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Ton top parcours à New York pour le congé pascal!

Longue fin de semaine de Pâques qui arrive. Tu ne vas pas au Bal en Blanc? Tu penses t’organiser un petit séjour coquet à New York question de sentir le pouls de la Grosse Pomme? Tu peux aller dépenser plein d’argent, cumuler quelques hangovers et avoir un bref aperçu de ce à quoi notre printemps montréalais finira par ressembler (Vendredi saint = 17°C annoncé). On te refile des coups de coeur, des endroits plus connus dans des quartiers courus, des adresses moins connues dans des quartiers souvent moins parcourus, des expos, Broadway et évidemment, du plein air. Faudrait se forcer pour s’ennuyer là-bas.

1. Broadway
Hedwig and the Angry Inch (Joan Marcus)
On n'avait pas le choix de le mentionner, l’homme derrière Seinfeld et Curb Your Enthusiam, Larry David a décidé de faire le saut sur les planches de Broadway. Fish in the Dark, show déjà sold-out (mais comme bien des shows, tu peux t’en sortir en achetant des billets aux scalpers), est présenté comme une histoire écrite par Larry David avec un personnage qui ressemble à Larry David entouré de plein d’autres gens qui ne ressemblent pas à Larry David. Histoire qui tourne autour de la mort du père de famille et des complications qui en découlent. On retient surtout sa formule comédique très classique qui casse un peu avec le genre plus désordonné propre au créateur. Paraît qu’on rit. Que c’est loin d’être du grand Larry David, mais que pour les fans de l’homme (et y en a beaucoup), il y aura satisfaction.

Après, on te lance une valeur sûre, Docteur Doogie (Neil Patrick Harris) dans la peau de Hedwig and the Angry Inch. Film à la base de John Cameron Mitchell, c’est le parcours à travers les États-Unis d’un chanteur transexuel qui cumule les spectacles dans des salles minables. Le tout dans une atmosphère glam-rock, des grosses perruques platines et beaucoup de musique. Spectacle encensé par la critique, Harris se révèle être la parfaite personne pour incarner sur Broadway le mal-être rock du flamboyant personnage.

2. Expos 
Image tirée de Black Lake (2015), commandé par le MoMA et réalisé par Andrew Thomas Huang.  (Photo gracieuseté de Wellhart and One Little Indian)
L’art dans New York, t’en as plein et t’en as partout. En ce moment, une des expos qui fait le plus parler concerne le MoMa et sa rétrospective de l’oeuvre de Björk. Quand on pense à Björk, y a plein d’images qui nous viennent en tête. L’artiste a un parcours chargé en création. La critique est divisée, mais en majorité qualifie cette exposition de phénomène un peu raté. Mais bon, pour les admirateurs de la chanteuse, il serait plus que difficile de passer à côté de cette rétrospective. Si on se fie à ce genre d’expo déjà faite pour Tim Burton au MoMa ou même plus dernièrement à Chicago pour David Bowie, il faut souvent miser sur l’opportunité d’avoir accès à l’univers particulier de ses artistes. Tu vas découvrir des robes d’Alexander McQueen, les robots de All is Full of Love, la robe en cygne (of course) et plein d’autres artéfacts. Beaucoup de Björk, rien de nouveau dans la conception de ce type d’expositions, mais ça peut quand même nous attirer (avec raison).  

Si tu restes dans Brooklyn et que t’aimes mieux rester dans ton hood et regarder Manhattan au loin, il y a le Brooklyn Museum qui te présente un côté de Jean-Michel Basquiat moins exploré. Le musée te propose d’observer 160 pages écrites par le grand homme. On passe des notes personnelles, aux poèmes, au regard unique que Basquiat jetait sur New York et évidemment aux croquis de toutes les idées accomplies ou pas. Et n'oublie pas le Natural History Museum of New York, un must chaque fois (et tu peux t’en sortir en payant seulement la contribution volontaire). En plus, y a des dinosaures!

