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6 décembre, 2012 - 9:09 Albums de l’année

Top-40 albums 2012: positions 20 à 1

Entamé hier avec les positions 40 à 21, le palmarès des meilleurs albums de 2012 selon l'équipe de la section musique de NIGHTLIFE.CA se poursuit avec les positions 20 à 1. Qui est notre grand numéro 1? Un indice: ce n'est pas un album américain.

Cette dernière tranche comprend autrement quelques suspects habituels, mais aussi beaucoup de nouvelles recrues.

20. soul
Lee Fields & the Expressions – Faithful Man
Truth & Soul
Dans la catégorie «album sorti en 2012 qui sonne comme s'il était sorti en 1969», Lee Fields est de loin le numéro 1 (peut-être le seul). Fields, 61 ans, fait du gros soul à coup de cris et de sueur, chantant son amour ou son désespoir du plus profond de ses tripes. Et comme il le fait depuis plus de 40 ans, on peut difficilement douter de la passion que le gars a pour sa musique. (François Lachapelle)

19. country-surf psychédélique
Les Revenants – Bêtes lumineuses
C4
Ce quatuor montréalais n'est pas le premier à mêler country routier, surf et rock psychédélique, mais il le fait avec une aisance et une adresse étonnantes et, surtout, il sait camper le tout dans un univers «queb» varié et bien tourné. On y retourne autant pour les histoires racontées dans «L'auto-stoppeuse» et «Ballade de meurtre» que pour les sémillants titres instrumentaux et les talents de guitariste du leader Jimmy Beaudoin. En 2012, Les Revenants ont amené vision et cachet vintage au rock d'ici. (Olivier Lalande)

18. experimental pop
Animal Collective – Centipede Hz
Domino
Neo-psychedelia rockers Animal Collective follow up their critically-acclaimed 2009 album Merriweather Post Pavillion with yet another experimental cacophonic masterpiece. Synth sounds bubble over around Avey Tare’s thoughtfully-written lyrics throughout Centipede Hz, resulting in eleven songs that each deserves multiple listens – some for dancing, some for digesting the album’s existential insights. (Natasha Young)

17. witch pop
Grimes – Visions
Arbutus
Montreal’s own Claire Boucher has really come into her own with her third (bedroom) studio album. With Grimes’ track record of unfettered hit-or-miss experimentation now behind her, Visions is the most evolved incarnation of her bizarro-electronic-pop aesthetic to date, solidifying her status as a New Age “it” girl with a markedly eccentric and capricious approach to her style and live performances. (Natasha Young)

16. psychédélices
Tame Impala – Lonerism
Modular
Tame Impala a réussi à éviter le piège du deuxième album en composant un disque riche, plein de textures et de couches sonores brillantes et recherchées. Les arrangements parfois majestueux, les mélodies mémorables et les sonorités luxuriantes qui peuplent Lonerism vont plaire à tout amateur de rock psychédélique. Tout est là pour faire de cet album un compagnon parfait pour soirées en compagnie de sa table tournante. Lonerism est un album époustouflant et touffu, qui grandit à chaque écoute. (Éric Samson)

15. psychédélicofolk
Grizzly Bear – Shields
Warp
Il était pratiquement impossible pour un album de suivre Veckatimest sans souffrir de la comparaison. Plus accrocheur et rafraîchissant que son prédécesseur, Shields représente une direction intéressante pour le groupe de Brooklyn, même si on peut déplorer un certain déficit de profondeur et d’inventivité, peut-être parce que l’album a été composé plus collectivement que les précédents. Cela dit, pris pour lui-même, ce nouvel album recèle plusieurs moments de pur bonheur et montre que Grizzly Bear ne se cantonne pas à une formule éprouvée. (Éric Samson)

14. gutsy pop
Fiona Apple – The Idler Wheel Is Wiser Than the Driver of the Screw and Whipping Cords will Serve You More Than Ropes Will Ever Do
Epic
Fiona Apple, reigning goddess of neuroses-fueled, jazzy-piano-driven alternative rock since the late ‘90s, took her sweet time to debut her fourth studio album. But the result is more emotionally raw and instrumentally complex than anything we’ve ever heard from her before. With the songs’ severity and unadorned power – from impassioned “Every Single Night,” a bittersweet love letter to a mind constantly in turmoil, to saucy single “Anything We Want” – this verbosely-titled album was well worth the wait. (Natasha Young)

13. haunted synth lullabies
Purity Ring – Shrines
Last Gang
Rising from the ashes of glitch-pop act Gobble Gobble, this Montreal duo (Megan James and Corin Roddick) has been dropping bite-sized hits of their chirpy, futuristic synth-pop since early 2011 (care of the insanely infectious “Ungirthed”). Their debut record lives up to all the ghostly hype. From gritty synthscapes to ethereal melodic poetry, Shrines trumped the enchantment I experienced upon discovering Grimes’s similarly unsettling, ominously beautiful electro-pop. (Michael-Oliver Harding)

12. post-rock magistral
Godspeed You! Black Emperor – ‘Allelujah! Don’t Bend! Ascend!
Constellation
Certainement l’album-surprise de 2012, signalant le retour en force des rois du post-rock après dix ans d’absence. A!DB!A!, avec ses deux longues pièces et deux «drones» plus courts, renouvelle la formule du groupe et présente des pièces plus abouties. On sent dans cet album toute la force créatrice du collectif; on ne réinvente pas le genre, mais en révèle toute la puissance d’évocation. Textures et riffs recherchés récompenseront l’écoute attentive. (Éric Samson)

