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​Cadet : le délicieux petit frère du Bouillon Bilk est né

Crédit photo : Christine Plante
​Cadet : le délicieux petit frère du Bouillon Bilk est né
J’ai visité le Cadet avec maman.
 
Et pas seulement parce que c’est la femme que je préfère, j’ai choisi d’inviter maman parce que c’est une grande enthousiaste du travail du chef exécutif François Nadon, de la copropriétaire Mélanie Blanchette, de toute cette équipe si bien équilibrée en fait, et plus généralement du restaurant Bouillon Bilk.
 
Et je dois dire que je partage sa ferveur.
 
C’est l’une des tables les plus raffinées de Montréal. Un endroit que je recommande abondamment quand on appelle mon service 24h de conseils en restaurants. « Un endroit pour mes clients? » Bouillon Bilk. « Où manger avant un spectacle à la Place des arts? » Bouillon Bilk.
 
Je vais maintenant pouvoir ajouter un petit dernier à la grande fratrie de mes restaurants chouchous.
 
Le Cadet.
 
Son nom l’indique, c’est le dernier né de l’équipe. Il est évident qu’il a été conçu avec tout autant d’amour.



Ça va du décor épuré, linéaire, structuré, signé par les mêmes architectes qui avaient en partie oeuvré chez le grand frère. L’identité graphique a été confiée à l’une des firmes les plus performantes en la matière, l’agence LG2 que vous connaissez peut-être pour ses publicités. Sachez qu’ils sont aussi très bons au chapitre de l’habillage des marques. Ici, le jaune vif fait de brèves apparitions, discrètes, peut-être pour montrer qu’il y a un peu de folie par ici.
 

Je sens déjà que le petit Cadet en a marre de se faire comparer à son grand frère. Et c’est vrai qu’il est bien différent. Plus festif. Plus jeune. Plus fougueux.
 
À la carte, on privilégie les petites assiettes à partager, à combiner, bref le mode idéal pour les gens qui comme moi, piquent toujours dans toutes les assiettes de la tablée, question de pouvoir tout goûter.
 
Moi et maman, on y a mangé des merveilles. Tout ce qu’on a goûté était délectable et préparé selon le style caractéristique de Nadon, qui est ici secondé du chef Antonio Ferreira. Des dénominations toutes simples qui laissent place à la surprise, et des compositions complexes où les saveurs se mêlent, se répondent, et qui encore une fois, laissent place à la surprise. 
 


Les huîtres nous ont été servies avec trois mignonnettes, donnant un joli effet arc-en-ciel et permettant de varier les saveurs du citron (classique), au piment (vivant), à la fraise (double rainbow).
 


Le crabe est tout simple, peut-être le plat le moins surprenant de la soirée, pas parce qu'il n'est pas exécuté impeccablement, mais plutôt parce que ce sont des assemblages connus. N'empêche, ça se laisse manger sans misère. 
 


Les asperges sont fabuleuses. Coup de cœur absolu pour ce plat qui magnifie le légume proposé en vert et en blanc, puis grillé pour lui donner des arômes de fumée et le croustillant si amusant du barbecue. C’est ensuite nappé d’une sauce riche et onctueuse dans laquelle on sent le hareng fumé très présent, un peu comme une vinaigrette césar, dans sa version « haute gastronomie ». Les amandes confèrent encore un peu de craquant et le fromage, encore un peu de umami, à ce plat succulent.
 
Les plats se succèdent et s’entassent un peu sur notre petite tablée. C’est le seul bémol de cette soirée, je vous conseille de le spécifier si vous avez envie de vous prélasser un peu à table. Mais on leur pardonnera sans effort cette célérité alors que moi aussi je suis indisciplinée. Critiquer un resto à peine quelques jours après son ouverture lui demande d’être parfait alors qu’il est encore en période de rodage… C’est qu’on avait vraiment très hâte de parler de l’endroit, et mis à part ce détail, on jurerait que ce restaurant a déjà eu une autre vie auparavant. 
 


Dumplings fourrés au porc et surmontés de crevettes nordiques servis dans une sauce acidulée collante, enveloppante. On est à des lieues des versions traditionnelles proposées au quartier chinois, pourtant si proche. 
 


Le plat de chorizo et de langues de veau est certainement le plus spectaculaire. On change complètement de direction, mettant maintenant le cap sur l’Andalousie avec des saveurs très relevées d’huile, d’ail, et de tomates. Ne manquait qu’un peu de flamenco et un verre de sangria et on se mettait à parler en espagnol.
 


Ce beau repas s’est terminé avec ce non moins fabuleux dessert que nous avons su engloutir malgré un ventre heureux et repu, bien rempli déjà, mais qui s'est laissé amadouer devant cette beauté. Note toute spéciale aux fraises de Monsieur Legault qui sont aussi sélectes que délectables. 

Nous avons beaucoup voyagé lors de ce repas, moi et maman. Mais en terminant, j’étais contente de rentrer à Montréal. Et de savoir que le Cadet, lui est là pour rester. 

 
Cadet
1431 boul. St-Laurent
(514) 903-1631

Ouvert 7 soirs de 15h @ 1h.
Photos Christine Plante