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Le petit italien renait et devient Pinokio

Crédit photo : Pinokio
Le petit italien renait et devient Pinokio
Un restaurant qui change de nom et qui inaugure un camion de rue en même temps, c'est plutôt rare! Après 18 ans d’existence, c’est exactement ce qu’a fait le restaurant le petit italien. Depuis le 6 avril 2016, celui-ci devient Pinokio.

Le restaurant s’appuie sur le chef Cédric Nieuviarts qui a œuvré, entre autres, à l’Élysée à Paris. Selon le propriétaire du restaurant, la cuisine se veut italienne, authentique, et selon les règles de l’art. Le restaurant ayant d’ailleurs la certification « Ospitalità Italiana ».

Le camion de rue se déplacera partout au Québec pour divers festivals. Celui-ci offrira 5-6 plats italiens adaptés à la cuisine de rue tels que panini et plat de pâtes. Le tout, à prix abordable (entre 4$ et 10$). De façon plus familiale, une boite à lunch pour enfant sera offerte avec un petit jouet inclus.


Un lancement médiatique en formule cocktail, se veut plus une vitrine qu’une façon d’évaluer correctement un restaurant. Ceci est par contre une occasion de faire une bonne première impression. Le premier bémol survient lorsque je me présente au comptoir pour le vin. Le restaurant est fier d’offrir un vin élaboré exclusivement pour celui-ci par l’agence PF. On me présente un vin rouge sicilien et lorsque je demande de quel cépage il s’agit, la personne au service ne connait pas la composition du vin.



Le deuxième bémol survient avec les bouchées. Le tartare de bœuf manque de sel, d’un peu d’huile et la ciboulette est beaucoup trop présente. Les pâtes au veau souffrent du même manque d’assaisonnement. On peut voir le potentiel du plat lorsqu’on goûte le tout avec du parmesan, mais malheureusement, il n’y a pas assez de celui-ci pour compenser le manque de sel et autres aromates! Lorsque le manque d’assaisonnement a été soulevé au propriétaire, je n’ai pas eu l’impression que ce commentaire a été pris en considération, et ce malgré l’unanimité dans mon groupe du manque d’assaisonnement.



Le ravioli au homard était quant à lui bien réussi et la sauce, quoiqu’un peu trop liquide, était bonne et surtout avait un goût se rapprochant d’une bisque de homard.



Des bouchées ne font pas un repas et encore moins une base pour une critique culinaire. Mais quand on revampe le menu avec l’aide d’un chef étoilé, je m’attends tout de même à ce que le chef s’assure du contrôle de la qualité et de l’assaisonnement avant de servir quoi que ce soit. Nul doute qu’un chef de cette trempe saura faire les ajustements nécessaires.
 
Crédit photo: Stéphane Lajeunesse

Pinokio
1265 Bernard Ouest