3. Musique
Alvvays
La fin de semaine de Pâques nous laisse un peu sur notre faim question musique à New York. Ça ne se passe pas tant que ça. Y a des grands noms de périodes passées du genre Billy Joel, Debbie Harry et Stevie Wonder (We love you, Stevie!). Si t’es prêt à vider ton portefeuille pour ce genre de show, go for it. Évidemment, tu t’en sors pas, Gregory Charles sera là en même temps que toi dans la ville, question de donner une série de shows. J’imagine que si tu tiens à passer une soirée vraiment WTF, tu peux faire ton premier arrêt là. Ce qu’on a retenu pour toi dans la programmation de la fin de semaine? Deux shows. Le premier: Alvvays (qui se prononce comme «always»). Groupe canadien qui fait dans l’indie-pop un peu rock avec une touche rétro, qui se donnera le 2 avril sur la scène du Bowery Ballroom. Quoi de mieux pour te les faire connaître que de te glisser deux extraits: «Archie, Marry Me» et «Adult Diversion».

Deuxième show: XXYYXX, ti-gars qui a lancé son album à 16 ans en 2012. Album composé dans la maison de ses parents. Toi, tu faisais quoi à 16 ans? Il fait dans l’électro de type un peu ambiante. Avec lui en tête d’affiche, Chet Fakerchanteur minimaliste dans le genre James Blake. Tout ça au Terminal 5 le 4 avril. 

4. Restos
http://www.robertaspizza.com
Tu veux te lancer dans la gastronomie et la dégustation de vins? Fais un arrêt aux Racines, qui célèbre d’ailleurs sa première année de vie. On parle ici d’une carte des vins avec une trentaine de pages, principalement des vins natures, des vins avec peu de manipulation, presque ou pas de sulfite, des choix en masse et pour tous les prix. Côté bouffe, on est dans la cuisine française moderne de qualité réalisée par le chef Frédéric Duca. Ici, tu payes pour la qualité de ton assiette et surtout, t’es pas déçu. Si tu passes par là et que tu vois une charmante sous-chef, tu peux même la saluer en bon québécois. (Emily Campeau fait partie de l’équipe qui a mis sur pied ce beau restaurant en plein Tribeca.) Un vrai Paris au coeur de New York. (94 Chambers St.)

New York, c’est les États-Unis et ça veut dire aussi pizza. Et qui dit pizza dit Roberta’s. Située dans Bushwick, cette place t’offre une ambiance vraiment cool, hipster style, de la bonne musique, du beau monde partout et surtout de la cristie de bonne pizza. Et à quoi on reconnait une bonne pizza? Les toppings, évidemment, mais aussi par la qualité de sa croûte. Et la croûte au Roberta’s, t’as envie de la manger. Vas-y à des heures où le monde mange moins, question de ne pas te taper les files interminables. Un gros must à essayer si ce n’est déjà fait. En plus, tu t’en sors assez bien monétairement, côté bouffe + alcool. (261 Moore St., Brooklyn)

Si t’es dans Crown Heights, en lendemain de brosse et que ton corps lutte pour sa survie, un gros déjeuner sale s’impose. Endroit bien sympathique et surtout sans prétention, le Tom’s Restaurant avec son décor de diner pas rénové t’offre une bonne sélection de déjeuners avec l’étiquette made in the U.S.A. Le côté très mexicain de certains plats est également à noter (tourne la tête vers les cuisines et tu comprendras). Tu te commandes une assiette de huevos rancheros, ça te coûte moins de 10$ et t’es prêt pour traverser le New York au complet à pied sans avoir faim avant le souper. Et question line-up, y a rien là! Quand t’attends dehors en ligne, on s’occupe de toi: oranges, pamplemousses coupés en quartiers te seront distribués, de même que des frites et un grand verre d'eau pour ton corps déshydraté. Tout ça gratis, des mains du propriétaire plus jeune jeune. Pour une expérience bien américaine. (782 Washington Ave, Brooklyn)

5. Bars
Union Pool
Pour voir un des plus beaux couchers de soleil au-dessus de Manhattan, tu vas au Wythe Hotel dans le chic Williamsburg. Bar situé en haut d’un hôtel, sa structure en vitre te permet d’admirer toute l’île de Manhattan et ses lumières pendant que tu bois une bière cheap ou un drink de qualité. Assieds-toi au bar si y’a de la place. Sinon, console-toi, y a une méga terrasse. Genre de bar où tu vas pour commencer ta soirée ou terminer ton après-midi. Laisse-toi pas intimider par son hall d’entrée, y a toute sorte de monde en haut. (80 Wythe Ave.) Retour dans Crown Heights: le Doris. Tu marches sur Fulton St. Tout a l’air de rien. T’as une porte. Tu la traverses. T’as un beau bar. Les drinks sont bons, la bière correcte. La musique, on te la passe sur des vinyles. Petit lieu très charmant. Du bruit, une bonne ambiance, et tu ne payes pas tes trucs un prix pas rapport. Si tu décides te t’aventurer dans Crown Heights, tu manquerais de quoi à ne pas passer par là. (1088 Fulton St., Brooklyn)

