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Renaud Lacelle-Bourdon carbure aux performances extrêmes et très physiques

Renaud Lacelle-Bourdon vit de théâtre ces temps-ci.  Son automne et son hiver lui seront entièrement dédiés. Le comédien sera tout d’abord de la distribution de la pièce à l’interminable, mais non moins magnifique titre En dessous de vos corps je trouverai ce qui est immense et qui ne s’arrête pas, qui débute cette semaine à la Licorne. Ensuite, débuteront pour lui les répétitions d’Icare, dont il tient le rôle-titre, et qui prendra l’affiche en janvier 2014, au Théâtre du Nouveau Monde.

«Présentement, c’est le théâtre "ma famille", dit celui qu’on a pu voir l’an passé à la télé dans le rôle du serveur dans Les Bobos (!). C’est une belle année qui s’annonce pour moi. On m’a offert de beaux personnages, de belles partitions, que j’ai bien l’intention de savourer!»

De théâtre et d’eau fraîche
Dans En dessous de vos corps je trouverai ce qui est immense et qui ne s’arrête pas, signée et mise en scène par Steve Gagnon, une relecture toute contemporaine de la tragédie de Racine, Britannicus, Renaud Lacelle-Bourdon se glisse dans la peau du cruel Néron.

«Néron est un personnage mythique complètement disjoncté, mais dans la pièce de Steve, Néron pourrait bien être vous et moi, affirme le comédien sorti du Conservatoire d'art dramatique de Montréal en 2001. Il vit dans une maison de banlieue qui pourrait être à Laval, dans un contexte familial étouffant, avec un frère beau comme un dieu qu’il jalouse et avec une mère qui l’aime trop. Pour s’en sortir, il va user de son pouvoir et détruire son cocon. C’est une pièce chargée d’intensité et d’émotions.»


Renaud Lacelle-Bourdon et Guillaume Perreault (Crédit: Suzane O'Neill)

Renaud Lacelle-Bourdon carbure aux performances extrêmes et très physiques. On l’a vu entre autres donner énergiquement la réplique à Olivier Morin dans la pièce Le grand cahier, pour laquelle il a remporté un cochon d’or (prix qui récompense le théâtre émergent) de la «meilleure interprétation». On l’avait d’ailleurs découvert dans un intense huis clos avec Danielle Proulx, Vincent River. Pas surprenant que l’interprète «très physique» est aussi membre de la compagnie de danse de Dave St-Pierre.

«Je ne vais jamais dire que je suis un danseur, je suis plutôt un ‘‘bougeur’’. J’aime travailler avec Dave car il y a une grande part de théâtralité dans ses créations, mais également un grand déploiement d’énergie physique qui est crucial pour moi, confie-t-il. J’ai d’ailleurs commencé à travailler également avec la chorégraphe Mélanie Demers. On aimerait bien développer quelque chose ensemble, c’est dans l’air…»

En dessous de vos corps, je trouverai ce qui est immense et qui ne s’arrête pas
Théâtre La Licorne
Du 1er octobre au 9 novembre