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Le chanteur Daniel Romano, de passage vendredi, est à découvrir si vous aimez le vrai de vrai country

Peu de termes sont aussi malmenés que «country». Aux États-Unis, il s'agit d'un format radiophonique vachement pop qui n'a plus rien à voir avec les racines du genre. Et bien que la récente vague de folk québécois nous ait amené de fort bonnes choses, ne confondons pas: Lisa LeBlanc, Tire le Coyote et Les Revenants s'inspirent du country, mais n'en font pas à proprement parler.

Pour une petite dégustation de vrai country 100% boeuf, ne tendez pas l'oreille plus loin qu'au nouvel album de Daniel Romano. Dans une autre vie pas si lointaine, cet Ontarien (Welland, pour être plus précis) dirigeait le combo indie-rock Attack in Black, collaborait avec Julie Doiron et avec son ami Dallas Green, alias City and Colour. Des origines indie, quoi.

Ces temps-ci, cependant, Romano marche dans les pas de Georges Jones, de Hank Williams, de Johnny Cash et de Merle Haggard, soit les grands ténors country des années 50 et 60. Sans ironie ni sourire en coin. Son plus récent album, l'excellent Come Cry With Me (lisez notre critique), est truffé de ballades honnêtes, serti de violon et de pedal steel plaintifs et maculé d'ambiances de salle de bal. À l'occasion, il démontre un sens de l'humour (il faut bien), mais il n'y a pas d'erreur possible: ce gars-là a à cœur la tradition country.

À l'occasion, il tourne en groupe complet, mais pour sa visite à Montréal, il se produira en formule duo avec le joueur de pedal steel Aaron Goldstein en première partie du groupe Whitehorse.

Daniel Romano
22 mars | La Sala Rossa
4848, St-Laurent
avec Whitehorse
danielromanomusic.com