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Faux-folk, bébé et l'importance de rester légers: Entrevue avec AroarA

Difficile de mettre AroarA dans une case. Parfois folk, parfois électro, toujours un peu hors-champ. « On nous a dit que c’était du faux-folk. Ça nous va, mais on n’a jamais pensé à une catégorie ou une autre quand on a commencé à travailler ce projet-là », racontent les époux Ariel et Andrew, par un dimanche matin ensoleillé, autour d’un café pour moi et d’un jus d’orange pour Ariel: la caféine, ce n’est pas recommandé pour les femmes enceintes. « Heureusement qu’on ne bouge pas trop pendant nos spectacles, on va pouvoir continuer à en donner encore quelques semaines! » dit-elle en riant.

In The Pines est une mise en chanson de 14 poèmes d’Alice Notley tirés du recueil éponyme. « En lisant ce recueil, on a trouvé que certains poèmes étaient structurés comme des chansons, alors on a voulu les mettre en musique », raconte Andrew. « On voulait surtout faire un disque ensemble, tous seuls. On n’avait pas envie de travailler avec plein de musiciens et une grosse orchestration: garder ça simple, enregistrer dans notre appartement.» Pour le fondateur de Broken Social Scene, c’est effectivement un gros changement! Ariel ajoute: « Ça nous a servis, de garder ça léger: on faisait une première partie à Vancouver et ça a été annulé pour je ne sais trop quelle raison, mais on a contacté tous nos fans via Facebook et Twitter et on a fini par faire un concert improvisé dans la cour arrière des gens qui nous hébergeaient là-bas. C’est une flexibilité qu’on n’aurait jamais pu avoir autrement. »

L’album In The Pines est déjà disponible depuis la fin août; « On n’a pas fait de lancement à Montréal avant cette semaine, tout simplement parce que ça n’a pas adonné ».

Sala Rossa
Mercredi 16 octobre

(Première partie : The Sin & The Swoon.)