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5 films «feel-good» pour célibataires assumés!

Crédit photo : Johana Laurençon
5 films «feel-good» pour célibataires assumés!

Rien de triste à passer la fête de la St-Valentin en célibataire. Vivre dans le célibat c’est avoir la liberté de faire ce que tu veux de ta peau (même pas besoin de te doucher). Si l’idée te passe par la tête de t’écraser dans ton canapé seul ou avec des amis, voici pour toi des suggestions de films qui pourraient t’intéresser. Pas nécessairement besoin d’aller au resto ou en croisière pour te sentir aimé. Voici quelques films pour t’inspirer, te faire voyager, te faire traverser un bel arc-en-ciel d’émotions et qui te feront dire « Feelin’ myself, I’m feelin’ myself, I’m feelin’ my ». 


Valley of the Dolls 

Anne Welles (Barbara Parkins), Neely O’Hara (Patty Duke), Jennifer North (Sharon Tate), trois jeunes femmes en début de carrière se croisent dans le fou monde du star-système. Des ascensions trop rapides font déraper la raison et les sentiments. L’insaisissable amour qui aussitôt atteint, blesse. Trahison, maladie, perte de contrôle. Succès et amour comme cocktail molotov que l’on boit à en perdre la raison. Donner tout pour avoir si peu en retour. Avaler les pilules pour arriver à performer, à se calmer. Mêler le tout à l’alcool. Le self destruction des gens riches et célèbres. Atteindre le fond. Se rappeler de qui on a déjà été. Les montagnes russes de la vie pour se forger un caractère, une identité. Au final, « If you can’t love yourself, how the hell you gonna love somebody else?».  Une réalisation toute en couleurs signée Mark Ronson et ses moments évadés psychédéliques très 60’s. En boucle et en continu, Dionne Warwick pour te susurrer la chanson des Dolls à l’oreille. Des actrices au bord de la crise de nerfs. Fait divers : des rumeurs de remake circulent voulant reprendre l’histoire au goût du jour, version industrie musicale, avec JLaw, Anne Hathaway et Madonna. 


Female Trouble 


L’émancipation de soi version John Waters (Cry Baby, Hairspray). Baltimore. Dawn Davenport (Divine) en rebelle avec cause. Un conte à odeur de pisse qui commence à l’adolescence. D’un milieu conservateur, Dawn se sent étouffée. Quitter le nid familial pour se libérer des chaînes dont la société l’a faite prisonnière. L’ascension du mal en recherche d’éclat de célébrité. Fuck les normes et le bien paraitre. Tomber enceinte d’un chauffard. Accoucher dans un motel crade. Couper à même les dents le cordon ombilical de l’enfant. Rien n’arrête Dawn. Son cœur se fait allumer par un doux coiffeur. Une relation amoureuse qui se détériore et la belle-mère vengeresse qui lui lance de l’acide au visage. Donald et Donna du Le Lipstick salon y voit dans la défiguration de la belle, l’expression d’une beauté unique. Top-modèle des laides, au top du sommet, Dawn deviendra une hors-la-loi dans une ultime tentative de reconnaissance de soi. Film trash qui bouscule pas mal tout des conventions pour embrasser la marginalité. Un objet d’art punk et la haute-voltige de l’interprétation de Divine à son meilleur. Vivre sa vie. 
 

Butch Cassidy and the Sundance Kid


Histoire de brigands en cavale qui font battre leur cœur au rythme des plans de braquages qu’ils peuvent mener à exécution. L’amour en arrière-plan se consomme au passage, les sentiments souvent arrogants sinon absents. Un exercice de routine qui tourne mal et voilà nos bandits assaillis par une brigade anonyme entêtée à les capturer. Une chasse à l’homme sans fin, Butch Cassidy (Paul Newman) et le Sundance Kid (Robert Redfort) devront réinterpréter les plans de leur avenir, instinct de survie oblige. Un saut en Bolivie pour la suite et la fin. Road trip western réalisé en 1969 par George Roy Hill (Slapshot). Burt Bacharach signe une trame sonore remplie de Far West et d’un swag propre à l’époque. Des bandits qui vivent dans l’anarchie. Les charmes de Paul Newman et Robert Redfort qui expriment tous leurs effets. Parfait film d’aventure pour un « lonesome » cowboy ou cowgirl.


Gloria 


S’affranchir après les échecs de l’amour. Passée la fleur de l’âge, les chemins de l’amour ne se font pas plus faciles à traverser. Gloria, 58 ans, séparée, deux enfants, dans un Chili moderne se cherche un compagnon pour assouvir son besoin d’affection et consommer le désir charnel de la chair. Sorte de vent de fraîcheur que de voir une quinquagénaire tout faire pour arriver à ressentir intensément les vibrations de sa vie. Les sorties dans les bars, les flirts, les verres bus en trop, les essaies et les erreurs. Une nouvelle flamme nouvellement divorcée et toutes les complications anticipées arrivées. L’incertitude de la vieillesse. Alléger la tête des pesanteurs du coeur. Fumer un joint. Trouver sa force. Le choix de dire non après avoir dit si souvent oui quand la tête disait non. Sebastian Lelio nous fait aimer Paulina Garcia, son actrice et nous fait tomber en amour avec son film. Une finale forte de beauté et une chanson qui  jouera en boucle dans ta tête.  
  

Grizzly Man 


L’homme qui aimait trop les ours. Un amour d’été vécu sur 13 années. Amour impossible. Un documentaire de Werner Herzog qui se créer par les archives restées de cette relation. Le destin triste et extraordinaire qui ne faisait pas sens de Timothy Treadwell. La fin de sa vie dévouée à la protection d’ours, dans une réserve faunique protégée en Alaska. Sa mort violente sous les crocs et griffes d’un ours non apprivoisé. Sa récente blonde qui s’éteindra aussi avec lui. Herzog travaille avec le matériel filmé par Timothy durant les cinq dernières années de sa vie. Un laborieux montage des nombreuses heures accumulées servent pour présenter le portrait d’un marginal qui se fera ami des ours. Acte d’amour ou erreur nuisible à l’espèce, la question se pose sur l’intervention de la main de l’homme dans un milieu aussi sauvage. Des amis, des environnementalistes, des gardes de réserves, témoignent et soumettent leur perspective. Timothy filmé jusqu’au dernier souffle de sa vie, Herzog se garde de montrer le sensationnalisme pervers de sa mort annoncée. Remise en question constante de la place de l’homme dans la nature avec fond d’image surréel de l’homme ami des ours. L’amour est aveugle. Herzog et sa profonde voix à la narration.   


Bonne St-Valentin