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5 artères montréalaises tristement à l'agonie

Crédit photo : Richard Cavalleri pour Shutterstock
5 artères montréalaises tristement à l'agonie
Alors que certaines rues de Montréal florissent, d'autres tirent tranquillement leur révérence. Si la Wellington, la rue Notre-Dame et Ontario deviennent aussi hip sinon plus que le Plateau, on constate que certaines artères perdent leurs lettres de noblesse avec le temps.

NIGHTLIFE.CA a dressé un portrait un peu triste de 5 rues qui doucement s'enlignent vers la muerta.

La rue St-Denis
Crédit photo : Gene Arboit

La mythique rue St-Denis est en chute libre depuis les dernières années. Trafic, manque et hausse des prix de stationnements, loyers exorbitants, ces facteurs tuent à petit feu le coeur du centre-ville. On ne compte plus les boutiques qui plient bagage. Le designer québécois Philipphe Dubuc a maintenant pignon sur rue dans le Vieux-Montréal (417, rue St-Pierre) après avoir été établi pendant 18 ans sur la rue St-Denis. Essence du Papier et bien d'autres, ont eux aussi mis la clé sous la porte. Tenant le fort tant bien que mal, Arthur QuentinZoneGeorges Laoun opticien, la librairie Ulysse et les fleuristes Marcel Proust et Fauchois doivent leur survie au fait qu'ils soient propriétaires. Certains blâment Projet Montréal et la politique de Luc Ferrandez, d'autres croient que les grands centres commerciaux qui naissent un peu partout dans la métropole seraient en cause. Pour se consoler, il reste toujours les microbrasseries et les petits restaurants qui semblent avoir la couenne dure.

Le boulevard St-Laurent 
Crédit photo : districtmontréal

La Main a connu bien des hauts et des bas; les nombreux projets de construction ont eu raison d'elle, et ce, même avec les efforts publicitaires mis sur pied par la SDBSLRéputés pour être le point de rencontre des oiseaux de nuit, ces derniers auraient déserté le boulevard pour d'autres quartiers en pleine croissance. Heureusement, quelques bars, dont l'Appartement 200 attirent une nouvelle clientèle et redonne un second souffle à la Main. Si l'on va vers le nord, dans le coin de la Petite Italie, malgré la proximité du marché Jean-Talon et du Mile-End, il semblerait que le quartier ne soit plus ce qu'il était. L'âme italienne qui habitait ses lieux l'a déserté. Et ce même si quelques restaurants qui sont de fiers descendants de la familia italia sont établis sur les petites rues, on souhaite que davantage de jeunes entrepreneurs italiens suivent l'exemple et prennent le relais. 

La rue St-Catherine (Berri à St-Alexandre)
Crédit photo : flickr

Dans HOMA, elle est près de renaître avec des nouveaux restaurants, comme Les Affamés. Au centre-ville, elle oscille entre l'agonie et la résurrection. Entre Berri et St-Alexandre, il y a des sex shops à profusion (on n’a rien contre ce genre d'établissement, mais entre 4 stations de métro, un ou deux serait suffisant), des boutiques de souvenirs un peu douteuses, les bars de danseuses aux façades mornes et aux néons poussiéreux, ne dessinent pas un portrait reluisant de la légendaire artère. Une chance, le Quartier des spectacles ainsi que le bâtiment 2-22 qui abrite, CIBLLa Vitrine et le bar Pandore, pimp un peu la St-Cath. On note le désir de changement et c'est tant mieux.

Laurier Ouest

Crédit photo : Laurier Ouest

Tout comme St-Denis, Laurier Ouest, LA destination pour acheter accessoires et vêtements de luxe voit ses boutiques se vider, les unes après les autres. Par exemple, le magasin Enfants Deslongschamps spécialisé dans le prêt-à-porter haut de gamme pour bout de chou a tout récemment fermé ses portes. Les gens désertent peu à peu la rue pour les grands centres, car ces derniers sont plus #driverfriendly ou préfèrent de loin le magasinage en ligne. De plus, selon notre sondage ô combien scientifique, certains ont avoué ne pas aimer se balader sur Laurier, trouvant l'atmosphère un peu snob! Quoi qu'il en soit, reste qu'il serait bien dommage que d'autres commerces  emboîtent le pas et décident de fermer ou migrer ailleurs. La beauté d'une métropole réside en sa diversité et non son homogénéité.

La rue de Verdun
Crédit photo : icomos / La Wellington


Ce n'est pas une surprise pour personne, étant donné que cette rue de Verdun ne jouissait pas d'une réputation à tout casser! La situation sur cette rue s'est dégradée depuis le développement de la promenade Wellington, qui elle, n'a rien à envier aux artères les plus populaires de Montréal. Froide et sans vie, la rue de Verdun fait un peu d'ombre au fameux hashtag #verdunluv

Évidemment, elles ne sont pas les seules. Tout récemment un article est sorti concernant la rue Prince-Arthur qui connaîtrait elle aussi le même sort. En connaissez-vous d'autres qui auraient besoin d'un peu de love ?