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Critique de Glengarry Glen Ross: une pièce bien rythmée aux répliques crues à voir dès maintenant

Crédit photo : François Laplante-Delagrave
Critique de Glengarry Glen Ross: une pièce bien rythmée aux répliques crues à voir dès maintenant
La pièce Glengarry Glen Ross, écrite par le dramaturge américain David Mamet, met en scène les dessous d'une agence immobilière du North Side de Chicago dans les années 80. Le spectacle débute par une scène où Le Coach, joué par Renaud Paradis, débarque au bureau dans le but de fouetter les troupes : en effet, il menace les vendeurs qu'ils perdront leur emploi à la fin de la semaine s'ils ne parviennent pas à améliorer leurs ventes. 

Il n'en faut pas plus pour que la compétition soit lancée et que tous les coups soient permis. Les hommes (car nous avons droit à une distribution toute masculine) se lancent alors dans les sombres magouilles ou sortent le grand jeu de séduction : l'important, c'est d'être le premier au tableau des ventes. 
 

Crédit photo : François Laplante-Delagrave
 
Je n'étais pas très familière avec l'oeuvre de Mamet. On sent dans cette pièce une critique du système capitaliste qui, plus souvent qu'autrement, finit par étrangler les honnêtes travailleurs et qui pousse les gens aux pires bassesses. J'ai beaucoup apprécié le rythme des dialogues, très punchés (malgré la longueur de certaines scènes) et dont la traduction, faite par Denis Bouchard et Frédéric Blanchette, ne faisait perdre en rien le mordant des répliques, parfois très crues.  

Par contre, je me suis interrogée sur le choix - voulu et affirmé - de ne pas moderniser au moins un peu la pièce. J'aurais peut-être aimé qu'on la campe dans une réalité plus actuelle. Il me semble qu'on aurait pu dresser de nombreux parallèles avec la société d'aujourd'hui.   

 
 Crédit photo : François Laplante-Delagrave
 
Sur une autre note, le jeu des acteurs, particulièrement celui d'Éric Bruneau dans le rôle de Roma, vendeur étoile charismatique et un peu cynique, et de Fabien Cloutier, dans le rôle de Moss, magouilleur colérique, m'a beaucoup plu. Le décor était impressionnant (comment ont-ils donné cette impression de pluie?) et la mise en scène, efficace. 

 Crédit photo : François Laplante-Delagrave
 
Glengarry Glen Ross
Jusqu'au 27 février au Théâtre du Rideau Vert