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20 décembre, 2012 - 9:09 Alexisonfire

Le groupe Alexisonfire vient dire adieu à ses fans montréalais (deux fois)

Qu'on l'appelle emo, screamo ou post-hardcore, le mouvement qui a mêlé la fougue punk, l'émotivité rock et l'intensité du hardcore a surtout été l'affaire des Américains. Rares ont été les groupes canadiens d'importance dans cette vague qui a animé les ados entre la fin des années 90 et le milieu des années 2000. On peut quand même en dénombrer trois: Billy Talent, Moneen et Alexisonfire.

Issu de St-Catharines en Ontario, Alexisonfire n'a pas tardé à faire sa marque dès la sortie de son premier album homonyme, en 2002. Celui-ci a rapidement été certifié or (plus de 40 000 ventes), tout comme son successeur, Watch Out, lancé en 2004.

Au moment de la sortie de Crisis, en 2006, Alexisonfire comptait parmi les groupes canadiens les plus populaires et l'album a été certifié platine (plus de 80 000 ventes) l'année suivante. Mais l'importance grandissante de City and Colour, le projet parallèle du guitariste Dallas Green, avait déjà commencé à provoquer la discorde dans les rangs du quintette.

En 2010, Green a démissionné pour se consacrer entièrement à City and Colour. Le groupe a un temps considéré continuer sans lui, mais en août 2011, il a finalement annoncé sa rupture. Le chanteur Wade MacNeil a lui aussi un autre projet auquel se consacrer maintenant qu'il a rejoint la formation Gallows.

Bien que la dissolution ne se soit apparemment pas passée dans les meilleurs termes, les membres ont tout de même convenu de faire une dernière tournée canadienne avant de tourner la page. Une nouvelle parution a même été lancée pour l'occasion, soit le EP Death Letter, qui comprend des nouvelles versions de classiques du groupe.

Alexisonfire prend deux soirs plutôt qu'un pour dire adieu à ses fans montréalais.

Alexisonfire
22-23 décembre | Métropolis
59, Ste-Catherine E.
avec Moneen
theonlybandever.com