux abandonnés. La SPCA déplore la situation : « Des chiens et chats qui étaient des compagnons de vie et qui ont pourtant été abandonnés. Ils méritent d’être réconfortés, d’être soignés et de trouver un nouveau foyer ». 

Selon la SPCA, la hausse du prix des loyers pourrait être en cause. Beaucoup de personnes n’ont pas les moyens de se payer un logement plus cher, mais qui accepte les animaux, et se voient coincées, obligées d’abandonner leur animal. Notons également qu’une grande partie des propriétaires montréalais ne tolèrent pas les animaux de compagnie dans leurs baux. La SPCA avait d’ailleurs lancé en 2015 une pétition qui visait à rendre « nulle et sans effet » toute clause dans un bail interdisant la possession d’un animal de compagnie dans un logement. Cette pétition avait été refusée. Si cette idée n’aurait peut-être pas apporté de vraie solution au problème, il demeure clair que la situation doit changer. Il faudrait tout d’abord une meilleure réglementation concernant l’adoption d’un animal, ce qui inclurait également son abandon. N’importe qui peut adopter un animal au Québec, mais n’importe qui ne mérite pas d’avoir ce privilège. Il nous faut davantage de lois pour protéger les animaux. Cette protection ne passe pas seulement par les individus, mais aussi par les commerces comme les animaleries, qui « produisent » des animaux dans des usines. Un marché horrible, qui devrait tout simplement prendre fin. 

Avec une meilleure réglementation et conscientisation des individus, il deviendrait alors possible et efficace de légiférer auprès des propriétaires de logements. Une plus grande souplesse de leur part et des réglementations dans les parcs et espaces publics aiderait énormément. En effet, il est très difficile, au Québec, de voyager avec son animal, car la plupart des lieux de vacances ne tolèrent pas les animaux. Nous avons une foule de petites et grandes choses dans le genre à revoir.

Avant de nous déclarer de grands amis des animaux, je pense qu’on aurait tous intérêt à se regarder le nombril à deux fois.