+ Toutes les playlists

5 films clés du fameux réalisateur François Ozon, pour la sortie de son dernier, «Une nouvelle amie»

Crédit photo : Romain Duris et Anaïs Demoustier dans Une nouvelle amie
5 films clés du fameux réalisateur François Ozon, pour la sortie de son dernier, «Une nouvelle amie»
Le cinéaste français du décalage contemporain, nommons François Ozon, poursuit ses investigations transgressives avec son petit dernier, Une nouvelle amie. David (Romain Duris), un homme veuf, nouvellement plongé dans la tristesse de la perte de son épouse, se métamorphose...en femme. La meilleure amie de David, Claire (Anaïs Demoustier), doit apprendre à connaître une nouvelle personne. Désirs, imaginaires et réalité s'y côtoient, avec beauté et étrangeté de la chose simultanément mises de l'avant. Une bouffée d'oxygène essentielle au paysage français teinté de classico-classique. Pour tisser des liens et vous donner un peu de contexte, nous avons répertorié les fils clefs du très créatif Ozon, pour y retrouver les thématiques et caractéristiques habituellement rencontrées: psychologie, étrangetés, rencontres surprises, féminité, désir et inconscient...
 
1. Regarde la mer (1997)

L'histoire d'une jeune anglaise, Sasha, qui passe ses vacances avec sa fille, âgée de 10 mois, sur l'île d'Yeu dans la maison de son mari, resté à Paris pour travailler. Un soir, une aventurière, Tatiana, énigmatique et silencieuse, lui demande l'autorisation de planter sa tente dans le jardin. Sasha accepte et l'invite à dîner dans la maison pour rompre solitude et monotonie. Peu à peu, Tatiana envahit les lieux et la vie de son hôtesse. Huis clos, féminité, bouleversement des rencontres, tous les thèmes chers à Ozon sont déjà là.
 
2. Sitcom (1998)

Sitcom rompt tous les codes esthétiques et moraux. La transgression chère à Ozon est ici mise en scène par un rat qui arrive comme élément fort perturbateur sous un toit familial bien tranquille. Entre humour noir et rose bonbon, on voit les comportements étrangement évoluer, entre zoophilie, partouze, inceste et parricide. Différences et déviances, pas seulement pour provoquer, mais bien pour comprendre, observer, montrer.
 
3. Swimming Pool (2003)

Librement adapté du film La piscine de Jacques Deray, le film nous raconte l'histoire de Sarah Morton, jouée par Charlotte Rampling, auteure anglaise de romans policiers à succès en manque d'inspiration. Trouvant refuge dans la belle villa de son éditeur, elle y vit dans l'espoir de le voir la rejoindre. Mais c'est Julie, sa fille, qui arrive dans le calme de la villa. Antithèse parfaite de la quinquagénaire à la vie austère, la jeune Julie incarne désir, gourmandise et joie de vivre. Entre exaspération et attachement, convoitise et fascination, l'écrivaine s'inspire finalement de la jeune femme... Ambiguïté, étrangeté, fragilités cachées.
 
4. 8 femmes (2001)

Années 50, c'est Noël. Seulement voilà: on retrouve le maître de maison mort. Comme dans Clue, on cherche qui est la meurtrière parmi les huit femmes présentes. Un film complètement décalé qui parvient à réunir huit des plus grands actrices françaises, dont Catherine Deneuve, Emmanuelle Béart, Fanny Ardant et Isabelle Huppert. De grandes dames qui ont accepté de partager l'affiche et vivre l'aventure ensemble, quitte à mettre leur image en péril dans de drôles d'interprétations. Secrets et révélations se font et se défont pour un huit-clos hyper féminin, kitsch, et audacieux.
 
5. Potiche (2010)

Adaptation d'une pièce de boulevard, Potiche nous propulse, avec Catherine Deneuve en premier plan, dans l'univers bourgeois des années 70. Suzanne Pujol, la potiche en titre, se retrouve à la tête de l'entreprise familiale, normalement menée par son mari, Robert Pujol, selon toutes les bonnes convenances propres aux structures socioculturelles bourgeoises de l'époque. L'univers des années 70 est brillamment restitué, avec la distance et le choix des éléments nécessaires, le monde du théâtre, dont est issu le film, joliment restitué, et Catherine Deneuve, en pleine forme.
 
Une nouvelle amie
En salles dès le 5 juin 
Crédit: UniFrance Films