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2 octobre, 2012 - 8:08 Jack White

Cinq signes que Jack White est un capricieux

Le talent de Jack White n’est plus à débattre. Il en va tout autrement, par contre, de ses qualités humaines. Il n’est peut-être pas du genre à détruire ses chambres d’hôtel, ni à faire des lignes de poudre depuis le bas du dos de fans mineures, mais au fil des ans, il a accumulé assez de frasques pour qu’on suppose que, peut-être, le musicien visionnaire n’est pas la personne la plus chill avec qui aller prendre une bière.

À l’aube de son premier passage chez nous en solo, pour astiquer les pièces de son premier effort post-White Stripes, Blunderbuss, nous avons répertorié quelques indices pour les sceptiques.

Il a sabordé les White Stripes
C’est déjà un gros morceau. Pourtant, les derniers albums des Whites Stipes, Icky Thump et Get Behind Me Satan, on bien démontré que la formule minimaliste du duo n’était pas une limite pour White. La paire s’entourait de cuivres, de claviers et de tout autre instrument qui lui faisait envie. Mais White aspire manifestement à entretenir une sorte de mystique rock n’roll autour de sa carrière. Pour quoi d’autre a-t-il démarré deux autres groupes en parallèle aux Whites Stripes, Dead Weather et The Raconteurs? Que White joue de la batterie, de la guitare ou du glockenspiel, on sait bien qu’il dirige le show. Il aurait tout aussi bien pu rassembler ses lubies sous la coupole White Stripes, mais dude veut rester imprévisible!

Il a la mèche courte
On se souvient tous de l’incident impliquant Jason Stollsteimer, chanteur des Von Bondies, que White avait malmené. En début de semaine, au Radio City Music Hall de New York, White en a rajouté en quittant la scène après seulement une heure de concert. Il trouvait le public trop statique à son goût et croyait que trop de billets avaient été vendus à des revendeurs. Ça a bardé pour lui sur Twitter.

Sa fascination pour le chiffre 3
Il fait tout à coup de trois. Son label s’appelle Third Man, la compagnie de rembourrage qu’il gérait lorsqu’il était jeune s’appelait Third Man Upholstery, il porte trois micros à sa guitare, il est apparu à trois épisodes consécutifs de l’émission The Colbert Report… Puis, en 2005, il a déclaré que son nouveau nom était «Three Quid». Heureusement, ça n’a pas collé.

Son fétichisme du passé
Dès les débuts des White Stripes, White a affiché ses couleurs en écrivant délibérément ses chansons à coups d’expressions empruntées aux époques passées. Le hic est que la tendance s’est répandue et que White a perdu cette spécificité bien rapidement. Mais il s’entête, notamment en nommant son album solo Blunderbuss, ou «tromblon», un vieux modèle de fusil. L’une de ses guitares est ornée d’un vieux logo de compagnie datant de 1912, même si le modèle est récent.

Ses choix de collaborations
Après avoir réalisé des albums de grandes dames du country, comme Lorretta Lynn et Wanda Jackson, White aurait pu rendre service à l’humanité en donnant à la musique de Jack Johnson, Coldplay ou Bruno Mars des airs plus écoutables. Mais non, son choix suivant de collaboration était… Insane Clown Posse? WTF?

Jack White
2 octobre | L’Olympia
1004, Ste-Catherine E.
avec Pokey Lafarge & The South City Three
jackwhiteiii.com