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«Égrégore»: une expo de calibre international qu’il serait quasi criminel de manquer

Crédit photo : Anthony Ausgang
«Égrégore»: une expo de calibre international qu’il serait quasi criminel de manquer
Après une période de gestation qui dure depuis plus d'un an, la Galerie d'art Yves Laroche est fin prête pour accoucher d'Égrégore: Le zénith du pop surréalisme. Vous vous interrogez peut-être sur ce qu'est un égrégore? J'avoue m’être posé la même question. Le concept est vague: d’abord élaboré par les hermétistes, il sera repris par les surréalistes, et désigne un esprit de groupe, une volonté commune nourrie par les désirs et les ambitions d’individus. Lorsque je demande à José Enrique Montes Hernandez et Alexis Hranchuk, membres de l’équipe Yves Laroche, de m’offrir leur vision de la chose, ils me donnent, pêle-mêle, les réponses suivantes: «Désir gestuel... The essence of something... Quand les âmes se rassemblent... Les premiers quinze jours d'un nouvel amour.» L’esprit d’Égrégore consiste donc à réunir toutes ces émotions, mises en lumière par les artistes présents, en un tout cohérent.
 
Et des artistes présents, il y en a! C’est plus d’une cinquantaine de créateurs qui participent à l’orgie visuelle. Rassembler toutes ces œuvres sous un même toit n’est pas un travail de tout repos, comme le racontent Hranchuk et Hernandez: «Nous avons décidé d'organiser cette exposition il y a plus d'un an, en fixant la date de tombée des œuvres pour le mois d'août... et nous attendons encore quelques pièces!» La décision de mettre sur pied une exposition de cette envergure, regroupant ce qui se fait de mieux en matière de Pop surréalisme et de Lowbrow, ne découle pas d’un désir de s’inscrire dans les courants actuels. On m’explique que c’est M. Laroche, mû par son seul amour de ces courants artistiques, qui a décidé d’entreprendre l’aventure: «Il le fait beaucoup par amour, en ne suivant pas nécessairement les courants. Il s'agissait de regrouper une cinquantaine d'artistes qu'il aime personnellement.»
Liam Barr, Wed to the Wheel  
Gary Taxali, Hamburgerspecial
Michael Page, Psilocybin and Cats
Alors, qui sont-ils ces artistes qui conjurent l’égrégore? Plusieurs sont issus de milieux non traditionnels — en ce sens que ces milieux ne donnaient généralement pas accès aux galeries — tels que la bande dessinée, les graphiques de skateboard ou le tatouage. C’est à travers plusieurs médias qu’ils nous offrent les images qui sommeillent dans la lumière de leur inconscient: peinture, sculpture, photo, etc. Des artistes tels que Miss Van, Ron English, Jason Yarmosky et Dave Cooper démontrent un désir de déconstruire la réalité et de transposer des visions quotidiennes dans un décor totalement surréaliste.
 
Égrégore est probablement l’exposition montréalaise qui m’a le plus touché. L’ampleur de l’offre artistique est incalculable et cette rétrospective en est une de calibre international qu’il serait quasi criminel de manquer. Donc, si vous n’avez qu’une seule exposition à voir cette saison, assurez-vous que ce soit Égrégore… Sinon, j’enverrai des monstres surréalistes vous dévorer.
 
Égrégore: Le zénith du pop surréalisme
Du 30 octobre au 20 décembre 2014
Galerie Yves Laroche | 6355 Saint-Laurent | yveslaroche.com


SoutherSalazar, Wanderers
Chris Mars, Cesium Sunset Hero
Miss Van, Diablada
Jean Labourdette, Jack in the Box