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20 décembre, 2012 - 11:11 Cinéma

Top 20 films de 2012: Positions 20 à 11

Plusieurs centaines de longs métrages ont joué du coude pour séduire les cinéphiles cette année. Des innombrables sagas de super-héros (Avengers, Spider-Man, Dark Knight Rises) aux trésors du cinéma indépendant (Holy Motors, Beasts of the Southern Wild), tous les publics ont aisément pu y trouver leur compte. En vrac: reste encore à démontrer que la 3D en vaut la peine, Spielberg a finalement fait preuve de retenue, l’heure est désormais grave pour James Bond, les critiques acerbes de la société américaine ont été nombreuses, le Cirque du Soleil s’est planté solide au grand écran alors que l’émerveillement enfantin de Wes Anderson ne connaît aucune limite. 

Au fil des mois se sont succédés surprises, déceptions, films ne méritant pas leur hype pré-Oscars (allô Silver Linings Playbook et Zero Dark Thirty) et d’autres auxquels on devrait accorder beaucoup plus d’attention (voir la liste qui suit!). Mais comment s’arrêter sur les 20 « meilleurs »? Impossible de faire l’unanimité. Nous préférons parler d’un « Top 20 » films de l’année: une liste non exhaustive, évidemment subjective qui témoigne des coups de cœur de l’équipe. Vous y trouverez des films bouleversants, des mises en scène magistrales et des sujets aussi vastes et captivants qu’une histoire d’amour de longue date qui tire à sa fin ou qu’un leader de secte charismatique qui s’en prend à une âme déchue. On avait bien hâte de partager ça avec vous… Des heures de bon cinéma en perspective!

– Marine Anaïs, Michael-Oliver Harding, Sarah Lévesque, Dustin Segura-Suarez et Geneviève Vézina-Montplaisir

 

20
End of Watch
 (David Ayer)


Un film d'action américain hors des grands studios hollywoodiens, ça existe? C'est la proposition du film indépendant End of Watch, qui raconte l'histoire de deux jeunes policiers de Los Angeles qui s’enlisent à leur insu dans une histoire de drogues et de gangs de rue. Si le contexte donne une impression de déjà-vu, le traitement étonne. Ayer, qui signe scénario et réalisation, connaît par cœur l'univers des policiers – il a signé près de 7 scénarios sur le sujet. Sa caméra tout comme son histoire se collent à ses sujets. On entre dans l'intimité de deux policiers, de leur quotidien tant au boulot qu'à la maison. Et puis la caméra, souvent à l'épaule, en fait autant: elle nous assure de toujours être aux premières loges de ce drame tout en suspense. End of Watch gagne ainsi son pari, celui de vous divertir tout en brisant avec les formules classiques du genre. (Sarah Lévesque)

 

19
Killer Joe
 (William Friedkin)


Master of suspense Friedkin (The Exorcist, The French Connection) zeroes in on the very bleakest of Texan trailer trash communities in this downright shocking, thoroughly inspired slice of Southern Gothic. Friedkin takes us to the outer limits of good taste – dingy diners, seedy strip clubs, twisted family perversions and chicken drumstick depravity – subjecting us to all kinds of bawdy behaviours and putrid smells. The set-up, a dim-witted drug dealer (Emile Hirsch) who plots to off his mother and pay off a debt with her life insurance money, is delectably off-putting. The performances, most notably a maniacal Matthew McConaughey as the titular cop/contract killer, are unanimously stellar. Betrayals, botched drug deals, ruthless business and a trampy Gina Gershon – it’s a deep-fried delight that leaves you with more than clogged arteries. (Michael-Oliver Harding)


 

18
Chronicle
 (Josh Trank)


Trois jeunes adolescents (deux populaires, un rejeté) contractent des pouvoirs surnaturels après avoir été en contact avec un objet extraterrestre. Le film commence bien, les personnages sont heureux avec leurs nouveaux super-pouvoirs et d’un coup de tête c’est la révolte des nerds; le petit mal-aimé décide de venger ses maux. Sorte de film de super-héros tourné caméra à l’épaule, efficace dans sa mise en scène « réaliste » (ce sont les personnages ou les caméras de surveillance qui filment), on devient particulièrement jaloux de tous ces pouvoirs acquis aussi facilement par ces jeunes (les gars peuvent tout faire avec leur psyché, même voler). Un divertissement de qualité. (Dustin Segura-Suarez)

 

17
The Dark Knight Rises 
(Christopher Nolan)


La conclusion attendue de la trilogie de Christopher Nolan, The Dark Knight Rises nous aura tenu en haleine jusqu’au bout. Alors que huit ans ont passé depuis la mort du procureur Harvey Dent, Batman sort de sa retraite pour protéger Gotham des fins diaboliques d’un terroriste masqué. Ici, ce n’est pas le personnage campé par Christian Bale qui aura retenu notre attention, mais plutôt celui de Blake, un jeune policier interprété avec brio par Joseph Gordon-Levitt (On l’aime lui!) et celui de Selina, une séduisante voleuse, jouée par la talentueuse Anne Hathaway. Tout simplement le meilleur thriller de 2012! (Geneviève Vézina-Montplaisir)

 

