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Les piliers post-hardcore ressuscités Hot Water Music reviennent à Montréal

On tend à parler de la cruciale ère post-hardcore (qui a engendré l'emo) comme d'une époque révolue, mais le fait est que ce son est toujours défendu avec ardeur par quelques survivants, comme le quatuor floridien Hot Water Music.

Formé en 1993, le groupe n'a jamais connu la popularité d'autres descendants de Fugazi, tels At the Drive-In, mais c'est qu'il est toujours relativement punk et cru dans son approche. Les guitares boueuses, le chant grognant. Il n'a pas moins influencé toute une génération de punks, à commencer par nos Sainte Catherines nationaux.

On n'aurait jamais cru qu'il se rendrait aussi loin dans le temps, cela dit. Après tout, il s'est déjà séparé deux fois et son histoire, depuis le tournant des années 2000, est une suite de rumeurs et de départs. Sa première rupture a eu lieu peu de temps après la parution de son premier album, Forever and Counting (1997). Puis, en 2005, suivant le départ du chanteur et guitariste Chuck Ragan, une «pause de durée indéterminée» a fini par se transformer en dissolution formelle. Les membres sont tous passés à autre chose.

Cela dit, les rumeurs de réunion ont fait surface dès 2007 et Hot Water Music a repris la route dans sa version originale dès le début 2009.

Comme bien d'autres vieux groupes ressoudés, le quatuor s'en est tenu à la scène pendant un temps. Début 2012, cela dit, il annonçait son retour studio avec Exister, paru en mai suivant. Il s'agit du premier opus de Hot Water Music depuis The New What Next, paru en 2004.

Hot Water Music
28 janvier | L'Olympia
1004, Ste-Catherine E.
avec La Dispute et The Menzingers
hotwatermusic.com