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Albums de l’année
5 décembre, 2012 - 9:09

Top 40 albums 2012 : positions 40 à 21

À l'instar des mélomanes un peu partout, l'équipe de la section musique de NIGHTLIFE.ca s'est à nouveau prêtée à l'exercice du bilan de 2012 en albums. Le marasme de l'industrie musicale a beau s'aggraver, l'année n'en a pas moins été riche en parutions fortes.

Des tendances? Le recul de l'indie-rock et de l'excentricité gratuite. En 2012, les formes éprouvées, mais bien maîtrisées, ont pris le devant de la scène. En revanche, on peut se demander d'où viendra le renouveau…

Comment?
Notre top-40 a été compilé selon les palmarès individuels de nos journalistes. Plus un album est revenu souvent sur les listes de chacun et haute était sa cote, meilleur est son classement sur notre liste finale.

40. electro-punk
Crystal Castles – Crystal Castles (III)

Casablanca/Fiction/Republic
If CC had felt any urge to wail in raucous unison, “Who’s laughing now, haters?” on (III), it would have seemed justified. Six years after the blog-crazed hype (and obligatory backlash) that introduced them to the world, they’re still churning out oppressively dark music. (III) is their most cohesive statement to date, moving away from haunted teenage posturing (as well as computers and samples) to zero in on global dystopia. Their slow burning protest songs remind us they can channel synth-punk rage to great effect. (M-O Harding)

39. $ud $ale
Loud Lary Ajust – Gullywood
Indépendant
Américains dans le son, très très montréalais dans le propos, Lary Kidd et Loudmouth nous promènent des Foufs au Salon «Off», avec Xavier Cafeïne pis James Hyndman. Aux productions, A-Justice tape autant dans le cock-rock des années 1980 que dans les grosses basses grasses. Produit fait à Montréal qui n’a rien à envier à ce qui se fait ailleurs, et qui, en plus, coûte «donne ce que tu veux» sur Internet. (François Lachapelle)

38. electronic
Addison Groove – Transistor Rhythm
50 Weapons
Addison Groove’s first LP is 808 funk that jukes and jives, breaking hip-hop and messing up the house with a great big rave in the process. Synthetic polyrhythms, addictive loops and a raw sensibility make this an addictive dose of dance music that keeps your feet working while your mind reels. Stoopidly brilliant. (Lucinda Catchlove)

37. indie-rock
Mount Eerie – Clear Moon
P.W. Elverum & Sun
Phil Elverum and co. bedazzle and wow on their first of two records out this year. Few musicians out there hold the ability to create a seamless aural web of folk, metal, electronic and pop - Elverum does. On display is a truly original art form, quietly loud, glacial yet warm, detached yet inviting. (Steve Guimond)

36. pop
Karim Ouellet – Fox
Abuzive Muzik
Mélodiste et parolier doué, Ouellet présentait sur Plume (2011) une espèce de buffet de tout ce qu’il pouvait faire musicalement: pop, rock, reggae, électro, etc. Ici, il concentre ses énergies, ce qui rend le résultat terriblement efficace. Chanson, pop avec quelques écarts… Ouellet accroche dès la première écoute en amenant un son nouveau. (François Lachapelle)

35. piano with personality
Gonzales – Solo Piano II
Arts & Crafts
This virtuoso pianist’s skill set runs the gamut from pop, hip-hop and electro to classical. On this sequel of sorts to 2004’s beautiful Solo Piano, you (thankfully) won’t be subjected to his orchestral rap shtick. This collection of intimate, jazz-influenced instrumental pieces features stirring melodies that range from the dramatic to the tender. With it, Gonzales aims to bring renewed relevance to classical piano compositions in our pop day and age. Mission accomplished. (Michael-Oliver Harding)

34. rootsy booty
A Tribe Called Red – A Tribe Called Red
Independent
Once you hear “pow wow step,” the marriage of pow wow rhythms and modern beats and breaks sounds as natural and obvious as African rhythms in house. There’s no tribal kitsch here, authentic tribal rhythms and chants mix it up with hip-hop, dancehall and dubstep for a party you don’t want to miss. (Lucinda Catchlove)

33. point zéro du grunge
Neil Young – Psychedelic Pill
Reprise
Après un Americana plus tranquille, lancé quelques mois auparavant, vieux Neil et ses compères de longue date se montrent en pleine forme sur cette suite résolument rock et débraillée. Psychedelic Pill renferme tout ce qui a fait la renommée de l'association Neil Young/Crazy Horse: des morceaux «jammés» ridiculement longs, des solos écorchés typiques du vieux routier, des mélodies aériennes coulées dans le folk et un son bien brut. (Olivier Lalande)

32. chiac-rap
Radio Radio – Havre de grâce
Bonsound
On ne sait jamais à quoi s’attendre d’un nouveau Radio Radio; le trio prend plaisir à se renouveler à chaque album. Havre de grâce représente probablement sa production la plus aboutie à ce jour. Bien que ce disque soit moins accrocheur que ses précédents efforts, il a nettement gagné en diversité et en profondeur, avec des trames variées et toujours originales. Que ce soit sur «Gong Hotel» ou sur «Powers That Be», le groupe réinvente autant la langue que la musique qui l’accompagne. (Éric Samson)

31. folk-blues brun
Bernard Adamus – #2
Grosse Boîte
Oui, il ressemble à son premier album, mais son premier était bon. Adamus ne succombe pas à l’envie de trop en faire et fait ce qu’il fait de mieux: mettre ses histoires dans la tête. C’est dans ces histoires qu’Adamus a pris du galon. Plaquées sur la grande palette musicale folk, elles sont toujours aussi drôles et/ou touchantes, quoiqu’ ici mieux ramassées. (François Lachapelle)