16
The Perks of Being a Wallflower
 (Stephen Chbosky)


Teen angst is a tricky mark to hit on the big screen, especially when the story is set in the cliché-prone wasteland that is high school. First-time director Chbosky, who adapts his own epistolary novel here, is to be commended for rising above formulaic and preachy ‘coming of age’ tropes in this ode to the power of friendship. Perks follows ever-earnest Charlie, the titular wallflower and freshman-in-distress who comes alive after finding his match in a group of misfit seniors – led by free spirit Sam (a post-Hermione Emma Watson) and exuberant Patrick (a scene stealing Ezra Miller). The rollercoaster ride of adolescence is rendered with great compassion as characters check off a reasonable string of epiphanies and struggles. Chbosky makes great use of music throughout, namely in a scene where David Bowie’s “Heroes” blasts from the speakers of Patrick’s pickup as the three euphoric pals race off into the night. The future is upon them; the possibilities are “infinite”, as Charlie remarks. Before ‘tomorrow’ ushers in its share of responsibilities and adult anxieties, this teen gem is happy to revel in the here and now. (Michael-Oliver Harding)

 

 

15
Argo

(Ben Affleck)


On voit souvent le cinéma américain tourner le Canada au ridicule, mais ce film fait exception. Réalisé par Ben Affleck, Argo se démarque du lot grâce à une intrigue politique qui a véritablement rallié les deux pays durant la révolution iranienne. Pendant l’invasion de l’ambassade américaine de Téhéran en 1979, six diplomates s’échappent et se réfugient dans l’ambassade canadienne. Un agent de la CIA élabore alors une tactique insolite pour exfiltrer les Américains du pays. Le plan: les faire passer pour une équipe de tournage canadienne en repérage pour le film-canular Argo, avec l’aide de producteurs californiens. On a particulièrement aimé la juxtaposition absurde des scènes du climat politique tendu et de celles du showbizz hollywoodien. Sans compter la bande sonore rétro, la direction photo granuleuse, les images d’archives, et la variété de moustaches des personnages… Merci, années 70. (Marine Anaïs)

 

14
The Queen of Versailles
 (Lauren Greenfield)


Itching to visit the humble abodes of the 1%? Start with the 90,000-square-foot Versailles, the largest private home in the U.S.! This jaw-droppingly prescient documentary portrait chronicles the riches-to-rags story of billionaire couple David and Jackie Segel – owners of a timeshare empire and the epitome of the American Dream writ large (even by nouveau riche standards). Interestingly, this greedy septuagenarian and the shopaholic trophy wife 30 years his junior lose their fortune with the 2008 market collapse. Greenfield and her camera hang around as they fire most of their staff, let the heaping piles of dog shit take up carpet space and learn to budget like never before. Greenfield could easily have made a mockery of the couple and their crumbling mansion, but she paints Jackie as endearing and self-deprecating. The family become unwitting characters in this riveting, pitch-perfect allegory about consumer culture driven off the cliff by its own delusions of grandeur. The Decline of the American Empire – with silicone and camouflage prints. (Michael-Oliver Harding)

 

 

13
Lincoln

(Steven Spielberg)


Non, ne vous attendez pas à la facture classique attribuée à Steven Spielberg. Ni à une biographie de la vie d’Abraham Lincoln ou à un film d’action sur la guerre de Sécession. L’angle choisi couvre un épisode précis de l’histoire: les prémisses de l’adoption du 13e amendement, qui a banni l’esclavage domestique des États-Unis. C’est Daniel Day-Lewis, reconnu pour son talent et sa dévotion intense envers ses rôles, qui incarne le 16e président américain. La qualité du récit historique repose sur son perfectionnisme quant aux costumes et au maquillage des personnages, en plus d’une photographie impeccable assurée par Janusz Kaminski. Assurément l’un des chouchous de l’année aux Oscars. (Marine Anaïs)

 

12
Stories We Tell 
(Sarah Polley)


If you need further proof that Canada’s beloved actress-cum-filmmaker (Away From Her, Take This Waltz) is one of our most imaginative creative minds, this eloquent new doc lays all doubts to rest. A formally inventive exploration of her family’s best-kept secret – whether the man she’s called “dad” her whole life is truly her biological father – Polley slowly pieces together the sprawling and at times contradictory accounts of siblings, family friends and acquaintances about her enigmatic late mother. Gliding seamlessly from thrilling to mundane memories, from upsetting to deeply moving revelations, Polley’s life-altering project is a powerful meditation on the nature of storytelling. Ultimately, Stories transcends the Polley family saga to reveal greater truths about how each of us processes memories and the significance of what we leave on the cutting room floor. (Michael-Oliver Harding)

 

 

11
Skyfall 
(Sam Mendes)


Commémorant le cinquantième anniversaire de James Bond au grand écran, Skyfall est un véritable retour aux sources. Dans cette version réalisée par Sam Mendes (American Beauty), on se tient loin des héros immaculés et des gadgets technologiques. Daniel Craig campe plutôt un agent blessé et vieillissant, qui se bat au fusil de chasse et à l’arme blanche. Sur fond de confiance institutionnelle, Bond doit défendre M (Judi Dench) contre un agent désavoué du Mi6, interprété par l’électrique Javier Bardem. Si le film nous emporte d’Istanbul à Shanghai, son épilogue aura lieu au lugubre domaine écossais de Skyfall, où James Bond a grandi. À surveiller: les jeux de lumière et de reflets, qui donnent le ton artistique du film. (Marine Anaïs)


 

Voir aussi:
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