Bar sous-sol avec des bands live, décoré de sofas pas trop miteux et de tables de pool, de Mississippi, t'es au Fat Cat. Dans le West Village, le lieu s’anime sous la musique jazz live pendant que tu joues une partie de ping pong. Le gros plus, c’est que t’as plein de tables de divertissement donc t’as pas besoin d’attendre ou de te battre pour y avoir accès. Et le coin spectacle, un peu plus en retrait avec une ambiance cozy, te fera sentir comme dans ton salon. Pour les amateurs de jazz et de jeux de table. (75 Christopher St.) Two-Bit’s Retro Arcade, un lieu pour combler ton manque d’arcades rétro (les vraies!). Et t’as tous les jeux, de Paperboy à Ms. Pac-Man (fortemment recommandé), en passant par Mortal Kombat. Tu joues des games aux prix de l’époque (0.25$). Chaque soir, t’as un spécial sur l’alcool. Et si t’es chanceux, tu tombes sur le soir de la semaine où le barman te fais un pile ou face pour savoir si tu payes ta bière ou pas. Un bon endroit si t’as déjà tout dépensé. (153 Essex St.)

On mentionne au final le plutôt connu Union Pool (484 Union Ave, Brooklyn). Tsé, le bar avec une roulotte à tacos dans Nick & Norah’s Infinite Playlist? Gros meat market de monde avec une grosse terrasse. Endroit souvent trop plein, les gens vont là pour danser, regarder le show dans la salle à côté ou principalement manger du regard la beauté des autres (cruiser). Si tu décides de te prendre un taco pour assouvir ta fin, go for it, y sont bons et quand y a des boîtes de pizzas qui traînent sur le bar, en général, tu peux te servir dedans. Si t’as envie d’une escapade plus queer, tu traverses la rue et pas loin, t’as le Metropolitan pour faire un peu les mêmes choses qu’au Union Pool, la bouffe en moins et du monde pas mal plus éclaté, pour ne pas dire flyé. (559 Lorimer St, Brooklyn)

6. Plein air
Prospect Park (via Facebook)
En final de notre survol new yorkais, un volet plus extérieur/«santé». On comprend que c’est le printemps et que la brise peut se faire assez fraîche, mais n’oublie jamais l’utilité d’avoir un flasque d’alcool fort sur toi pour te réchauffer. Qui va te juger? Come on, t’es en vacances! On commence par le Brooklyn Bridge que tu peux traverser à pied ou à vélo, et qui te permet d’avoir un autre regard sur cette magnifique structure. Si tu te sens moins en forme, t’as toujours l’option de prendre le traversier East River Ferry qui t’amène de Brooklyn à Manhattan sur un parcours d’environ 1h-1h30 pour environ 7-10$ US. Tu fais l’embarquement à Brooklyn Bridge Park/Dumbo et tu descends à E.34th St. Midtown. (voir mappe)

On t’aurais normalement suggéré une marche sur le High Line ou encore une promenade dans Central Park, mais il se peut que tu apprécies moins ces activités en plein congé pascal, parce que tu vas être noyé dans le monde. Reste que si t’as envie d’une marche dans un gros parc, t’as toujours le Prospect Park du côté de Brooklyn. Très différent de Central Park, il en reste pas moins un endroit agréable avec une énorme étendue de vert et des arbres qui te font oublier tout se qui passe autour de toi. Et pour clore le volet New York, on te propose un trip à l’autre bout (qui se fait très bien en métro): Coney Island. Endroit mythique, lieu de recueillement pour les fans de Warriors, parc d’attraction rétro avec le charme de l’époque, sur le bord de l’eau, du sable et des concours de celui qui mange le plus d’hot-dogs en moins de temps. Endroit cinématographique dans son apparence, on peut se sentir comme un enfant dans Le Petit Monstre ou pris dans un cauchemar Stranger on the Train-style avec le côté un peu glauque que ces installations. S'il fait assez chaud, t’enlèves tout et tu te lances à l’eau: pas besoin de serviette!