+ Toutes les playlists

​Des résidents excédés par les travaux de nuit sur Rachel

Crédit photo : Fabienne Legault
​Des résidents excédés par les travaux de nuit sur Rachel
Au lieu de nuire à la circulation et aux commerces, la Ville de Montréal a décidé d’y aller avec des travaux de nuit très bruyants. Les citoyens sont fâchés, mais l’administration affirme que c’était l’option la plus viable.

Les travaux devaient se terminer cet été… Ce sera finalement le 13 novembre prochain. Retardé de plus de deux mois, le chantier de 1,2 km sur Rachel a dû passer en mode express. Malheureusement, ce sont les citoyens qui écopent.

Après avoir reçu un avis affirmant que les travaux allaient se dérouler de 7h à 21h, les citoyens en ont reçu un autre qui précisait que «certaines opérations pourraient demander la tenue de travaux durant la nuit».

À partir du 16 octobre, les travaux de nuit ont bel et bien commencé, et les plaintes des résidents se sont multipliées. Peu importe, la Ville dit avoir pris la bonne décision.

«Faire le pavage de jour aurait entraîné la fermeture complète de Rachel dans ce secteur, causant des problèmes de circulation considérables sur une rue fort empruntée en heure de pointe. De plus, cela aurait nuit aux restaurateurs et commerçants de la rue Rachel. Pour ces raisons, l'option des travaux de nuit a été retenue. C'est un désagrément pour les citoyens et nous en convenons. Des deux options, les effets étaient moindres en effectuant les travaux de nuit», a expliqué à La Presse le porte-parole de Montréal, Philippe Sabourin.

Rendu là, il est évident que des travaux de nuit s’imposaient. Excédés par les travaux qui perdurent depuis plusieurs mois (voire trois ans, si l’on additionne toutes les étapes), les commerçants en avaient ras-le-bol de tout le boucan.

Le problème principal, c’est (encore une fois) qu’on en soit rendu là… Pourquoi autant de retard dans les travaux chaque fois? Comment l’administration municipale s’y prend-elle pour établir ses échéanciers?

La frustration des résidents se joint maintenant à celle des commerçants sur Rachel. Avec autant de colère de part et d’autre, la Ville doit revoir ses priorités et ses décisions.