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Critiques CD: Brian Eno | Lux

Après une série d'albums-duos, le pionnier expérimental revient ici au travail solo et atmosphérique à la manière de ses séries Ambient et Music for Films, ainsi que d'albums tels Discreet Music. Divisé en quatre tableaux qui se fondent l'un dans l'autre, le paysage est strictement composé de nappes de pianos et de synthés, avec de rares touches de cordes à l'arrière-plan. Ce n'est pas ici qu'il faut s'attarder si on est quête de sensations fortes, bien au contraire! Le climat est placide, contemplatif, statique, conformément à l'idée derrière son fameux opus Music for Airports. On peut regretter l'absence de mise à jour dans le travail ambient d'Eno – il s'en tient à une palette très restreinte et hormis un jeu subtil et adroit avec la profondeur de champ, la recherche sonore est minime. D'un autre côté, on ne peut qu'admirer la grande continuité dans son œuvre. Lux aurait pu être fait en 1975, tout comme Music for Airports aurait pu être fait cette année. Au final, personne ne meuble l'espace comme Brian Eno.