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Victime de la porn
3 janvier, 2013 - 16:04

Victime de la porn: ils l’ont l’affaire, les Japonais

J’ai toujours adoré cette scène dans les westerns où le cowboy viril entre au bordel et alors qu’on s’attend à ce qu’il défonce la femme de joie à grands coups de bassins qui font «TAC TAC TAC», il fait juste se blottir dans ses petits bras délicats, tout piteux.

Justement, j’apprenais récemment qu’il existe au Japon un service où si t’es en manque d’affection, tu peux aller te coller sur une jeune Japonaise pour un bout de temps. Ça revient à environ 77$ de l’heure, et ils offrent des options/extras un peu bizarres tels que :

 - La fille peut se changer de vêtements (13$ de la shot)

 - Tu peux lui donner des petites tapes dans le dos pour 3 minutes (13$)

 - Elle peut poser sa petite tête sur tes cuisses (Encore 13$)

(et plein d'autres options)

Les options sont louches parce que la ligne est toujours mince entre l’affection et le sexe. Une espèce d’hypocrisie latente.

 - Être en manque d’affection, c’est attendrissant.

 - Être en manque de sexe, c’est perv et déplacé.

Pourtant, c’est sûr que pour à peu près n’importe quel gars en cuillère avec une jolie Japonaise qui sent bon, c’est une question de temps avant que son corps le trahisse avec une érection zéro subtile quelque part contre ses petites fesses.

Et est-ce que ce sera encore cute rendu-là? Sûrement que non. Sûrement que dans ce temps-là, une autre Japonaise débarque en vitesse pour donner des petits coups de journal (avec son petit accent) :

« ARRÊTEZ! ARRÊTEZ! MAUVAIS SPOONEUX! »

L’idée japonaise est géniale, mais un peu hypocrite. Dans la vraie vie, le sexe finit toujours par s’en mêler. Et comme on a déjà établi: le sexe, c’est mal.

On vit dans une société où l'on a nationalisé le jeu et la boisson, mais le sexe demeure evil. (Même si ce serait intéressant de visionner les pubs de Puta-Québec.) Chose sûre, il y a un net débalancement entre les gens en manque de luv de qualité et les gens qui en offrent. Et qu’est-ce que ça donne une société solidement frustrée à l'intérieur de ses shorts, hein?

Mais bon, en attendant qu’on vive dans mon monde ludique où l'on peut nationaliser la prostitution et que tout se passe bien (ahah!), on pourrait quand même proposer un truc limite qui s’apparente au concept japonais. Pas d’exploitation sale et violente de gens vulnérables. Juste du beau luv gentil, joli et classy. Avec quelques options supplémentaires telles que :

 - Se faire consoler/réconforter dans une grosse paire de boules (ou une grosse paire d’épaules).

 - Se reposer la tête couchée sur un bubble butt (ou un gros chest musclé).

 - Danser un slow collé avec quelqu’un de joli.

Ce serait bien.

T’as une journée de marde à ta job et t’as envie de tout balancer par la fenêtre, mais à ta pause, tu peux aller te calmer en dansant le temps d’une toune avec le sex-symbole de ton choix. Il se déplace où tu veux avec son iPod à double paire d’écouteurs et vous pouvez vivre votre moment ensemble n’importe où. Seuls au monde, le temps de quelques accords.

Super apaisant. (Mais encore assez agace.)

Évidemment, ça pose problème si tu tombes en amour avec le staff. On ne s’en sort jamais! Car si l’affection mène trop souvent au sexe, le sexe mène encore plus souvent à l’amour. Comme quoi notre sexe a beau être traître, notre cœur est toujours pire.

(Bon, ça y'est. Je cours écrire le remake de Pretty Woman.)