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Entrevue avec les Dead Obies, puis écoute de leur album ovni post-rap qui choque

Espèce d'ovni de la scène rap montréalaise, Dead Obies titille les oreilles (et fait parfois froncer les sourcils) partout où il passe. C'est donc bien intriguée que j'ai passé un coup de fil à Yes Mccan, qui m'a jasé de Montréal $ud dont la sortie est prévue le 12 novembre.
 
Allons-y pour la petite histoire. Le groupe post-rap franglais Dead Obies est sorti d'un sous-sol de la Rive-Sud en plein printemps érable avec sa mixtape Collation Vol. 1. « C'est une collection de chansons qu'on a fait en jammant pour le fun. Et la réponse a été bonne. I guess à cause de notre authenticité. » La suite? Deuxième place aux Francouvertes 2013, show remarqué au FME... Si bien que le collectif, constitué de Yes Mccan, Snail Kid, 20Some, VNCE, O.G.BEAR et RCA, est devenu un groupe décidé à travailler sur un premier album.
 
Aujourd'hui, Dead Obies présente un résultat plus léché avec Montréal $ud. « On a analysé nos forces, nos faiblesses et on se les ait lancées dans la face. On se tient loin des conventions. Ça libère la création et peut-être même aussi la réception. » C'est à espérer puisque si l'approche musicale de la formation, qu'on compare à Alaclair Ensemble, est parfois critiquée, il en est de même pour l'utilisation du franglais: «C'est le mélange des langues qui choque. Parce que personne ne s'insurge contre Céline Dion! Je trouve ça très petit comme manière de penser. »
 
Et loin de flirter avec la « petite réflexion », Dead Obies présente plutôt une fine vision de l'aliénation vécue par certains jeunes de la Rive-Sud. Ça donne quoi? Un album lucide, agressif, bon. Très bon. À découvrir absolument au Cabaret du Mile-End le 13 novembre prochain.

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