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5 galeries canadiennes à découvrir pendant la foire d’art contemporain Papier14

Crédit photo : Kiosque dc3 Art Projects, Papier13
5 galeries canadiennes à découvrir pendant la foire d’art contemporain Papier14
Une vague d’œuvres d’art sur papier va déferler sur Montréal pour la septième édition de la foire Papier, un événement unique en son genre. Pas moins de 44 galeries de partout au pays, dont 19 de l’extérieur du Québec, vont exposer les travaux de leurs artistes pour le grand public, amateurs d’art et professionnels confondus. Originaires de Montréal, mais aussi de Québec, d’Ottawa, de Toronto, de Calgary, d’Edmonton ou encore de Vancouver, les galeristes investiront le Quartier des spectacles. De quoi faire de belles découvertes en tous genres, entre pratiques traditionnelles et questionnements contemporains, échelles locales et internationales, artistes émergents ou déjà acclamés. Voici un avant-goût, au travers de 5 galeries, du voyage pancanadien qui vous attend:
 
 
1. Dc3 Art Projects
(Edmonton)
Amalie Atkins, Girl with Bolex from Scenes from a Secret World, (2008), dc3 Art Projects 
Dc3 Art Projects se consacre au soutien d’artistes émergents ou en milieu de carrière. Des images tirées du film enchanteur d’Amalie Atkins, Scenes From a Secret World, sont à découvrir. Par ailleurs, Dc3 Art Projects a choisi de présenter, pour cette édition 2014, des artistes montréalais qui travaillent plusieurs médias. La question environnementale, entre mémoire et absence, est explorée tant dans les petits paysages d’Andréanne Godin et les photographies de Mitch Mitchell que dans les dessins et croquis à l’encre et à la gouache de Matt Shane. L’enfance sera l’autre axe principal de cette exposition: avec Tammy Salzl et ses collages qui racontent des histoires troublantes et pleines de contes de fées et de fables, avec Lorraine Simms qui revisite notre représentation des jouets d'enfants détenus et dans la servitude, ou bien avec Jude Griebel et ses graphites sur papier et papier mâché qui représentent l’enfance au travers de prairies surréalistes.
 
2. LE Gallery
(Toronto)
Tristram Lansdowne, Autonecropolitan II, (2013) , LE Gallery 
LE Gallery s’est donné pour mandat de faire connaître les artistes émergents au discours souvent critique de la scène artistique contemporaine de Toronto. Ce qu’elle nous montre ici dans un panorama relativement complet en invitant la plupart de ses artistes. Tristram Landsdowne nous propose ses constructions d’aquarelle oniriques, délicates et mystérieuses, entre architecture de pierre et végétaux. À voir aussi: le décoratif, le surréalisme et l’étrange solitude d’un Luke Painter, la recherche d’un pont entre peinture traditionnelle et graffiti d’une Nathalie Thibault, la figure de la femme remise en question avec beaucoup de sensibilité par Sarah Clifford-Rashotte, les créatures surprenantes issues du monde animé d’un Nicholas Di Genova ou encore l’excentricité colorée, entre Orient et Occident, d’un Mitsuo Kimura.
 
3. Trench Contemporary Art
(Vancouver)
Vincent Trasov, Mr. Peanut in New York, (1970), Trench Contemporary Art 
La galerie Trench Contemporary Art, fidèle à elle-même, exposera des artistes reconnus aux côtés d’artistes à découvrir de Vancouver et des terres autour de la côte ouest. Nous aurons le plaisir de voir le travail du surprenant Nicholas Galanin qui mélange sans hésitation des techniques et matériaux traditionnels à des esthétiques très contemporaines, ou celui de Carrie Walker et ses dessins et aquarelles qui réinventent les animaux et univers des contes et de la forêt. Et bien sûr, la chance de rencontrer le fameux Mr. Peanut, le personnage drôle et absurde de Vincent Trasov qui questionne le sens des choses, le réel et l’identité, et qui a contribué à faire connaître l’art conceptuel canadien à l’international. Entre autres découvertes.
 
4. Patrick Mikhail Gallery 
(Ottawa)
Jennifer Lefort, Converging signs (pink and black) (2014), Patrick Mikhail GalleryR
Les oeuvres de la Patrick Mikhail Gallery sont toujours porteuses de questions pertinentes sur le monde d’aujourd’hui. Nous aurons l’occasion de parcourir le travail plein de couleur et d’énergie d’une Jennifer Lefort qui célèbre l’éphémère beauté de la nature tout en interrogeant la place que trouve l’être humain dans les espaces urbains. Ou la photographie de Kristopher Karklin qui interroge le souvenir, ses déformations, ses oublis, et finalement l’illusion et la réalité de l’expérience, au sein de personnages capturés dans des espaces vides. Ou encore celui de Thomas Kneubühler qui examine avec justesse les conséquences des technologies, des espaces urbains, des zones de surveillance et de tous les aspects de la vie moderne sur le devenir et la nature de l’être humain…
 
5. General Hardware Contemporary
(Toronto)

John Armstrong & Paul Collins, Galafa Bridge Corner – Time Zone 8 Corner, (2012), General Hardware Contemporary 
General Hardware Contemporary, menée par Niki Dracos, femme vétéran de l’industrie du design, présente une large palette d’oeuvres internationales et multiples. À l’avant-plan, les très reconnus John Armstrong et Paul Collins, l’un habitant à Toronto, l’autre à Paris, scellent 25 ans de travail collaboratif. Au centre de leurs préoccupations: la distance, la différence, la simultanéité, la séparation, et finalement la perte du repère géographique. Stacey Tyrell questionne l’identité au travers de ses puissantes photographies, ne serait-ce que la distinction entre blancheur et noirceur dans un monde de plus en plus métissé. Kate Wilson nous fait entrer dans son monde d’étrangetés modernes, entre carnaval et non sens, objets organiques et structures industrielles, panneaux de signalisation, lumières et paysages ravagés. Scott Everingham nous fait plonger dans ses paysages abstraits aux empreintes surréalistes, ouverts et tellement délicats. Pour ne citer qu’eux.
 
 
Papier 14
Du 25 au 27 avril 2014 (à l’angle des rues Ste-Catherine O. & Clark)
Jeudi 24 avril: Soirée d’ouverture bénéfice VIP