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Entrevue à Osheaga avec le groupe Loud Lary Ajust: «On a des rêves réalistes.»

Alors qu’ils ont lancé «Cendres» (ft. Fanny Bloom) la semaine passée, leur première nouveauté depuis le phénoménal «Gullywood», j’avais rendez-vous avec Loud Lary Ajust dans un recoin tranquille de l’île Sainte-Hélène, quelques minutes après leur performance à Osheaga.

Bien que les garçons projettent une image de débauche sans fin, ils sont étonnamment lucides et posés.

Notre journaliste Éric Samson en entrevue - Osheaga 2013 - Photo : Bruno Guérin

«C’est certain qu’on parle de drogue, d’alcool et de party. Nous, on fait de la feel-good music mais pour un soir seulement. Quand t’es dans la vingtaine tu cherches à faire le party c’est clair, mais il y a toujours un mal-être, un certain désabusement chez les gens de notre génération, et c’est ça qu’on essaie de montrer, cette fuite vers autre chose et ces aspirations à quelque chose de mieux.» dit Loud.

Lary renchérit: «On fait souvent référence à des objets de luxe mais on sait bien qu’on est au Québec et que ce n’est pas en faisant du rap ici qu’on va devenir milliardaires. C’est ça qu’on dit quand on parle de James Hyndman Money: ce qu’on veut, c’est vivre de notre art, comme lui : on ne vise pas le Jay-Z money ou le Kanye West money, ce serait pas réaliste. On vise, genre, à faire de la :"s’acheter un duplex sur Chambord money", mettons.»

Le EP «Ô Mon Dieu» devait sortir à la mi-juin mais des problèmes techniques en ont repoussé la sortie jusqu’en septembre.

Ajust explique le processus de création du groupe: «Moi, je crée les beats en pensant aux gars, je sais un peu ce qu’ils vont faire avec ça. Ensuite, les gars les écoutent et écrivent pas mal chacun de leur bord. Après ça, on se rencontre et on met tout ça en place en groupe.»

«Ô Mon Dieu» sera offert, comme «Gullywood» et ses remixs, en téléchargement gratuit sur la page Bandcamp du groupe.