+ Toutes les playlists

La comédienne Léane Labrèche-Dor nous parle de ses débuts prometteurs

Quand on a jasé avec Léane Labrèche-Dor au téléphone la semaine passée, celle-ci s’apprêtait à écouter un James Bond avec son chum et à manger des pâtes. C’était quelques heures avant qu’elle monte sur les planches du Théâtre Jean-Duceppe, où elle interprète Isabelle, une jeune fille atteinte de déficience intellectuelle, dans la pièce Les muses orphelines.  

«J’essaie de faire des trucs relax avant d’aller au théâtre, parce que j’ai beaucoup de stress à gérer. J’arrive toujours une heure ou deux avant la représentation afin de pouvoir bien me concentrer. Une chance que Macha [Limonchik], Natalie [Mallette], Maxime [Denommée] et la metteur en scène Martine Beaulne sont là pour me guider dans cette première grosse pièce!», confie-t-elle.


Martine Beaulne, Macha Limonchik, Maxime Denommée, Nathalie Mallette et Léane Labrèche-Dor

Depuis sa sortie de l’École nationale de théâtre du Canada en mai, Léane Labrèche-Dor a multiplié les rôles dans de petites productions théâtrales, a passé l’été à sillonner les parcs de la métropole avec La Roulotte, et a décroché un rôle dans 30 vies. La jeune femme a été rapidement catapultée dans le milieu artistique québécois et elle continue à l’apprivoiser.

«Je suis un peu dépassée par tout ce qui se passe! affirme la comédienne. Je prends tous les rôles qu’on m’offre comme un cadeau, car je sais pertinemment que c’est un métier incertain, et que le rythme auquel je carbure depuis la fin de l’École ne sera pas toujours aussi effréné. C’est rare une sortie d’école comme ça et j’en ai profité. Tu vois, après Les Muses, je ne sais pas encore sur quoi je vais travailler. Je passe des auditions. Je vais peut-être en profiter pour écrire…»

La fille de l’autre
Si vous vous demandez depuis le début de la lecture de ce texte et à la lumière de la photo qui l’accompagne si Léane Labrèche-Dor est la fille de Marc Labrèche, eh bien, la réponse est oui! Est-ce que ça l’énerve d’ailleurs que tout le monde lui en parle?

«Je sais que ça va être dit et redit jusqu’à ce que je gagne un Oscar! Je sais que dans 5 ou 10 ans, ça va toujours être mentionné quelque part entre parenthèses et c’est correct, dit-t-elle. À l’École, ça m’a pris quasiment trois ans avant d’être capable de me détacher de mon père dans mon jeu. Quand j’ai réussi la quatrième année, c’est à ce moment que j’ai le plus appris.»

Et son père, lui, il réagit comment par rapport à tout ça? Est-il son fan numéro un?  «Il me regarde évoluer de façon bienveillante comme n’importe quel père. Mais non, ce n’est pas mon fan no 1!»

Les muses orphelines
Jusqu’au 30 mars
Théâtre Jean-Duceppe, Place des Arts | 175, rue Sainte-Catherine Ouest | duceppe.com