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Robert Naylor, le jeune de 10 1/2 et de 19-2, un jeune acteur à surveiller

Après avoir remporté des prix internationaux pour son rôle d’enfant tourmenté dans le film 10 ½ et avoir joué dans la superproduction américaine Immortals, Robert Naylor revient au petit écran dans la deuxième saison de 19-2 et continue ses démarches afin de percer le marché de la musique électro. Portrait d’un ado de 16 ans qui ne fait rien comme les autres. 

Quelles ont été tes premières expériences avec le jeu?
J’ai commencé à 5 ans dans une troupe de théâtre pour enfants à Pointe-Claire, ma ville d’origine. Je me rappelle avoir joué dans La Belle et la Bête (je faisais la bête), Peter Pan (je faisais Peter Pan) et Merlin le Sorcier dans le Roi Arthur. À 7 ans, j’ai demandé à ma mère de faire de la télé et du cinéma. Elle a préféré attendre un peu pour voir si je n’allais pas changer d’idée après quelques jours. Mais je l’ai harcelée chaque semaine pendant six mois et je l’ai convaincue d’aller voir une agente avec moi.

Est-ce que tu as dû patienter longtemps avant d’avoir ton premier contrat télé?
Pas du tout! À mes trois premières auditions, j’ai décroché des rôles pour des publicités. On m’avait averti que je risquais de me faire rejeter plusieurs fois avant que ça fonctionne, mais ça s’est bien passé pour moi. La première fois où je suis apparu à la télévision, je «jouais» le cadavre d’un enfant assassiné par un tueur en série dans l’émission Légende urbaine. J’ai dû rester couché pendant six heures avec le cou à moitié déchiré. C’était intéressant…

Te rappelles-tu de ton audition pour le rôle dans le film 10 ½?
Comme mon personnage est un jeune enfant très colérique et tourmenté, Podz (le réalisateur) m’a demandé de crier, de bûcher sur une chaise et une poubelle, et d’improviser. C’est rare qu’on nous dise de «décrisser» le décor en audition! J’ai compris qu’il voulait que j’y aille fort et je me suis laissé aller complètement. J’ai aussi fait des tests avec Claude Legault, pour voir si ça cliquait entre nous, puisque la relation entre nos deux personnages mène le film.


Crédit Julie Perreault

Après t’avoir dirigé dans son film, Podz t’a demandé de jouer dans la série 19-2. À quoi doit-on s’attendre de ton personnage dans la deuxième saison?
Dans la première saison, j’étais surtout là pour être le fils de Nick Berrof. Mais cette année, mon personnage a beaucoup plus de jus et il fait partie de l’histoire centrale de la série. Avec le divorce de ses parents, il «fuck» un peu, il vire fou. On entre à fond dans sa crise d’adolescence.

Radio-Canada a annoncé qu’il y aurait une scène de tuerie dans une école secondaire lors du premier épisode. Quelles sont les conséquences de l’évènement sur le père de ton personnage?
C’est quelque chose de très intense pour les policiers. Imaginez que vous vous trouvez dans l’école quand ça se passe, c’est clair que ça marque quelqu’un. Nick va ramener ça à la maison et ça va faire partie du stress familial. Dans la saison 1, on sentait que le personnage de Berrof retenait beaucoup de colère. Cette année, ces émotions vont s’amplifier et finir par sortir.

As-tu une attirance particulière envers les rôles de jeune ado intense?
Je trouve ça intéressant, ça demande beaucoup d’énergie et j’aime jouer de grosses émotions, mais je ne suis pas fixé sur les drames familiaux ou les jeunes ados. J’aimerais beaucoup faire de la comédie aussi.

Pour ton rôle dans 10 ½, tu as été nommé aux prix Génie, en plus de remporter le Young Artist Award et le Coming of Age Movie Award aux États-Unis.  Est-ce que les choses bougent pour toi chez nos voisins?
Je me suis trouvé un gérant à Los Angeles il y a deux ans et je passe plusieurs auditions en envoyant des vidéos de ce que je peux faire aux producteurs. Je ne veux pas «dropper» ma vie complètement et aller là-bas tout de suite. Mais je suis vraiment surpris de voir que les grands studios hollywoodiens cherchent au Canada, malgré tous les jeunes acteurs américains qui veulent percer.


Naylor sur le plateau du film Immortals

Parmi les grosses productions dans lesquelles tu as joué, tu as tourné avec Henry Cavill, Freida Pinto et Mickey Rourke dans le film Immortals. À quoi ressemblait le gros plateau américain?
Il y a tellement d’argent, de monde et d’espace qu’on n’arrive pas à former des liens amicaux avec nos collègues, comme au Québec. Ici, il y a maximum 50 personnes sur un plateau, mais pour les films américains, il y en a des centaines.

Dans Immortals, je jouais le rôle de Theseus enfant, qui est interprété par Henry Cavill à l’âge adulte (NDLR: les scènes où Robert apparait ont été coupées de la version présentée en salle, mais on peut le voir sur DVD). Il était super gentil et il n’avait pas la grosse tête du tout. À la première du film à Los Angeles, il a pris le temps de venir me voir, de me saluer et de me dire qu’il avait aimé travaillé avec moi. Il n’était pas obligé de le faire, mais ça m’a montré qu’il est une bonne personne.

Quels sont tes futurs projets ?
Si 19-2 revient et si mon personnage revient, je pourrais peut-être tourner une troisième saison. Sinon, je continue de jouer un rôle épisodique de fantôme dans Being Human, une série américaine de science-fiction. J’ai aussi plusieurs projets en musique.

Quelle place occupe la musique dans tes horaires déjà chargés?
Toute la place qui reste! Après deux-trois ans de pratique et de composition dans mon sous-sol, je suis sur le bord d’avoir un contrat. Ma musique commence à générer l’intérêt d’une compagnie de disques européenne. Les vibes sont positives. Idéalement, je voudrais être acteur et donner des concerts de DJ avec ma propre musique.

On peut écouter deux extraits de ses compositions sur Soundcloud.
Ou sur YouTube, quand l’une de ses chansons a été jouée par des DJs des Pays-Bas (W&W) sur leur émission de radio. 

19-2
Début de la deuxième saison le 28 janvier à Radio-Canada
19-2.radio-canada.ca