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L'excellent groupe montréalais Dead Messenger lance son nouvel album avec un concert

À voir les recrues qui émanent de la scène indépendante, on jurerait que le tout Montréal s'est converti à l'indie quelque chose ou au pop-rock. Mais il reste encore, tapis dans l'ombre, quelques purs et durs du «vrai» rock.

À leur tête – ou, en tout cas, parmi les plus sérieux et dévoués d'entre eux: le quatuor Dead Messenger. Actif depuis 2005, celui-ci n'a jamais fait l'objet de la hype qui en a propulsé bien d'autres, mais cela ne l'a pas empêché de maintenir une présence constante sur les planches locales ainsi qu'ailleurs au pays.

Considéré comme l'un des groupes live les plus redoutables de la ville, il perpétue la tradition du «gros» rock mélodique ancré dans les enseignements de Hüsker Dü et autres Dinosaur Jr.. Celle-là même qui nous a amené Bionic, les Besnard Lakes, Priestess ou même des plus grosses pointures comme les Foo Fighters.

Après s'être commis une première fois sur disque avec Love is the Only Weapon, en 2009, le groupe ressurgit cette semaine avec un second album intitulé Recharger.

Autoproduit par le groupe et mixé par Aaron Holmberg, un ingénieur qui a déjà assisté des réalisateurs de renom comme Bob Rock ou Adam Kasper, Recharger a bien failli ne jamais voir le jour. Alors qu'il était déjà en chantier, le local de pratique de Dead Messenger a été condamné par la ville et le guitariste de la formation, Ted Yates, est tombé gravement malade.

C'est toutefois un travail bien achevé et abouti qu'il présenter avec Recharger. Un autre beau cas où l'adversité nourrit la ferveur et l'inspiration.

Dead Messenger: lancement de Recharger
21 février | L'Escogriffe
4467, St-Denis
avec Irish Nails et Atom Balm
deadmessenger.net