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Chronique de fin de soirée: ma première fois avec Gen (à Pop Montréal)

On se souvient toujours de sa première fois. Et ce soir, c’est ma première (fin de) soirée avec Gen de La (Found)erie.

Même si on se connaît depuis quelques années et que j’aime toujours m’arrêter à sa boutique, après le travail ou le week-end pour jaser de tout et de rien comme le font les Italiens au Café Italia, notre amitié n’avait toujours pas passé le test de la (fin de) soirée à deux, (presque) seuls.

C’est toujours risqué comme situation. Après tout, une mauvaise (fin de) soirée occasionne des malaises et qui sait où tout cela peut mener? #Drama

Plan de soirée

Le plan de (fin de) la soirée: supporter son amie Kara du groupe Un (prononcer en anglais comme «un» popular), qui performe pour la première fois en solo depuis le départ de la drummeuse.

Je propose de commencer la soirée chez moi afin qu’on puisse prendre le temps de boire quelques bières (et pourquoi pas quelques Old Faithful). Pas question d’arriver sobre à un spectacle programmé dans le cadre de Pop Montréal!

La dernière fois que j’ai mis les pieds au Lambi, c’était pour un iPod Battle en 2007. Rien pour me rajeunir. Rien pour rajeunir la salle qui a trouvé le moyen de garder la même odeur après toutes ces années.  En entrant, on retrouve une foule (qui ne semble pas du tout  incommodée par la mauvaise odeur ambiante), qui comprend certaines célébrités de la presse écrite venues spécialement pour Jessy Lanza (...qu’on vient tout juste de rater, semblerait-il...).

En attendant l’arrivée sur scène de Kara, qui patiente nerveusement en compagnie de Gen et de moi-même, nous buvons des produits McAuslan à 6$ la bouteille en écoutant le groupe disco-garage Le Couleur. Musicalement  quelque part entre Electric Youth et le Boogie Wonder Band, il n’y existe aucune raison qui puisse expliquer que le bassiste porte des lunettes de soleil à l’intérieur ET une casquette par en arrière. J’imagine qu’il voulait être «cool». La bonne nouvelle c'est que la chanteuse nous annonce que c’est le dernier show du bassiste avec le groupe. La mauvaise, c'est que ce n’est pas leur dernière pièce de la soirée.

Je suis sur le point de perdre tous les effets positifs de mes Old Faithful et de ne plus tolérer les trop nombreux Vans à motifs léopards présents dans la salle, lorsque l’arrivée surprise de plusieurs ami(e)s change le mal de place. Jean-Pascal me raconte que Baz est en route (même si je suis assez certain qu’il ne s’est jamais présenté au Lambi de la soirée), la blonde de Christian est accompagnée de la jolie Mariev (et d’une autre fille dont j’ai oublié le nom une fraction de seconde après l’avoir entendu pour la première fois), Violaine me salue, Taïla porte une casquette du Dépanneur Lalime et est assez confiant que Un donnera une bonne prestation.

Justement, il est 1h du mat., c’est le tour de Kara et la foule s’avance près de la scène (toujours un bon signe). Seule avec ses pédales et ses samplers, on pense instantanément au style musical des Grimes et Mozart’s Sister de cette ville. D’ailleurs, la dernière qui ouvrait pour The-Dream à l’Olympia le soir même, vient rejoindre Kara durant sa prestation pour littéralement lui lancer des fleurs (en plastique). Et c’est bien mérité. La prestation est inspirante, honnête, sans prétention. Nous dansons, complices et de connivence avec Kara, qui danse aussi.

Tellement que nous décidons d'assouvir notre désir de danser à L’Église (Pop Little Burgundy). On y retrouve avec joie, surprise et allégresse le pionnier de la scène disco montréalaise Pierre Perpall et son band somme toute assez kick-ass. À l’inverse de ce que Le Couleur pouvait tenter d’innover comme matériau musical, Perpall nous fait danser avec ses excellents rythmes et ses paroles remplies d’amour. L’ambiance est si survoltée qu’on en oublie même que son keytar n’est pas vraiment branché et que la choriste, au look vamp-abordable (sur)nommée Venus, ne maîtrise que 68% des refrains.

Je ne suis plus trop certain de l’heure exacte lorsque Gen et moi partageons un trio McCroquettes sur un banc du Parc Mozart dans la Petite Italie. Je ne suis également plus trop certain de savoir pourquoi je porte une bavette pour enfant. Par contre, ce dont je suis certain, c’est que cette (fin de) soirée est un succès sur tout la ligne.

Pas de malaises. Pas de SnapChat d’Helen. Pas de BootyText de la part de filles qui m’écrivent à propos de leurs culs. Et pourtant, il me reste un bon 10% de batterie. #NoDrama

Nous terminons respectivement un restant de Coke un peu flat et un burger pas exactement concocté selon nos demandes. On se laisse devant chez elle, ironiquement au coin de ma rue.

Une très bonne première fois, toute simple.