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Les 20 meilleurs albums internationaux de 2015: positions 10-1

Crédit photo : Johana Laurençon
Les 20 meilleurs albums internationaux de 2015: positions 10-1
Après le dévoilement des positions 20 à 11, voici la deuxième partie de notre top : les 10 albums qui ont le plus marqué NIGHTLIFE.CA en 2015.

10 : Jamie xx – In Colour (Young Turks)






On commence à peine à entrevoir l’influence que In Colour aura sur les tendances électro des prochaines années. Entre dance, rave et house, ce premier album solo du brillant producteur britannique est visionnaire.

9 : Courtney Barnett – Sometimes I Think and Sit, and Sometimes I Just Sit (Mom + Pop / Marathon Artists / Milk!)






En plus d’avoir le meilleur nom, ce premier album de Courtney Barnett est la plus grosse surprise indie rock internationale de 2015. Désinvolte, la musicienne australienne livre une bonne dose de rock’n’roll dans sa forme la plus pure.

8 : Miguel – Wildheart (ByStorm / RCA)






À défaut d’avoir eu un nouveau Frank Ocean à se mettre sous la dent cette année, l’amateur de R&B moyen aura pu écouter avec plus d’attention Wildheart. Moins révolutionnaire dans son approche que son précédent Kaleidoscope Dream, ce troisième album du chanteur californien n’en est pas moins excellent.

7 : Deafheaven – New Bermuda (ANTI-)






On ne pensait pas que c’était possible, mais le groupe californien Deafheaven a réussi à pousser encore plus loin ses expérimentations black metal sur New Bermuda. Mention à l’incroyable jeu de batterie de Daniel Tracy.

6 : Drake – If You’re Reading This It’s Too Late (Cash Money / Young Money / OVO Sound / Republic)






Considéré comme un simple mixtape par son créateur, IYRTITL s’apparente plutôt à un album tellement sa vision artistique y est novatrice. Sur une trame hip-hop minimaliste, où les lueurs soul s’agglutinent aux rythmes trap tempérés, Drake déballe ses sujets de prédilection (les femmes et le succès) et se livre parfois avec plus d’humilité sur des épisodes troubles de sa vie.

5 : Grimes – Art Angels (4AD)






Après avoir jeté à la poubelle un album complet parce qu’elle n’en était pas assez satisfaite, la musicienne canadienne d’adoption new-yorkaise Grimes a finalement tout recommencé pour créer Art Angels. L’attente en aura valu la peine : ce quatrième album est une mine d’or de la pop contemporaine.

4 : D’Angelo and The Vanguard – Black Messiah (RCA)






Dans un univers virtuel où tout va à une vitesse phénomenale, on finit par en perdre des bouts. C’est ce qui est arrivé l’an dernier alors que tous les médias (nous y compris) ont livré leurs traditionnels tops de fin d’année avant que cet album exquis ne paraisse, le 15 décembre 2014. Chef d’œuvre de la musique soul moderne, ce premier album en 15 ans du Virginien D’Angelo porte également un lui un message social des plus judicieux.

3 : Kurt Vile – b’lieve I’m goin down… (Matador)






Sous ses airs plus sombres qu’à l’habitude, ce sixième album témoigne d’une quête intérieure bien ficelée pour Kurt Vile qui, grâce à sa nonchalance dorénavant emblématique, évite la mélancolie trop forcée. Si son doigté précis à la guitare résonne encore, l’auteur-compositeur-interprète folk rock philadelphien expérimente au piano avec beaucoup de finesse.

2 : Vince Staples – Summertime ’06 (Def Jam)






À la liste des légendaires premiers albums de l’histoire du hip-hop américain, qui comprend notamment ceux de Notorious B.I.G., Nas et Kanye West, on pourra maintenant ajouter Summertime ’06. Fort d’une direction musicale étoffée, qui s’inspire du son «west coast» sans toutefois s’y confiner, ce premier album permet à Staples de déployer un flow habité et polyvalent qui, grâce à des textes foudroyants à propos de son adolescence mouvementée, capte l’attention de l’auditeur pendant plus d’une heure.  

1 : Kendrick Lamar – To Pimp a Butterfly (Top Dawg / Aftermath / Interscope)






L’année exceptionnelle que vient de vivre Kendrick Lamar se termine comme elle se doit : avec la consécration de l’artiste au sommet de la grande majorité des palmarès de fin d’année. Évitant les compromis, à travers un audacieux mélange de funk, de soul et de jazz, ce troisième album du rappeur de Compton révolutionne le hip-hop américain, tout en rendant hommage à son histoire. Bref, un tour de force. Reste à savoir s'il gagnera également le Grammy!?