11. post-dubstep
Flying Lotus – Until the Quiet Comes
Warp
More intimate than Cosmogramma, on this outing FlyLo combines a deep soulfulness with a subtle, jazzy, delicate glitchiness. Blissfully abstract, the odd weirdness that bubbles up as Quiet’s 18 tracks flow along only adds to its overall beauty. And “See Thru to U,” with Erykah Badu on vocals, is simply sublime. (Lucinda Catchlove)

10. tasteful R&B
Frank OceanChannel Orange
Def Jam
Frank Ocean makes R&B with the same sweet, soulful, unabashedly syrupy pop sensibility as Prince or even Stevie Wonder. Intoxicating, yearning crooning alternates with deadpan rap, and the emotional tenderness combined with Ocean’s lyrical insight into the other side of the good life is deeper than the slick, sexy surface suggests. Be seduced. (Lucinda Catchlove)

9. deconstructed blues
Kid Koala – 12 Bit Blues
Ninja Tune
Nothing good comes from messing with the blues, unless you’re Kid Koala. When the Kid goes down to the crossroads, where sampling and the oldest school meet, some seriously swinging, devilishly dirty greatness ensues. Swaggering and staggering, this is pure blues cut with genuine love and respect. In other words, it’s genius. (Lucinda Catchlove)

8. électronique bouillonnant
Daphni – Jialong
Merge
Dan Snaith a su prendre congé de son projet Caribou de remarquable façon avec ce premier album sous un nouvel alias strictement électro. Exit les instruments organiques; Snaith a plutôt recours à des boucles et des programmations qui mêlent techno, électro, rap, breakbeat et musique world, mais débouche finalement sur un univers psychédélique bien en phase avec celui de Caribou. L'album électronique de l'année. (Olivier Lalande)

7. indie-rock fougueux
Divine Fits – A Thing Called Divine Fits
Merge
Ce premier album de la nouvelle alliance entre Dan Boeckner (Wolf Parade/Handsome Furs), Britt Daniels (Spoon) et Sam Brown (RJD2/New Bomb Turks) est exactement la rencontre au sommet espérée. Boeckner et Daniels se partagent le micro dans des brûlots rock bien sanguins, mélodieux à souhait, qui touchent et surprennent. Un album vivant et vibrant, absolument nécessaire pour tout fan de l'une ou l'autre des formations dont les membres sont issus. (Olivier Lalande)

6. country-folk-blues pas propre
Canailles – Manger du bois
Grosse Boîte
Difficile de mettre en bouteille l’énergie de Canailles en concert. Manger du bois réussit tout de même à donner un aperçu de ce groupe qui prend vraiment tout son sens sur scène. Sur cet album aux pièces aussi variées qu’accrocheuses, le côté bancal/festif du groupe (ils préfèrent nettement le qualificatif «tout croche») est bien servi par la réalisation de Socalled. Autant sur «Parle-moi» que sur «Muraille», le groupe atteint son objectif, qu’il soit de faire danser ou de sombrer dans la déprime, accoudé au bar avec une bouteille de Jameson. (Éric Samson)

5. majestic dream-pop
Beach House – Bloom
Sub Pop
If someone were to request the quintessence of romance in musical form, my visceral response would be to scroll down my playlist to Beach House. Over the course of four heartache-fueled albums, Baltimore duo Alex Scally and Victoria Legrand have refined their gorgeous, misty melodies – their soaring synths, lush riffs and wistful vocals are more memorable, more subtly distilled than ever before. Their sonic consistency in our novelty-chasing age is nothing short of fearless. (Michael-Oliver Harding)

4. noise-rock
Swans – The Seer
Young God
This disc is one of the few must-haves of 2012. Michael Gira and his five brethren take what was before, turn it upside down, and crank it into the unknown. The Seer seers into your synapses, creeping and crawling through doomed tunnels of dark rock, teetering percussion and lyrical anger. (Steve Guimond)

3. pop expérimentale
Django Django – Django Django
Because
L'album qui aurait dû remporter le Mercury Prize! Voilà des années qu'on nous fait croire que l'originalité en pop se limite à Radiohead et à Animal Collective, mais ce jeune quatuor écossais (via Londres) prouve qu'on peut aller plus loin en étant plus accrocheur encore! Django Django propose un mélange très exploratoire d'électro préhistorique, de rock psychédélique et de pop, mais dans des chansons légères, contagieuses, qui rappellent les belles années du britpop. Frais, frais, frais! (Olivier Lalande)

2. pop, point
Father John Misty – Fear Fun
Sub Pop
Mélodies raffinées, arrangements folk-rock intemporels, textes coups-de-poing, habile alternance entre le somptueux et le cinglant… L'ex-Fleet Foxes J. Tillman n'a rien laissé au hasard pour sa réincarnation en Father John Misty et c'est ce qui nous amène à le qualifier de découverte pop de l'année. Tour à tour, Fear Fun touche, fait rire et intrigue. L'antidote idéal à l'indie-pop désincarné. (Olivier Lalande)

1. folk oblique
Avec pas d'casque – Astronomie
Grosse Boîte
Dans les recoins de la modestie et du patraque, Avec pas d'casque a trouvé sa maturité et neuf nouvelles façons de dire beaucoup avec peu. C'est fou toute la force que le groupe a prise avec quelques tours de vis – un mixage plus clair et quelques couches d'instruments en plus. Une ode au crépusculaire articulée de façon unique par un Stéphane Lafleur au sommet de son art. Des images mur à mur et une vision folk savoureuse d'incongruité. (Olivier Lalande)

Positions 40 à 21