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Les 5 shows incontournables en théâtre et en danse du printemps!

L’équinoxe du printemps vient de passer, le soleil et la chaleur sortent tranquillement de leur torpeur, les terrasses vont bientôt se mettre à bourdonner : vos jupes vont raccourcir, vos p’tits bras pâles devront affronter le monde et vos phéromones exigeront sous peu de diriger vos moindres faits et gestes. En de pareilles circonstances, les artisans du théâtre et de la danse devront faire de petits miracles pour vous convaincre d’aller vous asseoir dans le noir pendant deux heures. NIGHTLIFE.CA a dressé la liste des cinq incontournables d’avril, mai et juin.

La fureur de ce que je pense (Espace GO, 9 avril au 4 mai)
Près de quatre ans après la mort de Nelly Arcan, les mots de l’écrivaine prendront vie sur les planches de l’Espace GO. Principalement tiré des romans Putain et Folle, le texte de La Fureur de ce que je pense sera porté par six comédiennes de renom (Sophie Cadieux, Julie Le Breton, Évelyne de la Chenelière, Monia Chokri, Johanne Haberlin, Christine Beaulieu) et la danseuse Anne Thériault, dans une mise en scène de Marie Brassard.

Ultra-sexualisation de la société, douleur de vivre, romantisme désespéré, intimité révélée au grand jour, les thèmes privilégiés par Nelly Arcan risquent de faire grand bruit.

Love Lies Bleeding (Grands Ballets canadiens – 10 au 14 avril)
Célébrité, dépendance aux drogues, homosexualité : Love Lives Bleeding met en musique et en mouvements la démesure de Sir Elton John. À l’image de l’artiste britannique, qui a composé les 14 chansons du spectacle, la chorégraphie de Jean Grand-Maître déborde de rythme, d’excès, de glamour, de drama, d’érotisme et d’extase.

Aux allures de vidéoclips, les différents tableaux donnent vie au cabaret de Broadway et de Vegas, à la danse de rue et au rock’n’roll. Ayant coûté plus d’un million de dollars à produire et nécessitant 440 accessoires, 60 perruques et 150 costumes – cache-sexes et paillettes y compris – le spectacle fait principalement appel aux talents masculins et peu vêtus de l’Alberta Ballet.

Le Chant de Sainte Carmen de la Main (TNM – 30 avril au 8 juin) 
Après avoir séduit des centaines de milliers de spectateurs partout au Québec et à Paris avec la version musicale des Belles-Sœurs, le fabuleux trio formé de Michel Tremblay (texte), René Richard Cyr (mise en scène) et Daniel Bélanger (adaptation musicale) revient à la charge avec Le Chant de Sainte Carmen de la Main. Entourée des prostitués et des travestis du boulevard Saint-Laurent, une chanteuse western viendra chanter la misère du monde avant de rendre l’âme.

Interprète rêvée des personnages de femmes déchues du théâtre québécois, Maude Guérin sera entourée d’une distribution des grandes occasions, incluant Benoît McGinnis, Évelyne Gélinas, Normand D’Amour, Christian Laporte, France Castel et Ève Landry.

Théâtre La Licorne: Midsummer (29 avril au 17 mai) et Enfantillages (7 au 25 mai)
Reconnu pour avoir écrit des œuvres percutantes et drôlement lucides comme La Société des loisirs, 15 secondes et Les Frères Laforêt, François Archambault nous convie à un spectacle en pièces détachées sur la parentalité. Au menu : mensonges, violence, désillusion, désir de performer et autres réflexions un brin loufoques sur ce qu’on transmet à nos enfants. Son univers caustique sera mis en scène par Frédéric Blanchet.

Impossible de ne pas mentionner le retour de Midsummer, le petit bijou de l’Écossais David Greig, joué et chanté par Isabelle Blais et Pierre-Luc Brillant dans la plus grande simplicité (lisez notre entrevue avec Isabelle Blais). Ode à l’envie de lâcher prise, de tout recommencer, d’écouter la petite voix d’enfant qui nous chuchote qu’il existe autre chose, ailleurs, quelque part, qui nous convient sûrement. Midsummer nous invite à chercher ce territoire où la réalité brutale ne nous échappe pas, mais où on a le loisir de lui donner une nouvelle saveur.

Festival TransAmériques – FTA (22 mai au 8 juin)
Parmi les 22 spectacles de théâtre et de danse de la programmation 2013, notons la critique explosive de la société sud-africaine réalisée par Robyn Orlin, le drame municipal de Thomas Ostermeier, le spectacle de Xavier Le Roy où les spectateurs deviennent des instruments, l’œuvre de Marie Chouinard qui improvisera selon les thématiques que le public lui soufflera à l’oreille, la production où sera disséquée le concept de la « jeune-fillisation » du monde, la pièce où Anne-Marie Cadieux et Marie-Thérèse Fortin joueront sous la direction de Christian Lapointe, l’œuvre imaginée par les chorégraphes-danseurs Louise Lecavalier et Frédéric Tavernini, ou celle qui sera créée par le chorégraphe Frédéric Gravel et le dramaturge Étienne Lepage.

Sans oublier l’œuvre publique où 47 chiens teckels présenteront une métaphore des 47 représentants des pays siégeant au Conseil des droits de l’homme à l’ONU : grands de cœur, mais courts de pattes.