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Le girl power s'affiche avec l'expo «Woman x Women» à la Station 16

Crédit photo : MissMe
Le girl power s'affiche avec l'expo «Woman x Women» à la Station 16
La galerie d’art Station 16 cède son espace pour exposer le talent au féminin dans le cadre de l'expo Woman x Women organisé par Mira Silvers. Exposition exclusivement féminine. Dialogue entre différentes interprétations du courant féminin dans l’art. Des artistes d’ici et de partout. Le girl power s’affiche à Montréal. On te propose un survol de cinq artistes qui y seront représentées. Couvrez ce sein que je ne saurais voirF*ck that sh*t

1. Pony
Crédit: Page Facebook Pony
Genre de pop art moderne qui se laisse imprégner par la musique pop et Beyoncé, imaginé et dessiné par Gabrielle Laïla Tittley. Du beau, beaucoup de beau, sur papier, sur vêtements. Un univers par moments érotique, comique, bizarre. T’as peut-être déjà vu passer ses dessins sans t’en rendre compte sur les pochettes d’albums de Canailles ou du Husky. Elle fait aussi dans les affiches de show (Bernard Adamus, Loud Lary Ajust). Une fille d’ici avec beaucoup de talent. C’est à elle qu’on doit les évènements de L’amour passe à travers le linge. Feeling myself.   

2. Kosi Nnebe
Crédit: Page Facebook Coloured Conversations
Peindre la femme noire pour la libérer. La représenter pour éloigner les clichés raciaux que l’art a su coller aux peintures à la peau couleur café. L’éternel combat nécessaire des sous-représentés de notre société. Élargir la conscience sociale au-delà de la domination blanche, de la domination masculine. Voilà ce que tente Kosi Nnebe, étudiante à Concordia, du haut de ses 20 ans. Déconstruction des corps réfléchis sur plexiglass. Ode à la femme noire. 

3. MissMe 
Crédit: Page Facebook MissMe
Bad girl dans l’âme, MissMe détourne les murs enfermés des galeries pour exprimer son art dans la rue. Le mur extérieur comme symbole d’une liberté où les limites ne sont imposées que par la personne qui crée. Elle vit à Montréal, est née en Suisse et a grandi en France. Elle agit dans l’anonymat. Dénonce l’histoire des perdants, rend hommage aux figures iconiques du jazz (ses idôles), surligne notre société de consommation et en profite surtout pour célébrer la femme et toutes les déclinaisons possibles de sa féminité (jette un oeil à son blogue). Un mélange de symboles forts, détournés, issus de notre culture, souvent dans un contraste de noir et blanc romantique mêlé à des couleurs chaudes et vives. 

4. Guerrilla Girls
Crédit: Guerrilla Girls
1985. New York. La cellule du groupe Guerrilla Girls prend forme. Des féministes anonymes regroupées pour revendiquer le déséquilibre dans l’art moderne, de par son manque latent d’artistes féminins et de différents groupes ethniques. Le collectif existe toujours aujourd’hui, adapte ses révoltes à notre ère. Trente ans de vie. Les masques de gorilles arborés par les artistes toujours à l'appel. On utilise des images empreintes de notre imaginaire collectif pour les détourner en messages revendicateurs, souvent avec une touche d’humour ironique. 

5. Indie184
Crédit: Indie184
L’artiste new-yorkaise, née portoricaine, embrasse la culture du graffiti à son max. Plus de 15 ans d’expérience dans le milieu. Utilisation de couleurs vives. Lettres bombées. Une surenchère de dessins qui se superposent. À travers ce bordel étudié, un visage de femme se pose comme une force autour de laquelle gravitent les graffitis. Sorte de poèmes de la rue, ses oeuvres captivent le regard de par leur riche composition éclatée. 

Sugar 4 Brains présente WOMAN X WOMEN
Du 29 juillet au 8 août 2015 à la Station 16