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Notre coup de cœur de fin d'été pour l'excellent film «The Diary of a Teenage Girl»

Crédit photo : Sony Picture Classics
Notre coup de cœur de fin d'été pour l'excellent film «The Diary of a Teenage Girl»
C'est la bande dessinée de Phoebe Gloeckner qui a inspiré la jeune réalisatrice Marielle Heller à en faire une version cinématographique. Ce film sur l’adolescence et l'éveil sexuel raconte l'histoire de Minnie (Bel Powley), 15 ans, et de son coup de foudre pour le beau Monroe (Alexander Skarsgård, sans les dents de vampire), chum de sa mère Charlotte (Kristen Wiig). Vingt ans les séparent. Le goût du sexe et l’exploration de toutes ses possibilités joueront un rôle important alors que le monde adulte s'ouvre à elle. San Francisco, les années 70 et le flower power dans l’air. Heller signe une mise en scène en parfait accord avec l’esprit coloré de l’époque et la prépondérance de brun en mode. Des moments d’animation viennent enchanter le réel du récit, tel un conte. Le parfait film de fin d’été. On te présente 5 raisons qui pourraient t’inciter à le voir.   

1. Le charme de Minnie interprétée par Bel Powley en mode awkward
Crédit: Sony Picture Classics
Elle incarne ce qu'il y a de beau et de laid dans l’adolescence. Tout l’épanouissement qui se mêle à l’inconfort de notre place dans la société. Les petits problèmes de notre quotidien qu'on dramatise car on se regarde trop le nombril. La peur de l’inconnu, de la solitude. Ces éléments qui se mêlent au passage à l’âge adulte. Le besoin de s’exprimer par l’art. Dessiner. Continuer de dessiner. Ne pas se laisser freiner par la critique des autres. Créer le plus possible, mais ne pas arrêter de créer. Bel Powley s’investit à fond pour être à la hauteur de son personnage d’adolescente en constante transformation. De par son énergie juvénile dissimulée derrière ses grands yeux bleus, on n'a pas le choix de tomber sous son charme maladroit.

2. Alexander Skarsgård qui incarne Monroe
Crédit: Sony Picture Classics
Beau grand blond. Moustache. Cheveux de paille et d’or. Veste de cuir. Nonchalance. Sensualité masculine et virile (check ses pipes). Personnage qui vit. Une pulsion qui se rapproche de celle de l’adolescence, mais avec les libertés de l’âge adulte. Comme si chacune de ses apparitions à l'écran servaient à nous répondre d’un clin d’oeil. Soupir...

3. Kristen Wiig en mère libérée et féministe
Crédit: Sony Picture Classics
Kirsten Wiig, cigarette à la main, en mère qui arrose ses fin de semaine à la poudre et l’alcool. Faut pas trop se prendre la tête avec les responsabilités du quotidien, sinon ça devient monotone. Tempérament d’une mère incertaine, mais qui aime d’un amour profond ses enfants. Femme avec tous ses défauts, qui en fait aussi sa beauté et sa force. Wiig la joue à fond et ses mimiques, que l’on connait pour nous faire rire, collent parfaitement à la peau de son personnage.  

4. Une histoire de sexe
Crédit: Sony Picture Classics
Minnie perd sa virginité. Ouverture du film qui deviendra le point central de l’histoire. Dans un espace temps plus ou moins défini, on suit un court moment de vie en montagnes russes. Après, c’est l’exploration du sexe qui se poursuit avec tout le côté naïf de l’adolescence. On se lance dans tous les sens, question de situer nos limites. On se rend trop loin. On se fait juger. Mais à quoi bon les regrets causés par les autres? L’important, c’est d’y aller selon nos pulsions et de pas trop se faire mal en chemin. Minnie n’est pas là pour être jugée. Elle avance constamment et c’est ce qui fait la force de son personnage. Pas besoin de tomber dans le drame. Ici, les erreurs surviennent pour être réparées.     

5. Les années 70 et le soleil de San Francisco 
Crédit: Sony Picture Classics
Y a cette impression de sentir le patchouli et l’odeur des peaux qui se chauffent au soleil, qui transpirent à l’écran. Comme décor, San Francisco version 1970. Le pot. La liberté du sexe. L’affirmation du féminisme. Les soirées folles. L’oubli du lendemain. Souvenirs recréés du plaisir d’une époque perdue. En trame sonore, la musique du temps, ses riffs de guit psychédélique.  
 

The Diary of a Teenage Girl
En salles dès le 28 août