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Critiques CD: Tame Impala | rock très psychédélique

Deux ans après le très salué album Innerspeaker, le jeune trio de Perth, Australie, rapplique avec une suite tout aussi intéressante, sinon plus. Mixé en partie, tout comme son prédécesseur, par Dave Fridmann (Flaming Lips, Mercury Rev), Lonerism comporte encore ce son dense, maculé d’effets sonores, qui donne l’impression d’écouter un groupe qui joue dans du Jell-O, mais en son centre se trouvent des morceaux un peu plus engageants sur le plan mélodique. Avec «Apocalypse Dreams», «Why Won’t They Talk to Me» et la plus stoner-rock «Elephant», l’antilope de tête Kevin Parker met vraiment le contenu et le contenant à niveau: des mélodies légères, quasi Beatlesques, chantonnant des vers évoquant l’anxiété sociale («she knows my name!», célèbre-t-il dans «Apocalypse Dreams») sur fond de bouillonnements sonores complexes, sur mesure pour les oreilles les plus averties. Les ajouts de synthés analogues de part et d’autre apportent un petit goût sucré pas vilain du tout. Le rock de Tame Impala demeure plus agréable à écouter en trame de fond, mais avec Lonerism, le groupe progresse de façon gratifiante vers l’accessibilité.