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Buonanotte : une vraie révélation!

Crédit photo : Sophie Ginoux
Buonanotte : une vraie révélation!
Avant toute chose, il faut que je me confesse. Comme bien d’autres Montréalais, j’avais encore en tête, quand on me parlait du Buonanotte, un supperclub à paillettes avec de jolies filles, du boum boum et une nourriture un peu impersonnelle. Toutefois, j’ai été totalement bluffée par ma dernière visite à ce restaurant culte du boulevard Saint-Laurent. Les propriétaires Massimo Lecas, Lino Lozza, Angelo Leone et Robbie Pesut ont conservé l’aspect festif de l’endroit les vendredis et samedis soirs, mais ils travaillent désormais d’arrache-pied à faire du Buonanotte une bonne table italienne. Et pour les 25 ans de l’établissement, ils en ont revu une partie du décor en texturant les plafonds et les colonnes, qui s’harmonisent bien avec la salle à manger aérée constituée de longues tables bordées de chaises et de banquettes, le vaste lounge et un agréable bar.
 
Crédit photo Buonanotte

Crédit photo Buonanotte
Crédit photo Buonanotte
Crédit photo Buonanotte
Crédit photo Sophie Ginoux
 
Depuis près d’un an, le Québécois d’origine vénitienne Marco Bertoldini, qui a entre autres travaillé pour le Globe et Garçons, est aux commandes de la cuisine. Son menu est à l’image de ses origines : de la bonne cuisine italienne, un soupçon de créativité, et l’utilisation de produits locaux. Son nouveau menu, au sein duquel se côtoient une belle série d’entrées, de pizzas, de pâtes, de viandes, de poissons et d’accompagnements, sans compter les desserts, est diversifié et attrayant. De même que celui des alcools (le Buonanotte a une très belle cave, avis aux amateurs) et des cocktails, que je m’empresse de goûter à mon arrivée.
 
Le chef Marco Bertoldini
Crédit photo Sophie Ginoux


Crédit photo Patricia Brochu

Dans le cadre de cette soirée, le chef a eu carte blanche pour nous faire découvrir ses créations. Je ne sais pas encore à quel point je vais être agréablement surprise en dégustant une première série d’antipasti, dont une crémeuse burrata astucieusement servie avec de la courge rôtie et marinée, ainsi que quelques pacanes. Un surprenant os à moelle renferme de son côté des escargots mariés à du caciocavallo et de la fleur d’ail; parfumé, tendre et parfait pour tremper un morceau de cette superbe foccacia maison, à la mie bien alvéolée. Je suis peut-être un peu moins convaincue par la pizzetta, un pain vénitien au canard confit et aux lentilles, mais tombe littéralement sous le charme du vitello tonnato, un tartare piémontais typique de veau préparé avec une base de mayonnaise dans laquelle on greffe des câpres, du vin blanc et du thon. Un vrai régal!
Burrata
Crédit photo Sophie Ginoux

Lumache, renfermant des escargots
Crédit photo Sophie Ginoux

Focaccia
Crédit photo Sophie Ginoux

Gravlax de saumon
Crédit photo Sophie Ginoux

Vitello Tonnato
Crédit photo Sophie Ginoux

 
Le deuxième service est tout aussi réussi avec des raviolis crémeux aux châtaignes et aux noisettes misant sur le salé-sucré, ainsi qu’un ragoût de saucisses et porc roboratif parfaitement adapté à notre hiver. Je me garde tout de même une place pour la suite lorsque je vois arriver, paré de sa croûte de sel, un magnifique rouget découpé en salle sous nos yeux ébahis. Du vrai bonheur en bouche grâce à cette cuisson lente et à ce petit goût salin inimitable. Quelques petits légumes du marché plus tard, arrivent sur la table un carré de bison, de grosses rondelles d’oignons et un Chateaubriand de bœuf en tranches. Pas de quoi réinventer la roue, mais tout est parfaitement cuit, assaisonné et servi généreusement, de quoi satisfaire amplement notre grande tablée.

Rouget en croûte de sel
Crédit photo Sophie Ginoux

 Ragoût de saucisses et porc
Crédit photo Sophie Ginoux


Boeuf et onion rings
Crédit photo Sophie Ginoux 


Deux desserts terminent ce repas pantagruélique : des beignets renfermant un biscuit de type Oréo (cochon, vous dites?) et un parfait glacé chocolat-vanille servi avec un coulis de cerises, le tout arrosé d’un frizzante italien rosé demi-sec qui rince les papilles. Si j’avais finalement un mot à dire sur cette soirée, j’utiliserais celui de « scotchée », car je ne m’attendais absolument pas à me régaler de la sorte. Si vous ne vous êtes pas rendu depuis longtemps au Buonanotte ou ne l’avez jamais visité, je ne peux donc que vous le recommander, d’autant plus que les prix qu’il affiche sont tout à fait honnêtes le midi (18$ pour une entrée et un plat) comme le soir (table d’hôte du dimanche au mercredi à 28$, sans compter les choix à la carte). Une belle redécouverte!

Parfait glacé
Crédit photo Sophie Ginoux


 
Buonanotte
3518, boul St-Laurent, Montréal
(514) 848-0644