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Lectures de septembre: les livres québécois gagnent notre cœur

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Lectures de septembre: les livres québécois gagnent notre cœur
À chaque mois de septembre, je ne sais plus où donner de la tête dans les lectures! Beaucoup de choix déchirants ont en effet eu lieu au moment de sélectionner les livres du mois, où se sont clairement imposées les parutions québécoises...Bonne lecture!

Roman
- La mandibule argentée, de Bertrand Busson, Marchands de feuilles, 27,95$, en librairie.
La bouche, lieu de compréhension du monde? «Tout, dans une bouche, est un jeu de conséquences et de répercussions», croit en tout cas Hubert Morille, dentiste légiste porté sur la psychologie dentaire qui travaille pour le compte du vorace policier GruGru. Après son thriller botanique Le phyto-analyste, cette nouvelle enquête truffée d’amusantes métaphores alimentaires est singulière et pleine d'esprit. (Et puis, on adore la couverture.) 



Nouvelles - Pourquoi cours-tu comme ça?, collectif sous la direction de Marie-Josée Turgeon et Michel Jean, Stanké, 22,95$, en librairie.
Qui sont ces coureurs qui ont envahi ces dernières années les trottoirs, les parcs, la ville entière? Et qu’est-ce qui les motive à avaler les kilomètres sans faiblir? Michel Jean, Nathalie Roy, Patrice Godin, et d'autres coureurs aguerris qui sont aussi auteurs, tentent de répondre par le truchement de la fiction. Résultat : une collection d’histoires étonnantes, allant du drame au rose bonbon en passant par le fantastique, qui se succèdent à bon rythme, sans s'essouffler.  



Roman - Aux jardins des acacias, de Marie-Claire Blais. Boréal, 25,95$, en librairie.
On prend une grande inspiration avant de plonger dans ce septième opus du cycle Soifs, amorcé en 1995. C’est que la grande écrivaine continue de donner une voix aux sans-papiers, aux prostitués, aux sidéens, bref aux exclus qui peuplent cette « terre des hommes ingrate et méchante » dans sa narration d’un seul souffle, qui s’étire comme une longue phrase rythmée seulement par des virgules. Un magnifique chant de douleur, ample et hypnotique.   


RomanLa ballade d’Ali Baba, de Catherine Mavrikakis. Héliotrope, 21,95$, en librairie.
À Montréal, un soir de tempête, Érina Papadopoulos sauve la vie d’un vieillard… pour se rendre compte qu’il s’agit de son père, mort neuf mois plus tôt. Ce charmeur invétéré, ce raconteur d’histoires qui n’a jamais pu tenir en place a une dernière requête pour elle. Autour de cette improbable résurrection, Mavrikakis se fait cartographe : elle retrace l’itinéraire de cet homme plus grand que nature et entreprend du même coup le périple nostalgique d’Érina, en suivant le fil qui relie une fille à son père.  


Correspondance – Révolutions, de Nicolas Dickner et Dominique Fortier. Alto, 32,95$, en librairie (tirage limité), voir aussi site web
Ça prenait les éditions Alto pour imaginer un projet fou de ce genre : une correspondance tournant autour du calendrier républicain (créé par les révolutionnaires français en 1792), avec ses noms de mois pittoresques comme Vendémiaire, Pluviôse et Thermidor. Cet espèce d’almanach où s’insèrent confidences, fabulations et même recettes (!), se révèle un objet précieux et enrichissant; une vraie petite révolution littéraire qui meublera nos soirées d’automne.


Horreur Malphas 4 – Grande liquidation, de Patrick Sénécal. Alire, 29,95$, sortie : 25 sept.
Julien Sarkozy, à deux doigts de découvrir les machinations diaboliques des Archlax qui se déroulent dans la cave du cégep Malphas, a dû quitter Saint-Trailouin en catastrophe pour protéger la vie de son fils. Mais, le professeur à la curiosité insatiable (et au franc-parler légendaire) ne résiste pas à l’envie de retourner dans l’étrange patelin où la grève étudiante va accélérer les révélations qui closent en beauté la série. Ben oui, toute bonne chose a une fin.


Et vous, quels livres lisez-vous ce mois-ci?