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Ken Scott réalise «Delivery Man» pour les Américains : le défi du remake

C’est l’automne des réalisateurs québécois chez nos voisins du Sud! Après Denis Villeneuve avec Prisoners et Jean-Marc Vallée avec Dallas Buyers Club, c’est au tour de Ken Scott de présenter Delivery Man aux Américains. Delivery Man est le «remake» du très populaire Starbuck sorti sur nos écrans en juillet 2011. Vince Vaughn campe le rôle de David Wozniak, interprété dans la version québécoise par Patrick Huard, et découvre lui aussi qu’il est le géniteur de 533 enfants qui souhaitent connaître son identité. Nightlife.ca a discuté avec le réalisateur et scénariste Ken Scott des défis de réaliser un «remake» de son propre film alors qu’il était en tournage à Boston pour Business Trip, mettant également en vedette Vince Vaugh.
 
 
Pouvez-vous nous rappeler comment vous vous êtes retrouvé à réaliser le «remake» américain de Starbuck?
Dès la sortie du film, il y a eu de l’intérêt pour en faire un «remake». Ce qui était important pour nous, c’était de trouver les bons partenaires, mais aussi de trouver un studio qui allait mener à terme le projet. Il arrive souvent qu’un studio achète les droits d’un film pour en faire un «remake» et qu'il ne se fasse jamais. Quand on a rencontré Steven Spielberg et les gens de DreamWorks, on a tout de suite senti qu’on avait la bonne équipe. Ils avaient envie de faire le même film que nous, et ils étaient ouverts à ce que je le réalise.
 
Est-ce que vous avez eu votre mot à dire sur le choix des acteurs?
Oui. En fait, dès la première rencontre, nous avons discuté de l’acteur qui allait jouer le rôle principal, et Vince Vaughn nous est tous apparu comme un bon choix. Le film est structuré de telle façon que l’acteur principal est dans chaque scène. Il nous fallait donc un bon acteur, charismatique, et à l'aise avec la comédie. On trouvait tous que Vince Vaughn était mûr pour un rôle comme ça.
 
Est-ce que ça été un défi d’adapter le scénario pour les Américains, tout en gardant l’essence originale?
C’était l’objectif de ne pas dénaturer le film original. Il fallait raconter l’histoire de la meilleure façon possible, tout en intégrant la culture américaine. On peut penser que c’est plus facile de faire un «remake», mais non, il faut quand même le faire, le film! On ne peut pas que copier l’original ou essayer d’être différent seulement pour être différent. Il faut sentir l’étincelle de la création. Il faut que les acteurs puissent amener leur propre personnalité, leurs propres perceptions. 
 
Ça devait quand même être étrange parfois pour vous sur le plateau, non?
Pas vraiment. Les acteurs ont tous vu l’original, mais à partir du moment où on a commencé à travailler, j’ai choisi de ne plus parler de Starbuck. Comme réalisateur, j’ai réussi à être vraiment dans le moment présent, pas dans les «flashbacks».  
 
Est-ce que faire le «remake» de son propre film permet d’y apporter certaines améliorations?
Oui, il y a cette possibilité-là. En même temps, on savait que le film fonctionnait plutôt bien pour un public américain. Starbuck a été présenté dans plusieurs festivals et a remporté le Prix du public à Sonoma, Santa Barbara et Palm Springs. On avait vu dans les salles les réactions du public américain, donc on savait que ça marcherait bien.
 
Delivery Man | En salle le 22 novembre