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Juveniles, Aline, Fauve: la scène émergente française révèle de nouvelles têtes à surveiller

Ils sont jeunes, inventifs, et plutôt fringants. Les nouvelles figures de la scène pop française ont impulsé de grosses vagues bien houleuses dans les eaux troubles du paysage musical de l'hexagone. 

En plus de remuer à grand bruit les colonnes de la presse culturelle, Aline, Juveniles ou Divine Paiste sont, entre autres, venus dépoussiérer les vieilles références à la manière d'un courant d'air frais. Louable renewal, inspiré et séducteur, qui sera venu titiller bien des pudeurs, agrandissant au passage son lot de playlists nocturnes. 

Il y a de tout, comme à l'accoutumée. On vous fait un petit tour d'horizon, pas exhaustif, de ces groupes remarqués par la presse culturelle française en 2013. 

JUVENILES

Adoubés par les inRocks, les deux garçons de Juveniles disséminent leurs montées d’électro-pop sous acide en faisant frétiller leur synthé nocturne à gros volume. Au carrefour des premiers New Order et de Bryan Ferry, Juveniles (2013) pousse loin devant l’expérience new wave, delayage inclus. À écouter pour ceux qui font du spleen leur compagnon de route.


PENDENTIF

On croque dans la pop délicate et séductrice de Pendentif comme dans un fruit juteux. Cindy chantonne joliment l’amour coloré et les paradis perdus, tandis que les mélodies acoustiques et sucrées glissent fragilement les unes par-dessus les autres. La séduction tropicale de Pendentif s’écoute forcément au bord de la piscine, les pieds dans l’eau.

Leur premier album Mafia douce est sorti le 24 septembre dernier.

ALINE

Avec un Regarde le ciel (2013) généreusement pluggé sur les 80s', Aline distille sa nostalgie pop rock dans de grands éclats solaires. Planquée quelque part entre Daho et The Smith, la réjouissante cold wave désabusée de Romain et ses copains scintille joyeusement et se déguste, dans l’idéal, avec ta moitié. Illustration :


 

≠ FAUVE

Difficile de rater l’objet de toutes les adulations : ≠ FAUVE a fait frissonner du monde. Coincé dans un spoken words véloce et incisif, Fauve parle en symboles et en métaphores génériques. Ces quatre Parisiens auraient, dit-on, soufflé leurs espoirs débordants à la figure d’une génération infiniment bancale dans ses chaussures. Si l'on reste sceptique, c'est que, dans son EP Blizzard (2013), Fauve surjoue sans arrêt, et déverse une mélancolie tire-lame façon avalanche poudreuse. 

Voyez plutôt :

BENGALE

Bengale incarne un peu à lui tout seul ce qu’on retient de la nouvelle scène pop française. Pas trop sérieux, pas trop fous, les six bordelais se fendent d’une touche naïve en skaï, un brin rêveuse, suspendue sur la cadence d’une pop nerveuse, aérienne, délicatement entraînante. 

On oblitère son ticket d’entrée par ici :


 

DIVINE PAISTE

Dévoilé cette année par le concours des inRocks Lab, Divine Paiste se fend d’un indie rock plutôt cosmique. Ils sèment leurs bulles sonores lancinantes entre deux martèlements de guitare râpeux et impulsifs. Abonnés aux joies esthétiques, les membres du groupe nous en mettent aussi plein les yeux pour leur dernier album, Crystal Waves on a Frozen Lake (2013), avec douze clips à la mise en scène impeccable.

 

PONI HOAX

Paquet cadeau pour terminer. Plus vraiment méconnu ni émergent, Poni Hoax a percuté la scène électro-rock française à grand bruit avec sa comète homonyme, Poni Hoax, en 2006. Le groupe capitalise sur un hybride disco rock qui a bien vécu sa consanguinité. Alors qu'on ne les attendait plus, ils propulsent cette année leur dernier missile, A State Of War. Extrait :