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Nos incontournables de l'automne en théâtre et en danse

Crédit photo : Five Kings – L’Histoire de notre chute (Crédit photo: Claude Gagnon)
Nos incontournables de l'automne en théâtre et en danse
Est-ce que c’est seulement dans notre tête ou chaque saison culturelle est plus chargée et plus dangereusement attirante que la précédente? Toujours est-il que les mois de septembre et d’octobre sont remplis de spectacles qui feront courir les foules. Voici nos incontournables.

SEPTEMBRE
Question d’effectuer une transition en douceur entre l’été et l’exubérante rentrée, pourquoi ne pas aller voir une pièce sur le voyage? Plus précisément, Normal (Licorne, 31 août au 25 septembre), une œuvre durant laquelle Jean-Philippe Lehoux – qui nous avait donné l’exquis Napoléon Voyage (en reprise au Rideau Vert du 27 octobre au 7 novembre) – vérifie ce qu’on peut faire en tant que touriste dans une ville où rien ne se passe.

Autre reprise attendue: As Is (Duceppe, 9 septembre au 12 octobre), un théâtre musical ludique de Simon Boudreault, d’abord présenté au Théâtre d’Aujourd’hui, où l’on suit un nouvel employé de l’Armée du rachat qui tente de renverser l’ordre établi dans un sous-sol mal éclairé.
As is (Tel quel)
Le Théâtre d’Aujourd’hui accueille une délégation de 25 artistes de la francophonie (Québec, Canada, France, Comores, Belgique, République démocratique du Congo, Suisse), qui présente un road-trip déambulatoire séparé en 4 trajets de minibus aux univers bien distincts, dans Après la peur (1er au 5 septembre).

Fervents d’audace et de singularité, rendez-vous au Festival Grand Cru du Théâtre La Chapelle (8 septembre au 3 octobre), afin d’assister à un amalgame iconoclaste de cirque, de danse, de théâtre et de performance. Dans la sublime programmation, on remarque tout particulièrement Les Érotisseries, qui vous en mettront plein les yeux et plein la gueule, ainsi que La Putain de Babylone, avec l’artiste de cirque Andréane Leclerc.
La Putain de Babylone © Fred Péloquin
Vous serez chargés de regrets jusqu’à la fin de vos jours si vous manquez l’occasion de voir ou de revoir Tribus (La Licorne, 8 au 19 septembre), une pièce sur un jeune homme sourd qui tente de trouver sa voie, à l’intérieur et à l’extérieur d’une famille en mal de communication. Une splendeur impossible à oublier.

Dix tableaux, dix thèmes bibliques, dix contre-commandements exprimés dans une joute verbale de contes, de raps et de danse, où l’actualité et l’histoire se percutent. Voici un aperçu d’Oxygène, une pièce mise en scène par Christian Lapointe (Prospero, 15 septembre au 3 octobre).

Monia Chokri est à l’affiche de Peepshow (GO, 15 septembre au 10 octobre), une œuvre durant laquelle un Petit Chaperon rouge des temps modernes croisera la route d’êtres gorgés de désirs. Une mise en scène de Marie Brassard où les tabous et les interdits seront démasqués.

Karen Fennell et Jackie Gallant s’amusent à faire se rencontrer la danse contemporaine et le rock’n’roll, avec une bonne dose d’absurdité, dans The Trouble with Reality (Monument National, 17 au 20 septembre), alors que Karina Champoux et Philippe B investissent le café-bar de l’Agora de la danse en faisant se rencontrer leur art dans Les enchaînés (22 au 25 septembre).
Les enchaînés / Karina Champoux et Philippe B  / © Pierre-Luc Moisan
L’auteur Brian Perro et le metteur en scène Dominic Champagne s’attaquent à un monument de la littérature mondiale, en adaptant Moby Dick (TNM, 22 septembre au 17 octobre).

À l’Usine C, huit acteurs mangeront et débattront de sujets frôlant la banalité, jusqu’à ce qu’un champignon géant et une carotte violeuse surgissent et sèment le chaos, dans Une raclette (23 au 26 septembre).
Une raclette / Chiens de Navarre (Crédit: Balthazar Maisch)
Les stéréotypes masculins, comme le «lumbersexuel» et le «métrosexuel», seront disséqués lors d’un boot camp chorégraphique mené par George Stamos. Les hommes vous invitent à découvrir Situations (Agora de la danse, 30 septembre au 2 octobre).

OCTOBRE
Visite rare à Montréal, le Ballet national du Canada présentera des chorégraphies de Wayne McGregor, Marco Goecke et William Forsythe au Théâtre Maisonneuve (1er au 3 octobre).

Anne-Élisabeth Bossé, Daniel Parent, Émilie Bibeau, Simon Lacroix, Geneviève Schmidt et Mani Soleymanlou seront réunis dans Variations sur un temps (Quat’Sous, 5 au 30 octobre), une comédie de cinq courtes pièces où l’humour fin et les joies de l’absurde se font de l’œil.
Variations sur un temps
Impossible de passer à côté du retour de l’adaptation théâtrale du roman de Sophie Bienvenu, Et au pire on se mariera, dans la salle intime du Prospero (14 au 31 octobre).

La TOHU lancera sa saison circassienne avec une nouvelle création des 7 doigts de la main, qui offrent une œuvre moins théâtrale et moins verbale qu’à l’habitude. Ils se tournent cette fois vers 3 chorégraphes de renom, Marie Chouinard, Victor Quijada et Isabelle Chassé, afin de donner vie à Tryptique (14 au 25 octobre).
Tryptique (Crédit: Alexandre Galliez)
Les Grands Ballets canadiens de Montréal danseront Kaguyaheme, un conte populaire japonais du Xe siècle, chorégraphié par JIŘÍ KYLIÁN (Wilfrid-Pelletier, 15 au 30 octobre), pendant que la compagnie PPS Danse présentera un huit clos sur la cruauté du monde, en amalgamant le théâtre acrobatique et la danse, dans Bagne Recréation (Cinquième Salle, 21 au 31 octobre).

On remarque aussi Five Kings – l’histoire de notre chute (GO, 20 octobre au 8 novembre), une pièce du Théâtre PàP qui s’inspire d’un projet abandonné par Orson Welles: une œuvre-fleuve composée de fragments d’existences de Richard II, Richard III, Henry IV, V et VI.