30. orchestral pop
Patrick Watson – Adventures in Your Own Backyard
Secret City
In this latest foray into his self-made aural dreamland, Montrealer and Polaris Music Prize winner Patrick Watson fuses his whimsical falsetto with orchestral stylistic excerpts from Ennio Morricone’s spaghetti western scores. The result is a sound more impactful than any of his works before; for, although Adventures takes cues from monolithic references, Watson has succeeded in creating an enchanting, cinematic style all his own. (Natasha Young)

29. post-apocalyptic hip-hop
Death Grips – No Love Deep Web
Indépendant
What happens when hip-hop hangs out on 4 Chan and surfs the deep web? A revenge of the nerds straight out of the ghetto, that’s what. Punk as fuck, this raw, bleeping and bloody-minded hardcore hip-hop is a testament to the creative power of human rage in the machine. (Lucinda Catchlove)

28. néo-bluegrass
Carolina Chocolate Drop – Leaving Eden
Nonesuch
Voué à la propagation et à la conservation de la tradition de la negro jig, une variante du bluegrass née dans l'Amérique noire à l'époque de l'esclavage, ce trio de la Caroline du Nord ajoute un peu de neuf à sa proposition sur son dernier-né. Beatbox humain et accents R&B modernes lui permettent de sortir de l'hommage et de déboucher sur une vraie belle célébration folk intemporelle et originale. Au centre: un riche assortiment de pièces traditionnelles bien rendues et de compositions habiles, une réalisation savoureusement dépouillée et des performances solides au banjo! Les petits cousins américains et folk de Socalled. (Olivier Lalande)

27. rock de chez rock
The Men – Open Your Heart
Sacred Bones
Brooklyn’s finest four-piece leads the pack from one of the coolest labels around. Their third full-length teeters with a taut high-wire tension between out-there experimentalism and a love of old time rock and roll, punk and gunk. Sparse and minimal, largely wordless, guitar freak outs, no bullshit. (Steve Guimond)

26. lac st-jean-core
Gros Mené – Agnus Dei
Grosse Boîte
Il a la gestation longue, le Gros Mené. Treize ans depuis le désormais mythique Tue ce drum Pierre Bouchard! La bande à Fred Fortin fait encore nager son mené dans les eaux rock et le résultat est stoner, pesant et sale. Mais en resserrant quelques boulons et en injectant un peu plus de blues, un peu plus de groove, ça «crinque» l’accessibilité de deux coches. (François Lachapelle)

25. avant-garde
Dirty Projectors – Swing Lo Magellan
Domino
Dirty Projectors’ sixth studio album could easily be the strongest achievement thus far in brainchild Dave Longstreth’s experimental music career. Longstreth and bandmate Amber Coffman’s nonpareil vocalizations, which have always seemed to surpass imagined human ability, are executed much more palatably here. And while their soulful singing often doubles as instruments, the songs are fully fleshed-out with an inventive instrumental backdrop of guitar, hip-hop-inspired rhythms and eccentric synth sounds. (Natasha Young)

24. électro-basse
Plaster – Let It All Out
Véga
Un disque qui s’éloigne de la facture jazzy de leur premier album pour aller chercher des influences plus rock. Le trio a aussi recruté des collaborateurs pour apporter une touche plus vocale, ce qui rend le tout plus accessible. Let It All Out est parfois festif et explosif, parfois plus tranquille, mais affiche toujours cette réalisation léchée-mais-pas-trop beaucoup qu’on retrouve rarement au Québec. Moment fort de l’album, «Booggéré» est une puissante pièce d’électro-rock qui ne peut faire autrement que de donner envie de sauter partout. (Éric Samson)

23. néo-garage
The Fresh & Onlys – Long Slow Dance
Mexican Summer
On a un peu sourcillé en entendant la nouvelle facture plus lustrée et proprette du combo californien, né des mêmes croisements entre garage et rock moderne que Thee Oh Sees. Mais Long Slow Dance nous est quand même rentré dans le cervelet. Chaque titre est une réussite pop et le groupe s'y montre toujours aussi habile à éviter la facilité. (Olivier Lalande)

22. art-rock
The Luyas – Animator
Paper Bag
Montreal-based orchestral indie pop group The Luyas’ follow-up to 2011’s dreamy Too Beautiful to Work approaches a deeper, darker sound to suit its profound lyrical material. Lead by Jessie Stein and her mysterious Moodswinger (an electric zither, as it were), this thoughtful beauty of an album paints dramatic yet soothing soundscapes with the myriad tools at the multi-instrumentalists‘ disposal – and with a little help from violinist Sarah Neufeld of Arcade Fire fame. (Natasha Young)

21. danger and desire-fueled electro
Chromatics – Kill for Love
Italians Do It Better
The wait was excruciating. Since 2007’s sublime Night Drive, prolific multi-instrumentalist Johnny Jewel (Glass Candy, Desire) focused his energies on a number of side projects (including botched plans to score the Gosling thrill ride Drive). Nevertheless, the epic Kill for Love, with its rich cinematic textures, sumptuous synths, road-movie atmospherics and throbbing, neon-lit romanticism, was every bit worth the wait. Here’s hoping the ineffable Jewel crackles and coos his way into scoring Gosling’s upcoming directorial debut… (Michael-Oliver Harding)

Ne manquez pas les positions 20 à 1 demain!